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Ibeyi, double combat

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Posté par Mélodie Raymond - 4 octobre 2017

Ibeyi, double combat

Après un premier album acclamé par la critique, les jumelles d’origine franco-cubaine adoubées par Beyonce, reviennent avec l’album ASH. Naomi et Lisa Kaindé Diaz qui forment Ibeyi prennent la parole sur un album lourd de sens aux multiples saveurs : tantôt soul ou hip-hop, tantôt jazzy ou électro-pop.

L’essence de votre art est le Yoruba. Pouvez-vous nous parler de cette langue ?
Lisa : C’est comme le latin. C’est une langue qui ne se parle pas vraiment. Les seuls qui la parlent à Cuba sont les prêtres Yoruba.  En revanche elle se parle encore au Bénin et au Nigeria. Comme les esclaves africains ont été déportés à Cuba, cette langue s’est transmise de façon orale. Aujourd’hui, elle se chante et elle fait partie intégrante de la culture cubaine. On écoutait déjà ces chants dans le ventre de notre mère.
Naomi : Quand on avait 14-15 ans, notre mère nous a emmenées dans une chorale de Yoruba. On y est allé un peu à reculons la première fois et on a adoré.

 

ibeyi

 

Vous êtes dans  « Limonade » de Beyonce qui prône le féminisme. Sur cet album, vous reprenez un discours de Michelle Obama, qui parle des femmes et de la misogynie de Donald Trump. Cet engagement vous tient-il à coeur ?
Lisa : On a toujours été engagée mais de manière passive. D’ailleurs la première chanson de l’album dit « I Carried This For Years ». On en parlait dans l’intimité et on a grandi avec des femmes fortes, indépendantes, bosseuses et magnifiques. Les artistes que l’on aime sont des femmes qui veulent changer les choses. Je pense qu’il était temps pour nous de devenir actives. On avait besoin d’entendre ces choses-là et de les dire.

Est-ce important, quand on est artiste et que notre parole a une portée, de pouvoir faire passer des messages engagés au public ?
Lisa : Bien sûr mais il faut être prêt. Il faut savoir ce qu’on veut dire. Ça ne sert à rien de se sentir obligé de le faire mais si on a des convictions qu’on a envie de partager, il faut le faire. On ne prêche pas, on ne se sent pas investi d’une mission mais on a envie de partager. D’ailleurs « Transmission », c’est l’envie de transmettre notre vision du monde. On avait envie aussi de se dire que, pendant une heure sur scène, les gens feraient ça avec nous, qu’on serait tous acteurs,  connecté et qu’on chanterait « We are deathless », « Away Away » et que ça serait vraiment beau. C’est ce qui nous a donné envie de faire cet album ainsi qu’une énergie électrique qui entoure ce qu’il se passe aujourd’hui.

 

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Dans « Transmission », pourquoi avoir fait appel à votre mère pour lire des écrits de Frida Kahlo ?
Lisa : Notre mère est l’une des femmes qui admire le plus Frida Kahlo, et elle nous a transmis cet amour-là. En plus, elle lui ressemble beaucoup. Frida est sur les murs de chez nous, on a lu sa biographie, son journal intime, on a vu ses expos, les films et les documentaires la concernant. Elle fait presque partie de la famille. C’est une femme forte et libre qui a transformé la douleur en beau. Quand on regarde une de ses peintures, c’est exactement le sentiment qu’on a envie que quelqu’un ait quand il écoute nos chansons. C’est-à-dire que ça te secoue, deux baffes dans la gueule, mais quelle beauté ! Puis tu finis un peu sonné… Et l’extrait de lecture que notre mère a choisi est juste extraordinaire : « À quoi servent mes pieds si j’ai des ailes pour voler »…

Vous avez aussi fait appel à Kamasi Washington et Meshell Ndegeocello…
Lisa : Oui elle aussi Meshell, quelle femme ! Chaque titre où on a invité quelqu’un, c’est vraiment les chansons qui ont décidé. « Deathless » avec Kamasi est une chanson qui parle des violences policières, et elle est liée à une expérience que j’ai eue avec la police. J’ai raconté ce fait à notre producteur et il m’a dit que je devrais écrire sur ça. J’avais l’impression que c’était illégitime et de mauvais goût d’écrire dessus quand d’autres se font violer. On était en plein dans l’affaire Théo, je ne pouvais pas croire que des choses comme cela arrivent. Et aux Etats-Unis, si tu es black avec une capuche, on pense rapidement que tu es armé, que tu es un brigand et qu’il faut t’abattre. Mais Naomi a dit quelque chose de très juste. Ce qu’il m’est arrivé est déjà quelque chose qui ne devrait arriver à personne. On n’a pas à en arriver au viol et au meurtre pour dénoncer ce qu’il ne va pas. C’est inhumain de traiter les gens comme ça.

 

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Une One Star Converse x Engineered Garments

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Posté par Mélodie Raymond - 3 octobre 2017

Une One Star Converse x Engineered Garments

Daiki Suzuki, DA et créateur de la marque Engineered Garments s’attaque à la One Star de Converse.

La collection One Star Converse x Engineered Garments sera disponible en quatre versions, le logo traditionnel de la One Star changeant en fonction du modèle. Se succèdent : le Star Chevron, Stars & Bars, ainsi que deux variations de l’étoile habituelle. Suzuki confère à chacun des styles une ère spécifique, toutes synonyme d’une de ses silhouettes Converse préférées. La collection sera également disponible en quatre coloris de cuir premium : olive, bleu marine, noir et blanc. Les sneakers, doublées de cuir, présentent un logo d’Engineered Garments illustré sur la doublure de la chaussure. Chaque paire est contenue dans un packaging premium signé Engineered Garments, et possèdent des lacets en coton Tonal.

La collection Converse One Star x Engineered Garments sera lancée le 4 octobre 2017, dans la boutique Nepenthes, à New York.

Elle sera également disponible le 5 octobre 2017 sur converse.com ainsi que chez Starcow, Sneakers.fr & Acte II, pour un prix conseillé de 100€.

 

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Nike présente la Air Force 1 en collaboration avec la NBA

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Air Force 1 NBA

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Posté par Mélodie Raymond - 3 octobre 2017

Nike présente la Air Force 1 en collaboration avec la NBA

Après la Chuck Taylor de Converse il y a seulement quelques jours, c’est au tour de la Air Force 1 Nike de célébrer son partenariat avec la ligue de basketball américaine, la NBA.

Quelle meilleure façon de célébrer son récent partenariat avec la NBA qu’une version spéciale de son emblématique Nike Air Force 1 Low. L’ultime sneaker emblématique de basket-ball à son époque est clairement devenue une icône culturelle. Dans le pack spécial Nike AF-1 Low NBA, le modèle se décline dans sept coloris. Le Swoosh démesuré vient donner un nouvel aspect à la chaussure initiale. Le branding vient quant à lui se placer sur l’integralité des laçets. Enfin un audacieux branding vient se placer sur la languette et sur le talon. Par ailleurs, le logo officiel Jerry West NBA s’affiche discrètement sur le talon. Le lancement mondial de la Nike Air Force 1 Low NBA aura lieu le 12 octobre online et chez certains détaillants au prix de 100 $.