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« New York Present », la silhouette adidas Originals x Daniel Arsham

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footwear

Posté par Mélodie Raymond - 4 décembre 2017

« New York Present », la silhouette adidas Originals x Daniel Arsham

Après avoir présenté l’été dernier la première partie du film « Hourglass » et la silhouette « New York Past », adidas Originals et l’artiste américain Daniel Arsham reviennent pour une nouvelle collaboration.

L’artiste basé à New York a choisi d’intervenir sur le modèle adidas New York et a puisé son inspiration dans l’archéologie. À travers sa silhouette, l’artiste pousse un processus de réflexion qui redéfinit adidas comme un symbole culturel durable. Dans un second chapitre de 16 minutes intitulé Hourglass Present, suite de Hourglass Past, l’artiste questionne sur la notion de temps et révèle des détails de son procédé créatif.

On découvre ainsi la sneaker qui se pare de matériaux choisis avec soin avec notamment un néoprène gris mat et une semelle BOOST. La chaussure est évidemment co-brandée sur les languettes adidas Originals et Daniel Arsham. Les New York PRESENT seront disponibles le 9 décembre tandis que le pré-lancement aura lieu au shop KITH Miami le 8 décembre.


Redécouvrez le premier volet…

Pour découvrir plus en détails le travail de Daniel Arsham, rendez-vous à la galerie Perrotin dans le 3ème arrondissement de Paris jusqu’au 23 décembre.

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Report SHOES UP 056 Release party

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magazine

Posté par Floriane Raux - 1 décembre 2017

Report SHOES UP 056 Release party

Lourde ambiance pour le lancement officiel du numéro 056 de SHOES UP ! Vous avez mit le feu, vous avez même bravé une averse de neige pour être là et nous n’en attendions pas moins de vous ! Un grand merci à tous d’être venus Turn Up avec nous, que ce soit sur le live du MC de Seattle Aaron Cohen ou encore sur celui de la tueuse Paigey Cakey directement arrivée de l’East London.

Si vous n’y étiez pas, on vous laisse découvrir en images ce que vous avez manqué. On vous donne aussi rendez-vous ici si vous n’avez pas pu pécho votre magazine.

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INTERVIEW : Cokney, Vandalisme et Alpinisme

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COKNEY

graffiti

Posté par Mélodie Raymond - 1 décembre 2017

INTERVIEW : Cokney, Vandalisme et Alpinisme

À l’automne 2016, nous rencontrions l’artiste parisien Fabrice Yencko, alias Cokney, à la terrasse du café Léopard dans le 11ème arrondissement à Paris. Ce dernier présentera son exposition Les conquérants de l’inutile du 2 décembre 2017 au 6 janvier 2018 à la galerie Rabouan-Moussion au coeur de la capitale. À travers un parcours initiatique, l’exposition retrace la fin d’une épopée souterraine jusqu’à l’exutoire du sommet des montagnes. L’artiste met ainsi en relation Vandalisme et Alpinisme. Marqueur dans une main, café expresso dans l’autre, il nous a parlé graffiti, dessin, photographie et tatouage. Autant de médiums qu’il entend relier dans une seule et même démarche artistique.

COKNEY

Text: Riff Raff
Artiste emblématique de la scène Graffiti des années 2000 en France, Fabrice Yencko a depuis évolué à travers le dessin et le tatouage et touche aussi à la photographie même s’il ne se considère pas comme photographe. «Je fais de la photo car que ce soit le Graffiti ou le tatouage, ce sont des éléments éphémères. Je ne les ramène pas chez moi comme un dessin ou une peinture. J’ai donc été amené à faire de la photo pour garder une trace.»

COKNEY

Avoir cette démarche artistique générale lui permet de raconter une seule et même histoire. Il essaie d’avoir une approche différente du Graffiti et de le transmettre sous un angle plus contemporain. C’est ce qu’il a voulu transmettre à travers l’exposition Guerre du Nord à laquelle il a participé au Palais de Tokyo en 2014, via son livre Chiaroscuro qu’il a co-écrit avec son ami Hugo Vitrani, ou encore lors de l’exposition de groupe Retiens La Nuit à laquelle il a participé récemment à la galerie Rabouan-Moussion à Paris.

