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SHOES UP x adidas présentent : Sopico, l’hyperactif

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Posté par Mélodie Raymond - 20 décembre 2017

SHOES UP x adidas présentent : Sopico, l’hyperactif

À l’occasion de la sortie de la Prophere adidas Originals, on s’est entretenu avec le rappeur du 18ème arrondissement de Paris. Sopico, Sofiane de son vrai prénom, s’accorde à dévoiler sa large palette de couleurs. Depuis MOJO en 2016, l’artiste de 23 ans a su convaincre son public de se laisser emporter dans son univers qui mêle aussi bien la guitare acoustique, le rap, l’écriture, le cinéma que la mode. Avec un EP dévoilé en décembre, un clip pour son projet annoncé le 26 janvier ou encore des pièces de vêtements en préparation : rencontre avec un rêveur prolifique à suivre de près.

TEXTE – STYLE – PHOTO : SHOES UP team
Sopico
JACKET: adidas Originals          PANTS: Y-3          FOOTWEAR: adidas Originals Prophere

 

Tu as grandi avec pour fond sonore, la gratte de ton père et de tes oncles jouant de la musique traditionnelle kabyle et orientale. Est-ce eux qui t’ont appris à la manier ou es-tu autodidacte ?
On va dire que j’ai eu envie de jouer de la guitare un peu grâce à eux mais en réalité j’ai appris de mon côté. Je n’ai pas appris de morceaux orientaux ni de musique traditionnelle kabyle bien que j’en connaisse quelques-uns maintenant. Quand j’ai commencé la guitare, j’étais surtout intéressé par les grands guitaristes donc j’ai appris des morceaux de Led Zeppelin car je kiffais Jimmy Page, des morceaux de Nirvana, Metallica, ACDC, tous ces groupes où il y a des guitares héros en fait. C’est comme ça que j’ai appris à jouer de la guitare. Je n’ai pas de formation technique en musique. J’ai appris avec ce qu’on appelle des tablatures et au fur et à mesure, je me suis perfectionné. J’ai surtout appris avec les groupes de rock et un peu de blues et de soul.

As-tu commencé à composer assez rapidement ?
Mes premières compos, j’ai dû les faire à mes 14 ans. Je jouais à l’époque avec des potes, on faisait des espèces de bœufs. On avait formé un petit groupe qui n’est pas allé bien loin. On avait un genre assez fusion où on mêlait le rock, la soul et le reggae. À l’époque j’étais guitariste, deuxième voix. Je n’avais pas forcément la volonté de me mettre vraiment en avant mais c’est là que la guitare a commencé concrètement.

Est-ce que tu as fait des études ?
J’ai fait un bac L, ensuite j’ai pris un an avec du temps pour moi où j’ai voyagé, où j’ai passé pas mal de temps à Paris. Ensuite je me suis inscris dans une école de cinéma où j’ai fait deux ans au lieu de trois. Je n’ai pas passé mon diplôme, j’ai simplement pris ce que j’avais à prendre. J’ai toujours eu une grosse sensibilité avec l’image, je suis un gros cinéphile et j’ai toujours eu envie de voir ce qu’il se passait derrière la caméra. Du coup, j’ai plus appris le côté technique que théorique. J’ai fait pas mal de cadrage, assistant cam etc.

Étais-tu intéressé par le côté écriture-scénario aussi ?
Oui complètement, mais ce n’était pas ma formation. J’ai toujours été intéressé par l’écriture sous toutes ses formes. J’ai pas mal pitché à l’époque où j’étais à l’école, j’avais plein de petites idées sans pour avoir de gros scénario mais aujourd’hui si j’ai l’occasion de les sortir et de les faire vivre, pourquoi pas.

 

 

Tu pourrais te lancer dans un court-métrage par exemple ?
Des courts-métrages, j’en ai fait trois quand j’étais à l’école. C’est une très belle expérience. Il y en a un sans doute qui sortira dans dix ans. On a gardé le truc en se disant « pourquoi pas le sortir lorsqu’on sera un peu plus vieux. » donc on verra ce que ça donne dans quelques années. Aujourd’hui je t’avoue que je suis moins intéressé par le court-métrage alors que par contre, le dessin-animé, c’est quelque chose qui m’attire. Je suis très fan des mangas et en ce moment je réfléchis beaucoup à un éventuel projet d’animation.

Tu dessines ?
Tout à fait ! Donc je prépare quelque chose qui arrivera quand ça arrivera, quand je serais prêt.

Évidemment, tu cites souvent le 18ème arrondissement comme étant le berceau du rap vers lequel tu t’es tourné. Avant que les uns et les autres percent et se mettent à enregistrer sérieusement, vous aviez des endroits dans le quartier où vous faisiez des opens mics par exemple ?
Dans le quartier, il n’y a pas eu énormément d’évènements type open-mics, concerts, toutes ces choses-là donc forcément, on a créé notre bulle. C’est un peu l’endroit où j’ai fait mes armes. J’étais voisin de Georgio, voisin d’Hugo TSR et il y avait une vraie souche 18ème dans le rap. Il y a énormément de rappeurs dans le quartier. Je pense à Versus notamment, ce sont mes potes et ce sont eux qui m’ont introduit au rap, qui m’ont fait écrire mon premier texte. On se retrouvait tous dans un endroit qui s’appelle Le Parking. Bon comme ça, ça ne vend pas trop de rêve, mais c’était une sorte de grand jardin participatif où les gens du quartier faisaient des évènements. Nous on était la bande de jeunes qui squattait dans ce jardin. Pendant environ un ou deux ans, on s’est retrouvé là-bas et on rappait. C’était un bon incubateur. Dès que Georgio a commencé à se mettre en avant, on s’est déplacé avec lui et des Opens Mics, on en a fait beaucoup, c’était une bonne expérience.

