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Panama Bende : sept poids, une mesure

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Posté par Mélodie Raymond - 24 novembre 2017

Panama Bende : sept poids, une mesure

Ils se coupent la parole sans arrêt quand ils ne terminent pas la phrase d’un autre. Ils ont l’énergie et le rire contagieux. Ils fêtent sans cesse le rap, leur amitié et depuis quelques mois, leur premier gros projet ADN. On a passé une après-midi entière avec les presque sept membres du Panama Bende (Aladin étant arrivé pour le shooting) et on s’est régalé.

 

ADN, votre premier projet, était très attendu, vous étiez numéro un du classement iTunes devant Shakira. Est-ce la consécration après six ans dans le rap game ?
ZEU :
En fait c’est que le début, c’est loin d’être une consécration. C’est plus une carte de visite. La consécration arrivera plus tard je pense. On est content de ce projet, on a mis du temps à le faire et le parcours a été semé d’embûches donc l’avoir sorti est une fierté personnelle.
ELYO : C’est plus un aboutissement ! C’est le premier projet carré dont on est vraiment fiers.

 

PLK - ASF

Pourquoi avoir nommé ce projet ADN ?
ELYO : On a plusieurs explications mais disons que le projet, c’est notre ADN musical. Nos entités réunies sont parfois dures à concilier et c’est assez magique la manière dont ça se fait mais quand on met nos sept forces ensembles, ça donne une couleur musicale très particulière qui est à peu près cet album là. C’est aussi un truc de fraternité, on est tous très soudés.
ASF : On avait un petit délire, il y a beaucoup de gens qui utilisent l’expression « le sang » et au bout d’un moment ça s’est transformé en ADN, c’est aussi le délire de dire « on est ensemble, on est des frères »

 

ORMAZ - ZEU

Quand on écoute cet album, on a le sentiment que vous avez galéré à vous faire entendre mais que maintenant plus rien ne vous arrête. Avez-vous plein d’autres projets en tête ?
ZEU : On a des milliers de projets ! On compte retourner en studio très vite pour un autre projet même si on compte faire vivre ADN pour un peu plus longtemps en sortant des clips etc. On a pas mal de concerts qui arrivent aussi. Et en solo, ASF et Elyo vont bosser un projet tous les deux. PLK sort son projet en septembre. Dans peu de temps des extraits vont sortir. Pareil pour Lesram, il va sortir un truc. Tout ça est imminent !

Justement le fait que vous fassiez tous des trucs en solo, ça vous aide à démultiplier votre communauté ?
ELYO : Je pense, même si ce sont des choses dont on ne peut pas vraiment se rendre compte. Après le fait que l’on soit des entités solo ainsi qu’un groupe aide certainement !

Ça vous apporte quoi d’avancer en crew alors que vous pourriez tous avoir
« une gloire personnelle » ?
ASF : Une gloire personnelle, on ne pourrait même pas en parler s’il n’y avait pas le groupe. Le groupe en gros, c’est… tu vois le corps humain, il y a la colonne vertébrale ? Et si il n’y a pas de colonne vertébrale, ça ne tient pas. Malgré les jambes, les mains, les pieds, la tête, Panama Bende, c’est la colonne vertébrale qui maintient tout le reste.
ELYO : Vivre la gloire seul c’est lourd mais c’est bien connu qu’un roi seul dans son château, il se fait chier !
ORMAZ : Nous à sept, on ne se fait pas chier, on fête !

LESRAM

Dans mon squad, vous dites « On se connait depuis petits, on fait que des sons ensemble. »
Quelle est l’histoire de votre rencontre ?
ORMAZ :Ca va bientôt faire dix ans qu’on se connait. Quand on s’est rencontré, ça s’est fait tout seul.
PLK : C’est vraiment des petites choses qui ont fait qu’on s’est rencontré ce jour là. Je me rappelle d’une petite anecdote, lorsqu’on est allé au Planète Rap avec 1995 pour leur album « Paris sud minute », on s’y est retrouvé avec Ormaz mais ce jour là, je ne devais pas venir et pourtant, la connexion est devenue solide !