COKNEY

« J’ai exposé des gravures que j’avais récupéré dans mon dossier de police (Cokney a été condamné pour « dégradations » et est toujours sous contrôle judiciaire. Ndlr.) et les ai mises en relation avec une peinture que j’ai faite. J’avais récupéré des films verts en plastique du métro de la RATP, du PVC adhésif, et j’ai peint en rapport avec ça. Que ce soit les peintures ou les éléments du dossier, les deux sont si éloignés visuellement de l’univers du Graffiti que tu ne peux pas faire le lien directement. »

COKNEY

Désormais, le tatouage est son activité principale et Fabrice Yencko essaie de l’’appréhender de la même manière qu’il le faisait avec le Graffiti. Il cite notamment à titre d’exemple le tatoueur américain Scott Campbell dont il trouve l’approche intéressante, lui qui fait du tatouage, mais pas que.

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Aujourd’hui, il a son propre salon Hand In Glove à Paris. Ce qui l’a mené au tatouage, c’est le milieu ancré dans la culture Skinhead Antifa dans lequel il a évolué de ses 16 à ses 23 ans. « Je dessinais pas mal de flyers pour des concerts de punk et pour un magazine qui s’appelait Baricata. La culture skinhead est assez proche du tattoo esthétiquement, avec, par exemple, les toiles d’araignées. Les gens se sont mis à me demander de leur dessiner leurs futurs tatouages. On venait me voir et on me disait : « Dis, tu veux pas me faire un dessin d’hirondelle, je vais aller me foire tatouer. » Puis au bout d’un moment on m’a posé la question: «Pourquoi tu ne tatoues pas ? », un mec m’a filé du matos correct et j’ai commencé à tatouer. Mon premier tatouage, c’était une rose avec écrit « Maman » en dessous. Du coup, je me suis retrouvé avec ces gens issus de cette scène qui n’avaient pas trop de tunes et qui voulaient se faire tatouer. Ça été un bon moyen pour moi de me faire un nom.»

Cokney

Fabrice Yencko planche également sur des publications « sans trop de prétention », pour éditer des photos qu’il aime bien autour d’un même fil conducteur. C’est ce qu’il a fait avec SEPSIS édité par les Red Lebanese. «Un fanzine de photos d’un voyage en Bolivie qui a failli très mal tourner pour ma copine. Dedans, il y a des paysages hyper paisibles que j’ai mis en relation avec des trucs d’hôpitaux, des scans de boîtes de médicaments : des trucs trash qui permettent d’avoir une double lecture. Tu vois une seringue au milieu d’un paysage de montagne, c’est déconcertant.»

COKNEY

À cause de son contrôle judiciaire, il n’a pas le droit de quitter le territoire français. Ne plus pouvoir faire de Graffiti lui a permis de découvrir un peu l’hexagone car jusqu’à présent, il avait surtout voyagé à l’étranger. «Je me suis mis à faire de l’alpinisme en haute montagne. D’ailleurs je le mets vachement en relation avec le Graffiti car il y a beaucoup de similitudes, entre eux. Ça m’a permis de trouver une autre façon d’avoir de l’adrénaline dans un autre environnement où peu de gens vont. Physiquement, ce sont un peu les mêmes sensations. Que ce soit dans le graff ou l’alpinisme, il y a ce même « égo » qui est en jeu. Les mecs veulent être les premiers à grimper en haut d’un sommet… C’est pareil dans le graffiti, ils veulent être les premiers à faire le métro du Caire ou autre. Dans ces deux disciplines tu peux autant être solo que en groupe. Par exemple Azyle est un mec hyper solitaire mais il va aussi faire des trucs en groupe avec VLZ. Il y a un autre point de ressemblance aussi : les vêtements. C’est assez drôle car les graffeurs, comme des alpinistes, portent des sacs à dos techniques, ont souvent une veste The North Face et de grosse sneakers… Et les alpinistes font des photos quand ils arrivent à destination, tout comme les graffeurs devant la rame d’un train…»

COKNEY

IG : @cokney