BUDX Paris : la culture urbaine en long et en large
Le point commun entre Hamza, Laylow, Dinos ou encore Kiddy Smile ? Tous ont participé à la première édition du festival BUDX du 24 au 26 avril dernier. Après avoir fait le tour des métropoles mondiales, l’événement a posé ses valises dans la capitale pour trois jours de talks et des shows dédiés à la culture urbaine. Retour sur une première qui a marqué les esprits.
Riche en sorties musicales urbaines le mois d’avril aura été, pour l’heure, le point d’orgue de 2019 lorsqu’on parle de street culture et de son actualité, et ce n’est pas BUDX qui est venu ternir ce tableau. Véritable explorateur des cultures urbaines du monde, BUDX a en effet posé ses valises à Montreuil pour une série de talks et de masterclass inédites. Avec cet événement, BUDX a réussi son pari : mettre en lumière les créatifs de la street culture au sens large (musique, mode, danse,..), qu’ils soient émergents ou célèbres.
Aucun thème n’a été mis de côté. Les panels de discussions ont d’abord réuni des acteurs majeurs de la scène techno et rave de l’hexagone avec des intervenants comme Pedro Winter aka Busy P qui est revenu sur l’histoire du label mythique qu’est Ed Banger. Ou Encore Kiddy Smile, qui animait, lui, un talk sur le voguing. À la fois intimiste et ouvert à tous, les talks ont permis tout au long de l’événement de développer des idées intéressantes quant à l’avenir de la culture urbaine parisienne. Le lieu, décoré et aménagé pour l’occasion offrait également un regard sur des pièces d’art ou de mode, exposés durant trois jours.
Autre pan majeur de la culture urbaine, le hip-hop a également été mis à en avant. Dinos est revenu, le vendredi matin, sur l’élévation inexorable du hip-hop hexagonal. L’occasion pour l’artiste de louer une scène hip-hop au meilleur de sa forme et d’entrevoir le futur de ce qui est aujourd’hui la musique numéro 1 en France.
Le même jour, Fifou et Kim Chapiron, forts de leur dizaine d’années d’expérience dans la photographie et la création de cover d’albums de rap, sont revenus sur la connexion essentielle entre la musique et l’art visuel. De son côté, Laylow est intervenu en compagnie de Clara 3000 sur l’impact des sous cultures dans la mode.
Salif Lasource était également présent, notamment pour un show de danse mémorable, mais avant tout pour raconter son histoire : de la rue à la notoriété, et tout ça grâce à la culture urbaine. Un beau moment partagé avec le public présent, réceptif aux messages et aux réflexions. Autant de personnes qui ont pu profiter de BUDX Paris confortablement assis dans tous un tas de poufs, bière Budweiser à la main.
Mais ce n’est pas tout, après ces séances de talks, des ateliers avaient lieu sur les mêmes thématiques. Après plus de trois heures de réflexions et discussions, l’heure de la célébration est arrivée. Sur les coups de 20h30, le public a pu retrouver chaque soir des shows d’un panel d’artistes aussi varié que prestigieux. Si les scènes du mercredi et du jeudi faisaient la part belle aux DJs avec des sets enflammés de Sama, Kevin Saunderson ou encore Busy P.
C’est bien le vendredi que l’ambiance était la plus folle. Non content d’avoir réuni les acteurs de la scène rap francophone lors des masterclass, BUDX Paris les a aussi fait monter sur scène le temps d’une soirée. Laylow a donné le coup d’envoi d’une séries de shows que tous attendait, suivi par Dinos, puis d’un Hamza en feu avant de laisser Myth Syzer conclure un bal résolument street. Une programmation qui a fait mouche tant, on a pu voir les corps bouger dans l’enceinte de la Marbrerie.
Il faut aussi dire qu’ils étaient nombreux, les afficionados de la street culture made in France à avoir réserver leurs places pour profiter de ce premier BUDX Paris. Une première édition qui sonne comme une réussite prometteuse pour BUDX et son concept, qui espérons-le, reviendra en France très bientôt.