PANAMABENDE2
ELYO: Cap: Timberland  Hoodie: Parifornie   Tee: Goat Gang   Down jacket: Columbia    Pants: Filippa K   Footwear: Vans Old Skool
ZEU: Jacket: Edwin  Tee: The Hood Lab   Pants: Carhartt  Footwear: Vans Skate Hi
ASF: Jeans: Stone Island  Jacket: Columbia  Footwear: Sebago
ORMAZ: Jacket: Stone Island  Hoodie: Converse   Pants: Vans   Footwear: Nike Vapormax
LESRAM: Jacket: Timberland  Pants: adidas Originals   Footwear: Emporio Armani
ALADIN: Down Jacket: Stone Island  Jeans:Edwin  Footwear: Stone Island
PLK: Jacket: Columbia  Jeans: Carhartt  Footwear: Nike Zoom Turf

Et la connexion avec 1995 comment s’est-elle faite ?
PLK :
Alpha One habitait dans le 14ème, on était du même quartier. On était dans le même collège aussi même si il était plus âgé que moi. Il y a une MJC dans ce quartier qui s’appelle le Cepije, il y a un petit studio pour ceux qui veulent enregistrer. Et comme Alpha y allait, Nekfeu a commencé à venir aussi et tout leur groupe 1995 s’est formé.
ZEU : Et la connexion s’est faite lorsqu’on était avec Ormaz et PLK dans l’MJC de Suresnes qui était la même que celle du 14. Le mec qui dirigeait ça nous a proposé de faire venir Alpha. On a tous rappé devant lui, il a kiffé, on s’est échangé nos contacts et il nous a invité à sa Grünt#15 et c’est là que tout a commencé. Et Ormaz, PLK et moi avons fondé la Confrérie.
ELYO : Et moi rien à voir, j’ai rencontré Nekfeu en vacances dans le sud. On s’était archi bien entendu alors que j’étais super jeune, j’avais genre 13 ans et lui 19. On s’est revu à Paris, j’ai beaucoup suivi ses projets, je le voyais un peu comme un grand frère.

Comment vous organisez-vous pour vos morceaux à sept ?
ELYO : Tu vois la manière dont on a pris les sapes là-haut ? ( ndlr : la présélection des fringues avant shooting était folklorique ) Bah c’est la même chose ! ( rires )
PLK : Imagine que les sapes, c’est la prod ! En fait dans notre désorganisation, on est très organisé. On reçoit une prod, si tu l’aimes tu poses dessus et si tu l’aimes pas, tu poses pas c’est au feeling.
ASF : Au final, il y a beaucoup de sons où on est tous dessus sur le projet car même si on a tous des univers un peu différents, on a un truc qui nous lie musicalement. Quand on reçoit une prod, on sait lorsque tout le monde va la kiffer ou quand il y en aura juste deux ou trois.

Lesram, tu fais partie de Panama Bende et des Tontons Flingueurs. Il n’y a aucune rivalité entre crews parisiens ?
LESRAM :
Non il n’y a aucune rivalité. Nos deux crews se connaissent et on a fait la même école puisqu’on faisait des opens mics ensemble etc. Tout se passe super bien !

Quelles sont les inspirations de chacun d’entre vous ?
ORMAZ :
Franchement on écoute vraiment de tout
PLK : Moi j’écoute à mort Jamiroquai !
ZEU : Moi je suis grave rap metal. Limp Bizkit par exemple. D’ailleurs, ça m’a fait dérivé sur la nouvelle scène des rappeurs New Yorkais comme Lil Pump, Ski Mask etc.
ASF : Sinon on est archi ouvert, c’est un peu bateau en 2017 de dire on écoute de tout mais si tu viens passer une soirée avec nous, on peut même écouter un morceau de jazz.

ALADIN_ELYO

Quels sont vos liens avec Parifornie ?
ZEU :
C’est la famille ! On est bêtes de potes et a on a des projets en cours avec eux dont on peut pas trop parler mais on peut quand même dire qu’on va faire des collabs de sapes !

Lequel d’entre vous est le plus mode ?
ZEU :
De celui qui s’habille le plus street au moins street, on est tous des fous de la sape ! Des marques comme Parifornie, True Vision c’est archi chaud, sinon Boyhood, Drone et même de la Haute couture. On porte des marques comme Supreme aussi mais ça commence à être un peu trop vu.

