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Kendrick Lamar & SZA dévoilent la B.O de Black Panther

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SZA-Kendrick-Lamar

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Posté par Mélodie Raymond - 5 janvier 2018

Kendrick Lamar & SZA dévoilent la B.O de Black Panther

Pour bien débuter l’année, le roi de Compton et SZA s’unissent sur un titre inédit qui n’est autre qu’un extrait de la bande originale du nouveau film Marvel Black Panther très attendu en 2018.

Kendrick Lamar produira la bande sonore

Si bien des rumeurs laissait sous-entendre que l’explosif Kendrick Lamar produirait la bande-sonore du film Black Panther, le premier extrait dévoilé semble bien confirmer le dires. En effet, le réalisateur, Ryan Coogler, a fait appel à Kendrick Lamar ainsi qu’à Anthony « Top Dawg » Tiffith, fondateur du label Top Dawg Entertainment. Interprété et produit par Lamar en personne, celui pour qui l’année 2017 aura été plus que prospère avec son album DAMN, invite la révélation R&B SZA, également saluée par la critique grâce à son projet Ctrl sorti l’été dernier. Après le titre Doves In The Wind où les deux artistes collaboraient, le morceau intitulé All the Stars au rythme lent, aux basses lourdes et sensuelles donne un avant-goût envoutant à la suite du projet.

Seconde collaboration avec Marvel, première grande implication

Bien que Kendrick Lamar avait déjà participé à la bande-originale d’un film Marvel au côté d’Alicia Keys pour The Amazing Spider-Man 2 sur le morceau It’s On Againc’est la première fois que le rappeur prend une si grande place dans la production d’une bande-originale. Il a d’ailleurs déclaré « Black Panther est génial, de son casting à ses réalisateurs. L’ampleur de ce film met en valeur un beau mariage d’art et de culture. Je suis honoré de pouvoir mettre à profit ma connaissance en production musicale et écriture aux côtés de Ryan et des studios Marvel. »

Le film Black Panther sortira le 14 février prochain. Si vous avez raté la bande-annonce, on vous laisse jeter un coup d’oeil ici.

 

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Niska, soldat de la street

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NISKA

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Posté par Floriane Raux - 4 janvier 2018

Niska, soldat de la street

Ce n’est plus un secret, son album Commando cartonne, remporte haut la main un triple disque de platine et son titre Réseaux comptabilise 180 millions de vues sur YouTube. Aujourd’hui, Niska dévoile le clip de Tuba Life avec le Duc du rap Booba. L’occasion de redécouvrir notre shooting et notre entretien avec le charo le plus adoubé des français. 

 

TEXTE – STYLE – PHOTO : SHOES UP team
niska

Comment ressens-tu ton évolution de Zifukoro à Commando ?
Je me sens bien, je me sens confiant et assez épanoui. J’ai gagné en maturité, la direction artistique du projet a changé. J’ai vraiment voulu me lâcher sur cet album, j’ai fait tout ce dont j’avais envie, tout ce que j’aime sans trop réfléchir.

On a le sentiment qu’en élargissant ton horizon musical, en faisant des sons joyeux, dansants, avec des touches d’humour, tu as réussi à toucher un plus large public. Est-ce que finalement ton but était de faire de la musique accessible ?
Non justement à la base pas du tout. C’était pour les pures charos, les premières personnes qui m’ont vraiment écouté. C’était quelque chose de street mais au final, l’album a réussi à m’ouvrir des portes et c’est pas plus mal !

Pourquoi avoir appelé cet album Commando d’ailleurs ?
Je l’ai appelé Commando par rapport à l’état d’esprit dans lequel a été réalisé cet album. J’étais en guerre contre moi même à ce moment là, il fallait prendre les bonnes décisions, il y a beaucoup de choses qu’il fallait changer au niveau de l’équipe, et même au niveau de la stratégie, ça a duré un an. Et pour illustrer le thème, je trouvais que le mot
Commando m’allait bien.

niska
SUNGLASSES: Moncler Eyewear      BEANIE: Dickies      HOODIE: Napapijri      OUTERWEAR: Napapijri      PANTS: Napapijri      FOOTWEAR: Nike Air Force 1 ‘17 Duckboot Ibex

 

Finalement aujourd’hui tu as 23ans, cela signifie que tu as commencé très jeune. Comment vit-on le succès et parfois la critique quand on est encore en pleine construction de soi ?
Au début c’est pas facile, il faut apprendre à accepter la critique et savoir se relever après des échecs. Quand j’étais plus jeune, c’était encore plus compliqué car je partais au quart de tour, j’étais beaucoup plus sensible. Mais en grandissant, on apprend de ses erreurs pour pouvoir mieux faire.

