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INTERVIEW : Eddy de Pretto, Beau Parleur

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Posté par Mélodie Raymond - 6 décembre 2017

INTERVIEW : Eddy de Pretto, Beau Parleur

Eddy de Pretto, un ovni qui s’assume et qui aime dénoter. Pas seulement rappeur ou chanteur, il sera heureux de ne pas être catégorisé. D’autres ne pourront s’empêcher de le faire. Il est le pont entre la culture urbaine et un parcours plus classique. Un artiste dont les mots vous harponnent et vous hypnotisent. À écouter d’urgence.

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Tu as grandi à Créteil, cette ville dont tu parles dans le titre Beaulieue. Tu y décris l’amour que tu lui portes comme la violence qu’on y rencontre. « Oh beaulieue, il vaut mieux que je te quitte », l’as-tu finalement quittée ?
Oui je l’ai quittée, pour un besoin d’indépendance. C’est tout ce qui m’a construit avec ses bons et ses mauvais côtés. Je l’ai laissée derrière moi pour voler de mes propres ailes. Tout est rattaché à l’éducation que ma mère m’a donnée, à mon enfance et mon adolescence. Il y des choses assez marquées, assez lourdes. Ça représente bien une période de ma vie. Et puis j’ai eu à un moment très envie de connaître Paris parce qu’en tant que banlieusard, je sentais une frustration d’être proche de Paris mais de ne pas y être non plus. 

Quand as-tu commencé à écrire et qu’est-ce qui a fait naître l’importance que tu donnes au phrasé et aux mots ?
J’ai commencé à écrire hyper tard, vers 18, 19ans. C’est arrivé en dernier après la scène, le théâtre, le chant, la corporalité. Mais au début je chantais les mots des autres et c’est arrivé un peu par magie. J’avais des textes un peu en anglais à l’époque et je me suis dit : “Mais non. Je les chante mais ça ne me touche pas.” Je ne me sentais pas connecté aux mots et donc j’ai traduit un texte que j’avais gribouillé dans un anglais de base en me disant que ce serait beaucoup plus fort. Et c’est devenu la fête de trop. Je ne sais d’où l’écriture vient.

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Tu cites souvent Brel dans tes inspirations, Piaf, Dalida, Barbara mais aussi du hip hop. Quels sont les artistes rap que tu écoutes et que tu as écoutés ?
En ce moment j’écoute beaucoup le dernier album de XXXTentacion que je trouve dingue. J’ai beaucoup écouté Frank Ocean. Quand j’étais plus jeune c’était un peu comme une BO de film, j’entendais en bas de chez moi, à la maison de quartier du Booba, Rohff, Sinik, Diam’s, et quand je rentrais chez ma mère il y avait du Brel, du Piaf, du Nougaro à fond. Donc j’ai baigné dans ce mélange improbable.

On retrouve aussi beaucoup d’influences électroniques. Est-ce que des artistes comme James Blake font partie de tes inspirations ?
Énormément ! Bon Iver, James Blake… Ils me fascinent. Il va dans une déconstruction de bug de son un peu hybride. C’est un laboratoire, un peu comme Flavien Berger en France.

Aujourd’hui tu travailles avec les producteurs de Booba, comment la connexion s’est-elle faite ?
J’ai rencontré énormément de producteurs. Et je disais à mon label que je recherchais une certaine facilité de travail. Un environnement dans lequel je me sens à l’aise pour travailler avec des gens et à qui je peux confier ce que j’ai envie de dire et de faire. Et finalement ce sont eux avec qui la connexion s’est faite super facilement. Ils ont réussi à faire groover ce que j’avais à dire avec un son très moderne.

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Avec qui rêverais-tu de faire un feat…
Ce serait cool de faire revenir Diams.

Alors en parlant de feat. Tu as fait une reprise de Je suis pas fou de JUL. Pourquoi ? Que penses-tu du phénomène ?
C’est une chanson que j’ai découverte aux victoires de la musique. Je ne le connaissais pas bien et quand j’ai regardé sa prestation j’ai découvert quelqu’un de sincère, d’authentique. Et surtout je me suis renseigné sur son travail et j’ai vu qu’il sort deux albums par an, de 20 titres, bref qu’il est hyper productif. Et ça m’a impressionné. Pour moi c’est le cloclo d’aujourd’hui avec ce côté très populaire.

Sur cet EP de 4 titres, tu évoques des sujets comme la drogue, la fête, l’homosexualité, l’éducation, la virilité, les applis de rencontre, les réseaux sociaux. C’est à la fois très personnel et symptomatique d’une nouvelle génération. Ton but, c’est de faire évoluer certaines mentalités ?
Personnellement je me questionne dans mon travail. Tous ces thèmes abordés, sont des choses qui m’ont gênées, dérangées et où j’ai envie d’amener des éléments de réponse. Pour moi c’est ça aussi le travail, quand tu as une audience qu’elle soit petite ou grosse c’est d’amener à faire réfléchir. Peut-être que ces chansons vont faire se questionner des gens et faire évoluer certaines choses en toute modestie bien sûr.