Vous aviez une date à Lille avec Princess Nokia. Votre plus gros live c’était quoi ?
ASF : Oui Princess Nokia c’est ultra chaud. Notre plus gros live, c’était La Cigale.
ELYO : C’était un gros pari, on n’était pas sur de pouvoir le faire. Ça a été laborieux. On devait sortir l’album avant La Cigale mais on n’a pas pu. On était archi en retard, on vendait pas beaucoup de places parce qu’on avait pas encore sorti grand chose, c’était une période creuse. Et au final, quelques temps avant, on a tout envoyé, on a sorti des clips etc et une demi heure avant le concert, la salle était complète.
ASF : On nous a souvent dit que La Cigale était une superbe salle de Paname car c’est grand mais tu es proche du public. Et on nous a aussi dit que notre public était super chaud. C’était le bordel de la première à la dernière seconde. Il y avait nos darons, tous nos potes, c’était une pure folie. C’était une date très symbolique.

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ELYO: Down jacket: Stone Island  Jacket: Carhartt  Pants: Nid de Guêpes Studio   Footwear: Asics Tiger Gel-Mai
ZEU: Jacket: Stone Island  Pants: Carhartt  Footwear: Vans Skate Hi
ASF: Beanie: Edwin  Jacket: Stone Island  Pull Over: Soulland   Jogging: adidas Originals  Footwear: Timberland
ORMAZ: Jacket: Timberland  Hoodie: Converse  Pants: Stone Island  Footwear: Nike Vapormax
LESRAM: Jersey: Nike PSG   Jogging: adidas Originals  Footwear: Nike Cortez
ALADIN: Tee: Edwin  Jeans: Edwin  Sneakers: Puma x Trapstar   Footwear: Gucci
PLK: Hoodie: Nid de Guêpes Studio  Jeans: Carhartt  Footwear: Asics Tiger Gel-Lyte III

Lequel ferait le plus de folies pour une paire de sneakers ?
PLK : Tous aussi ! La semaine dernière, j’ai claqué 500euros dans une paire de Balenciaga.
LESRAM : Moi juste avant la Cigale, j’ai regardé la paire d’Asics que j’avais aux pieds avec mon énorme trou, j’ai foncé m’acheter une paire de requin à quelques heures du concert !

Si vous deviez tous me citer une seule paire ?
ZEU : Les Nike Tailwind 96, elles sont dingues.
PLK : Les Reebok Classic pour ma part.
ASF : Une paire classique que je trouve très belle sur une meuf aussi, c’est la Air Force 1.
ELYO : Je dirais la Air Max 97 Blanche.
ORMAZ : Moi peu importe !
LESRAM : Et moi je suis très claquettes ! (rires)

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Future 18.1 Netfit : les crampons PUMA de la saison 2018 !

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Posté par Mélodie Raymond - 23 novembre 2017

Future 18.1 Netfit : les crampons PUMA de la saison 2018 !

Sera t-elle sur les terrains de la coupe du monde en 2018 ? Désormais disponible en édition limitée, la Puma Future 18.1 Netfit qui mixe confort et puissance ravira sans aucun doute les amateurs de foot.

Vous l’avez découverte lors du derby de Madrid, le 18 novembre 2017, portée par Antoine Griezmann en personne. La Future s’appuie sur la technologie adaptable de Puma Netfit, conçue au départ pour le running. À la clé : une chaussure à la fois offensive sur le plan esthétique, singulière dans son aspect, et une expérience de confort individuelle grâce à son système de laçage exclusif. Pour renforcer la sensation de confort globale de la chaussure, la tige Netfit fusionne avec la chaussette et les zones de frappe evoKNIT.

La base textile à mémoire de forme ainsi créée assure au porteur un confort instantané tout en garantissant que le pied est au plus proche du ballon à l’impact, pour un toucher incomparable. Le système de laçage exclusif ressemble à une texture nid d’abeille ce qui offre une expérience de confort individuelle, sans négliger l’esthétisme de la chaussure. La chaussette evoKNIT a également été développée et arbore une coupe plus dynamique et offensive que les modèles précédents. Non contraignante, elle permet une agilité sans limite grâce à ses coupes spécifiquement placées, tandis que le matériau en lui-même offre soutien et confort tout au long du match. La chaussure intègre également la semelle Rapidagility, fabriquée en Pebax. Elle intègre un mix de crampons coniques et à lames, conçus pour garantir les meilleurs résultats qui soient en termes de traction et de stabilité. Parfait pour les revirements rapides et les accélérations intenses.

Disponible exclusivement chez quelques revendeurs comme unisport, la gamme FUTURE sera commercialisée en 2018.

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AVNIER, l’avenir du streetwear ?

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Posté par Mélodie Raymond - 23 novembre 2017

AVNIER, l’avenir du streetwear ?