Tu as fait des études ainsi qu’une formation d’éducateur spécialisé pendant un an et demi. Pourquoi t’être dirigé dans cette branche à la base ?
Après avoir eu mon bac, je n’avais pas vraiment d’idées. J’ai perdu un an à la fac mais c’est une année qui m’a permis de réfléchir à ce que je voulais vraiment. Et finalement éducateur spécialisé me paraissait être un bon choix. Apprendre, aider, entendre les histoires des uns et des autres, tout le côté social, c’était super enrichissant.

 

niska

 

Ta réaction après avoir vu Neymar s’ambiancer sur tes sons ?
J’étais choqué et bien évidemment flatté. À peine arrivé en France, Neymar s’éclate sur un de mes sons, moi qui suis un grand fan de foot, c’est clairement pas rien !

Peux-tu nous parler de ta relation avec Booba ? Il te soutient beaucoup.
Booba, on s’est rencontré sur le tournage d’un clip de mon premier album, on a échangé durant ce premier projet. On s’est revu de nombreuses fois, on a même fait une tournée ensemble aux Antilles. On est souvent en contact, je le respecte beaucoup et je l’ai tellement écouté quand j’étais jeune que je peux dire qu’il fait partie de mes inspirations.

Tes premières inspirations c’était quoi d’ailleurs ?
Énormément de rap français, Booba, Rohff, Sinik, Sefyu, tous les artistes avec lesquels j’ai grandi.

 

niska

 

On t’a aperçu récemment sur ton Instagram avec Diplo de Major Lazer. Dis-nous en plus !
On s’est rencontré via les maisons de disque et on a travaillé un morceau. Diplo kiffait le titre Réseaux et était intéressé pour une collaboration. Sachant que son travail me parle beaucoup aussi, on s’est lancé mais je suis encore en train de bosser dessus.

Est-ce que c’est le featuring que tu attendais pour pouvoir accéder à une renommée internationale ? Tu as souvent évoqué en interview le fait de vouloir travailler avec des gens comme Dj Khaled ou David Guetta.
Ce n’est pas forcément ce que j’attendais mais évidemment que ça me fait plaisir que ça se fasse. C’est pas négligeable, Major Lazer aujourd’hui, c’est quelque chose de gros et c’est un challenge pour moi. Il faut trouver un juste milieu entre nos univers. Je suis pressé de voir le résultat !

Il y a dans ta musique beaucoup de sonorités africaines. C’est quelque chose qui t’inspire profondément ?
C’est quelque chose d’inné, c’est même pas vraiment calculé. J’ai grandi dans cette culture et je le retranscris malgré moi. Après bien sûr quand je cherche un côté plus dansant, je vais me tourner vers l’Afro Trap.

 

niska
OUTERWEAR: Columbia       PANTS: NikeLab       FOOTWEAR: Nike Air Force 1

 

Qu’est-ce qu’on écoutait dans ta famille ?
Beaucoup de Ndombolo, de Rumba, Coupé-décalé, toutes ces musiques issues d’Afrique.

Ton père était musicien, que faisait-il ?
De la rumba, il a beaucoup voyagé avec son groupe et même si on est rarement entrés dans les détails, je suppose que si ça lui a permis de voyager autant, c’est qu’il a eu du succès !

 

niska

 

À quand un concert en République du Congo ?
J’espère pouvoir faire ce concert dans le courant 2018. Je vais tout faire pour motiver l’équipe car c’est vrai que c’est quelque chose qui me tient à cœur. Et si le concert ne peut pas se faire cette année, je prendrai quand même l’initiative d’aller voir ce qu’il se passe sur place, je n’y suis jamais allé et la majorité de ma famille est là bas.

Tes derniers coups de cœur mode ?
La Uptempo de Nike, je l’ai en trois couleurs ! Sinon je suis très Air Force 1, Air Max et Huarache !

 

niska
BEANIE: Dickies       JACKET: Carhartt       TEE: Nike       WATCH: Rolex       PANTS: Starcow (En vente chez Starcow Paris exclusivement)       FOOTWEAR: FilippaK

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L’after party d’Orelsan

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Posté par Mélodie Raymond - 22 décembre 2017

L’after party d’Orelsan

La fête est finie. Après six ans d’attente, son nouvel album est sur toutes les lèvres. À 35 ans, le rappeur de Caen offre un chef d’œuvre d’autodérision des plus personnels. Le moment était bien choisi pour un after avec un artiste touche à tout accompli, un Orelsan au sommet.