Tu as fait du théâtre ce qui t’a donné l’amour de la scène. La première fois que tu as partagé ta musique, c’était où ?
C’était dans la MJC de mon quartier. J’étais tout frèle. Et je chantais “I Believe I can Fly” de R-Kelly, j’étais tellement stressé parce qu’il y avait beaucoup de rap et je n’étais pas du tout dans ces codes là. Et les groupes passaient les uns après les autres, c’était hyper cool tout le quartier était là. Et j’étais terrorisé à l’idée de monter sur le podium mais finalement j’y suis allé. Ça a été eux mon plus dur et mon premier public, après ma mère.

En parlant de Live, j’imagine que tu es en train de peaufiner ta performance live. Comment ça sera ?
J’y ai beaucoup pensé. En ce moment je tourne avec une batterie seulement et je lance les prod à l’iPhone. Je voulais un truc hyper minimaliste pour être le plus incisif possible le plus percutant, le plus direct, brut, sans fioriture. Je veux que les mots et le propos soit le plus incarné possible.

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Tu as l’air d’être fan du phénomène estonien Tommy Cash dont l’univers est très particulier. Est-ce que selon toi, être un artiste, c’est parler aux gens et ne ressembler à personne ?
En tout cas je pense qu’à notre époque plus tu surprendras, plus ce sera intéressant pour faire évoluer notre génération. Tommy Cash par exemple il peut énormément déranger et c’est intéressant de dénoter comme ça. Je pense particulièrement à Christine and the Queens qui a réussi à toucher des gens de pleins d’univers différents, avec son style de danse et une façon de se mouvoir un peu inédite. Comme quoi il ne faut pas avoir peur d’être différent.

Christine and The Queens a déclaré dans une interview qu’elle adorerait être une icône gay. Tu ne caches pas ton homosexualité mais est-ce que pour autant tu aimerais être une icône gay ?
C’est vrai je ne le cache pas mais je ne suis pas militant. Je n’ai pas envie d’être un porte drapeau. J’ai juste envie de raconter ma vie, ma réalité. Si on parle un peu plus simplement de l’homosexualité sans en faire des tonnes, je pense que ça peut aider à faire évoluer les mentalités : “Ah ouais il est gay mais on s’en bat les couilles”. Mais j’attends avec impatience le prochain présentateur télé qui me demandera : “Alors vous êtes gay ? Et moi de lui répondre : “Et vous vous êtes hétéro ?” Parce que franchement va-t-on demander à PNL s’ils sont hétéro ? 

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Côté sneakers, es-tu nostalgique des 90’s ?
Je porte des TN, des Asics, des Converses. Et oui pour la requin, je suis hyper nostalgique de ces années-là. Je me souviens j’avais le modèle couleur essence, qui changeait de couleur en fonction de la lumière et dans la cours tout le monde se moquait de moi. Mais je les adorais. Et je les ai revues sur un compte instagram très mode que je follow et il avait ces requins noires. Et ça m’a plu et du coup j’ai racheté une paire.

IG @eddydepretto
FB @eddydepretto
Kid – EP disponible sur Itunes

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La Fila Disruptor débarque version velvet

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Posté par Mélodie Raymond - 4 décembre 2017

La Fila Disruptor débarque version velvet

Les disruptors FILA sont devenues incontournables pour les amateurs de Dad Shoes et font donc carton plein cette année. Ainsi, la silhouette revient avec un shape en velours, la matière la plus tendance de l’hiver. La chaussure est dotée d’une tige bordeaux élégante, avec une semelle blanche et une semelle blanche et une outsole en gomme contrastante, tandis que la seconde se pare d’une tige rose pâle et nude avec la même semelle. Les deux chaussures suivent l’esthétique rétro 90’s.

Les deux coloris sont disponibles chez Courir au prix de 130 €.

 

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« New York Present », la silhouette adidas Originals x Daniel Arsham

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Posté par Mélodie Raymond - 4 décembre 2017

« New York Present », la silhouette adidas Originals x Daniel Arsham

Après avoir présenté l’été dernier la première partie du film « Hourglass » et la silhouette « New York Past », adidas Originals et l’artiste américain Daniel Arsham reviennent pour une nouvelle collaboration.

L’artiste basé à New York a choisi d’intervenir sur le modèle adidas New York et a puisé son inspiration dans l’archéologie. À travers sa silhouette, l’artiste pousse un processus de réflexion qui redéfinit adidas comme un symbole culturel durable. Dans un second chapitre de 16 minutes intitulé Hourglass Present, suite de Hourglass Past, l’artiste questionne sur la notion de temps et révèle des détails de son procédé créatif.

On découvre ainsi la sneaker qui se pare de matériaux choisis avec soin avec notamment un néoprène gris mat et une semelle BOOST. La chaussure est évidemment co-brandée sur les languettes adidas Originals et Daniel Arsham. Les New York PRESENT seront disponibles le 9 décembre tandis que le pré-lancement aura lieu au shop KITH Miami le 8 décembre.


Redécouvrez le premier volet…

Pour découvrir plus en détails le travail de Daniel Arsham, rendez-vous à la galerie Perrotin dans le 3ème arrondissement de Paris jusqu’au 23 décembre.