Lancée en 2014 sous la direction du rappeur français Orelsan et du designer suisse Sebastian Strappazzon, la marque AVNIER prend la direction d’un incontournable streetwear. Une récente collaboration avec Umbro, une esthétique à la fois 90’s et contemporaine, on a voulu en savoir plus.

Peut-on revenir sur le contexte dans lequel vous vous êtes rencontré ?
SEBASTIAN : À la base, j’avais une marque appelée Alias One qui était basée en Suisse. J’ai commencé à habiller Orel et il faut dire que j’étais fan. Au début, il y avait une certaine distance car on ne connaissait pas puis avec les années, comme je l’habillais, on s’est rencontré, on a commencé à s’apprécier jusqu’à devenir potes. Puis un jour, on s’est dit « viens on lance une marque ensemble » À la base, je voulais qu’on fasse une capsule Alias One x Orelsan puis c’est tombé à l’eau. Du coup notre marque s’est faite un peu comme ça.

 

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Qu’est-ce qu’Alias One est devenue ?
SEBASTIAN : On a arrêté mais… c’est un peu en stand-by, on va peut-être plus ou moins revenir sous une autre forme… Pour l’instant, c’est un peu tôt mais disons qu’on a mis ça de côté plus qu’on a arrêté. C’est donc une pause.

 

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Qu’est-ce que signifie Avnier, nous savons que c’est une contraction d’Avant Dernier mais pourquoi exactement ?
ORELSAN : C’est un truc tout con, lorsqu’on a eu l’idée avec Seb de faire cette marque, c’était l’avant dernier concert de ma tournée de 2012 il me semble. On se disait « Avant-dernier, ça sonne bien » la marque s’est appelée Avant-dernier environ deux jours (rires). Finalement, nous voulions un mot qui nous appartienne. J’aime bien les marques où il y a un mot qui n’existe sous aucune autre forme. Comme Mishka ou Circa donc nous avons créés Avnier. On a éffacé l’avant dernière lettre pour que ça puisse se lire un peu comme
« Avenir ».
SEBASTIAN : Ce n’est pas trop facile, quand les gens voient le logo, il y a une réflexion, c’est plus cérébral.

Sebastian, ta première vocation était donc d’être styliste ?
SEBASTIAN : Pas du tout, à la base je suis platrier peintre, un univers complètement autre ! J’étais frustré quand je me suis retrouvé dans les chantiers etc. J’ai toujours voulu créer ma marque. Du coup, j’ai créé Alias One et j’ai eu de la chance, ça a bien fonctionné en Suisse, ça m’a permis d’ouvrir une boutique et de rencontrer Orel. En tout cas, je n’ai aucune formation dans la mode, j’ai appris sur le tas en 1999, j’étais encore un gamin !

 

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En quoi tes origines Suisse transparaissent dans la marque ?
SEBASTIAN : En Suisse, je suis entouré d’écoles d’arts, de photos, de design… tous mes potes sortent soit de l’ECAL soit de la HEAD, ce sont des écoles internationales qui ont une certaine réputation dans le domaine. Du coup, je suis influencé par mes amis. Je n’ai pas suivi ces écoles, j’aurai voulu, mais indirectement ça m’inspire. C’est là où je découvre des choses, où je peux montrer mon boulot. Si ils valident, je suis content. Ce n’est pas la Suisse qui m’inspire, c’est plutôt ce qui s’y passe.
ORELSAN : C’est vrai que dans leur coin, il y a énormément d’art. Quand on y va, on a pratiquement un vernissage par soir. Même côté festival de musique, c’est dingue comme ça bouge. Et c’est un délire particulier, ils ont un côté « on a digéré la culture de la France et on se l’est approprié. » C’est super.

On a pas mal l’habitude de voir des rappeurs lancer des marques. Qu’est ce qui t’a donné envie Orelsan, de te lancer dans ce projet ?
ORELSAN : J’ai toujours eu envie. Petit, je faisais du basket et je créais des tees pour toute l’équipe. Je faisais les transferts au fer à repasser à l’époque. (rires) Et puis je pratiquais le roller et Seb du bmx. Ce sont des cultures où il y a des marques de micro-niche. Quand tu es fan de rap, c’est pareil, tu vas forcément t’intéresser aux fringues que les mecs portent. Sans avoir été dans la mode, je savais que Tupac avait un costard Versace ou un caleçon Versace pour la photo la plus connue. Ou que Biggie portait du Coogie, c’est tellement lié.