TEXTE – STYLE – PHOTO : SHOES UP team
MUA : Odile Jimenez
Orelsan

J’ai lu que tu as déclaré que tu n’étais pas devenu vraiment un « San »  (ce qui veut dire monsieur en japonais) mais finalement c’est quoi la définition d’un San selon toi ?
Je dirais qu’il y a une forme d’apaisement, en fait en japonais, il y a trois étapes « San », « Sensei », « Sama ». Sama, c’est carrément un rang au dessus et Sensei, c’est quand tu es passé maître dans un art. Par exemple, les mangakas, ils les appellent Sensei. Et donc « San » c’est juste monsieur. Je sais pas pourquoi j’ai dit que j’étais pas vraiment un San, je me sens un peu San, pas Sensei et pas encore Sama. Pour moi la définition, c’est quand tu sais à peu près où tu en es dans ta vie, où tu veux aller et où t’es plus ou moins prêt à passer le stade de l’adolescence. Au point où t’es au tiers de ta vie !

orelsan
PANTS: Napapijri          SOCKS: Uniqlo          FOOTWEAR: Y-3

Pourquoi avoir débuté avec Basique ?
Je trouvais que ça reflétait bien musicalement l’album, le côté un peu 140 bpm, grosse basse, flow aéré, pas énormément de débit. Et on trouvait ça intéressant de revenir en disant : « bon faut qu’on revoit les bases » ça sonne comme un début. Je trouvais ça plus pertinent que de revenir avec San par exemple, où je revenais en trentenaire pommé, c’était trop personnel. Je voulais un truc large qui représente le mieux ma démarche sur l’album.

Le titre de ton album La fête est finie est interprété de mille et une façons, quel message mets-tu derrière ces mots ?
C’est justement parce que ça peut être interprété de mille et une façons. Le titre d’un album, c’est toujours compliqué. L’album s’appelait San dans ma tête pendant longtemps. Puis j’ai aimé le double sens de La fête est finie, le premier sens, c’est que je n’avais vraiment plus envie de faire la fête et le second sens, c’est « je me prends en main et vous allez voir ce que vous allez voir ». En plus, le premier album c’est Perdu d’avance, c’est déjà une expression toute faite où tu peux mettre plusieurs sens. « Perdu d’avance parce que c’est mort » ou « Perdu d’avance donc je peux kiffer et faire n’importe quoi ». Le Chant des Sirènes n’a pas vraiment de double sens mais c’était un album qui parlait des tentations et qui est aussi une expression toute faite.

D’ailleurs, le titre La fête est finie  semble être la suite de Soirée ratée, comme si tu avais gagné en responsabilité et que c’est comme une note à toi-même.
Oui c’est ça, exactement ! Soirée ratée  c’est typiquement le genre de truc dans mon premier album où je subissais beaucoup. La fête est finie t’es plus au début de la fête mais tu kiffes pas trop. C’est plus la conclusion parce qu’après avoir écouté  Soirée ratée tu n’en tires aucune conclusion ! (rires) C’est vraiment t’es dans la soirée, il y avait moins de recul !

orelsan
CAP: Umbro x Avnier          JACKET: Napapijri          CREWNECK: Napapijri          

En quoi ton approche de la construction d’un album a t-elle changée ? Il y a une évolution incontestable dans ta musique de Perdu d’avance sorti en 2009 jusqu’au second Le Chant des Sirènes puis ce troisième.
Je pense que j’ai plus de recul, je maîtrise mieux la manière dont les gens prennent les choses. Et musicalement et en termes de flow, je voulais plus un truc qui m’appartient. Premier album, c’était « un track, un style », Par exemple Pour le Pire est une chanson un peu en mode Supertramp rigolo, Changement, c’était une instru très rap basique, Soirée ratée c’était la chanson un peu électro Ed Banger influence Uffy, tu vois ce que je veux dire ? (rires) et donc sur le nouvel album, je mélange tout ça avec ce que j’ai appris depuis. J’ai moins de mal à jeter des morceaux aussi, je suis plus libre, j’ai plus confiance. Et je maîtrise mieux ma voix aussi, sur Perdu d’avance j’ai une seule façon de rapper, là j’ai plus un panel large.