 

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Comment travaillez-vous sur vos collections ?
SEBASTIAN : je crois que nous n’avons pas vraiment de process. On fonctionne au coup de cœur, à la discussion. Bien sûr, il nous arrive de flasher sur une pièce en prenant des mesures et en se disant « Wahou, ce rendu ! ». Mais dans l’ensemble, on essaye surtout de faire des pièces intemporelles, qui pourront rester au placard et qu’on peut ressortir cinq après en se disant « ça marche encore » !

Pourquoi faites-vous tout produire au Portugal ?
SEBASTIAN : On voulait que ça soit proche de chez nous pour maitriser la chaine de confection de A à Z. Il y a aussi un véritable savoir-faire,et dans l’usine, nous fabriquons également les tissus etc. Puis on n’a pas envie de faire des trucs en Chine, même si il y a surement de très bonnes usines en Chine mais au moins, au Portugal, on sait qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. On n’est pas en train de sauver des gens mais on sait qu’en tout cas, on ne va pas les tuer !

On a le sentiment que les marques de rappeurs sont rarement aussi pointues que la vôtre. Et finalement Orelsan, tu t’es peu servi de ta notoriété pour promouvoir ta marque…
ORELSAN : Oui c’était le but, Avnier, ce n’est pas seulement moi, c’est Seb et moi. On voulait d’abord prouver que nous savions faire des fringues. D’ailleurs nous sommes implantés dans une quinzaine de magasins en France qui sont les meilleurs de chaque ville. On est à côté d’autres marques comme The North Face, Bleu de Paname, des marques qu’on kiffe. Trop bourriner la marque risquait de faire merchandising et de la décrédibiliser.

 

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Avnier transpire les années 90 et il y a un véritable revival des marques de ces années-là.
Qu’en pensez-vous ?
SEBASTIAN : C’est vrai que l’on s’inspire beaucoup de ça et nous voulions mêler ces vieux souvenirs à quelque chose d’actuel. Et puis on ne voulait pas s’habiller non plus comme des gamins. Du coup, il y a les codes de ces années-là, mais on essaye de faire quelque chose d’adulte en jonglant entre deux univers. Nos collections, on les dessine comme ça, en parlant de souvenirs.
ORELSAN : Et comme c’est notre troisième année, lorsque l’on a commencé, on a créé ce que nous avons toujours voulu avoir. Bien sûr on aime bien les marques comme FILA, Kappa, Ellesse mais on a aussi des influences de skate et bmx. Je pense à All Acess, Homecore ou des marques comme Senate, Medium, England et Little Devil qui est une marque de bmx. On a de la chance que les 90’s reviennent mais ce n’était pas calculé.

 

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Parlez-nous de votre collaboration avec Umbro.
SEBASTIAN : Il y a six pièces dont la veste. On a travaillé avec leurs équipes. On est trop content. Ça fait environ un an et demi qu’on bosse dessus. On a fait un tour dans leurs archives, puis nous nous sommes appropriés des pièces classiques de toutes les époques. L’idée c’était vraiment de passer Umbro à la moulinette Avnier. C’est une marque qui nous touche car on a tous des images de Noël Gallagher ou Damon Albarn qui portaient des gros trucs Umbro.
ORELSAN : Il y a un côté photo de classe de l’époque aussi. Tout le monde avec une pièce Umbro. (rires)

Orelsan, on t’a connu en tant qu’ambassadeur Reebok en 2012, aujourd’hui tu portes quoi ?
ORELSAN : En chaussures, j’essaye de ne pas porter les mêmes trucs que tout le monde. Là je porte une marque parisienne qui s’appelle Le Flow. Et comme j’en ai un peu eu ras le bol de cette folie sneakers qui dure depuis six ou sept ans, je porte des salomons, Et c’est Seb qui m’a initié aux salomons !
SEBASTIAN : C’est vrai qu’à force de me voir avec, il les a adoptées.
ORELSAN : Alors qu’à la base, je trouvais ça chelou. (rires)
SEBASTIAN : Avec Salomon, j’ai retrouvé le côté technique, confort et puis différent. J’aime les asics aussi, les trucs de trail en fait.

Pour mettre la main sur toute la collection AVNIER x Umbro, c’est par ici !

Article issu du SHOES UP 056 Winter Issue à paraître le 30 Novembre 2017.