Ton album a déjà établi des records. Disque d’or en moins de 72 heures, tu t’attendais à un tel engouement ?
Pas du tout, double surprise car je ne m’attendais pas à ce que Basique prenne autant et l’album c’est pareil. On s’en rend pas compte en fait parce qu’on est dedans. Par exemple, le clip Basique : un plan séquence avec 350 figurants, ça fait genre plus de quatre mois donc on l’a digéré. Et je suis pas du tout un mec des chiffres mais Skread me fait un peu réalisé tout ça. C’est quand j’ai vu un média titrer « Quand t’es disque d’or en 3 jours », je me suis dit « Ah ouais, quand même. »

orelsan
PANTS: Olow          SOCKS: Uniqlo          FOOTWEAR: Paraboot Michael

Il y a une question que tout le monde se pose : Marion Maréchal Le Pen te suivait-elle vraiment sur Twitter ?
Merde, j’ai pas mon téléphone pour te montrer ma capture d’écran ! Il y a un vrai mystère car j’ai l’impression, attention je veux pas de polémique, mais je pense que c’était un compte qui se faisait passer pour le compte officiel mais je me demande si c’était pas l’officiel car ça en avait vraiment l’air. Depuis il y a une mention précisée « ceci n’est pas un compte officiel » mais il y a eu une magouille ! En tout cas, ce qui est vrai, c’est qu’un jour j’ai halluciné en recevant cette notification !

Comment vont se passer les fêtes de fin d’année après avoir sorti un son comme
Défaite de famille ?
C’est clair ! Ecoute je crois que ça va bien se passer. J’attends la prochaine vraie cousinade avec toute la famille. Je sais qu’ils vont rien dire parce qu’ils ont de l’humour et c’était un truc classique de film français que je pense que tout le monde a intégré. Mais je pense quand même que ça va être que des allusions à ça en mode « Alors ? Je fais ça ? » avec un fond de sarcasme… (rires)

orelsan
PANTS: Y-3          SOCKS: Uniqlo          FOOTWEAR: adidas Consortium Twinstrike A//D

Est-ce que Bonne meuf et Tout va bien sont des titres réponse à la polémique de Sale pute ? Il y a un côté féministe dans ces titres, notamment quand tu fais référence au harcèlement de rue ou à une femme battue.
Bah ouais il y a grave quelque chose de féministe. Je ne dirais pas que c’est une réponse car je n’y ai pas pensé, en tout cas sur Bonne meuf à aucun moment. Mais tu vois avec la série Bloqué, on a aussi fait un sketch qui décrit bien le féminisme même si on joue des personnages de connards, on essaye de faire en sorte que ça ne soit pas niaiseux mais ça personne n’en parle. On me ressort toujours le titre Sale pute alors que cette chanson est juste drôle, je suis pas un mec mauvais.

orelsan
CAP: Avnier          PULL OVER: Olow          SHIRT: Hast Paris          

C’est donc une bonne chose que ça puisse être interprété comme tel ?
Bah carrément. Le couplet de Tout va bien, j’y ai certainement un peu pensé mais limite ça me fait chier parce que je n’ai pas besoin de répondre alors que j’ai raison. Mais t’as bien résumé le truc.

Tu as invité les sœurs Ibeyi qui ont un côté très féministe. Comment en êtes-vous venus à collaborer ?
Oui, c’est vrai qu’elles le sont. Il y a même un sample de Michelle Obama sur leur album ! On s’est rencontré dans une émission France Inter et depuis on est pote ! Je kiffe à mort ce qu’elles font, elles ont un peu les mêmes sensibilités qu’on trouve sur mon album : un peu d’électro avec une touche de world music, des harmos avec un côté rythmique lente. C’est la musique que j’aime.

Orelsan

Pourquoi avoir fait référence à Christophe Mae et Keen V sur ton feat avec Maître Gims ?
Il y a plein de gens qui ont pris ça pour un clash mais pas du tout. Je les ai choisi car ils font de la musique qui est inspirée des musiques du monde, il ne font pas de la chanson française quoi. Et du coup t’en as un qui est inspiré du reggae et plein d’autres choses puis l’autre qui s’inspire de la musique de la Nouvelle Orléans. Et ces artistes sont super populaires en France donc c’était une manière de dire « Arrêtez de faire des clichés sur quelle communauté doit écouter quelle musique ». J’ai écrit l’album pendant les élections où il y a eu une grosse remontée du racisme et je ne comprends même pas le concept du racisme, ça n’existe pas pour moi !

orelsan
CAP: Carhartt          HOODIE: Avnier