 

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Tu as évolué dans l’écurie du Dojoklan et de la 75ème session. Comment cela a débuté ?
75ème session, c’est un label mais c’est aussi un collectif qui regroupe beaucoup de personnes de tous univers. Pour moi ça a commencé avec le 32e John Doe. C’est une série de vidéos qu’ils ont commencé en 2011 et qui s’est terminée en 2015. Ils m’ont contacté pour faire un freestyle et c’est comme ça que je me suis familiarisé avec tous les acteurs de ce groupe. On a fini par devenir des amis, des collègues et on a bossé tous nos projets en partageant nos avis. J’ai fait mon premier projet MOJO avec Sheldon qu’il a entièrement produit et c’était vraiment le début de notre association avec la 75ème session. Aujourd’hui ça continue et on a un projet dans les starting-blocks qu’on va sortir toujours dans la même écurie.

Ton nouveau projet d’ailleurs sort le 26 janvier. Peut-on s’attendre à retrouver de l’acoustique ? Cette pâte qui t’appartient et qui t’a valu presque deux millions de vues avec le morceau Le hasard ou la chance dans ton Colors Berlin.
C’est une chose qu’on va retrouver avec parcimonie, car j’adore faire ça. J’aimerais bien pouvoir développer une bulle autour de l’acoustique en même temps que je développe des projets qui sont beaucoup plus rap et beaucoup plus électroniques. On va dire que je ne coupe pas le truc à la hache. Je suis allé à la croisée des mondes avec ce projet qui sortira en janvier. J’ai essayé de remettre un peu la guitare en avant aussi bien sur un titre guitare/voix que sur des morceaux plus rap, sur les trois quarts des morceaux il y a la présence de la guitare. J’ai sorti une série qui s’appelle Unplugged, la première vidéo est sortie le 1er décembre et une vidéo sortira tous les premiers du mois jusqu’au mois de juin. J’interprète des morceaux inédits ou des réadaptations en acoustique dans des lieux différents. Je n’aurais aucun problème à en faire une compilation 7 titres d’ailleurs.

 

Sopico

 

Pour la première fois, tu as entièrement produit ton nouveau projet. Comment ça s’est passé ?
C’était un réel plaisir de pouvoir faire ça. Le fait d’avoir bossé avec beaucoup de producteurs talentueux comme Sheldon, comme Diabi, comme A Little Rooster, ça m’a beaucoup formé donc quand j’ai commencé à faire les premiers titres de YË, j’ai demandé à ces gars-là de poser leurs oreilles sur des trucs et ils m’ont donné beaucoup de forces. Ils m’ont dit de rien lâcher et j’y suis allé, j’ai fait 14 morceaux et maintenant je me considère aussi comme un producteur donc j’ai envie de mettre ça en avant.

Aimerais-tu le faire pour d’autres personnes aussi ?
Bien-sûr. C’est aussi en préparation, ça a poussé certaines personnes à me demander des productions donc je suis en train d’y réfléchir, et je vais sans doute produire pour d’autres. Avec le prochain projet, peut-être que des artistes voudront avoir un peu de mes couleurs sur leurs morceaux !

 

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Ton rapport à l’écriture est poussé et tu as même dit un jour que le rap était ta littérature. Y a-t-il des bouquins qui ont beaucoup inspiré ton écriture et des rappeurs qui t’ont particulièrement donné envie de le faire ?
Il y a sans doute énormément de bouquins qui m’ont inspiré indirectement. Tout ce que je vais pouvoir lire et tout ce que je vais pouvoir faire passer dans le prisme de mon esprit, ça m’a influencé. J’adore Werber par exemple, je suis très fan de ses bouquins. Je ne sais pas dans quelle mesure je pourrais faire un storytelling sur les fourmis (rires) mais ça m’influence. Après pour te citer des artistes, je dirais que j’ai été transcendé par D’Angelo, des groupes comme Nirvana, un rappeur comme Booba avec la grande carrière qu’il a, des groupes comme Outkast ou des rappeurs comme Flynt qui me parle beaucoup. Sinon le groupe Fugees, c’est un groupe qui a formé une énorme matrice dans ma tête, quand Lauryn Hill fait un concert seul avec sa guitare, de manière ultra minimaliste, c’est une grosse piste de travail pour moi.

 

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Pourrais-tu faire des covers ?
J’aime faire des covers pour moi, je n’aime pas forcément en faire pour les autres. J’adore le travail des autres mais je trouve qu’ils le font très bien eux-mêmes. Si je devais faire une cover, sans doute que ce serait un son d’OutKast ou de N.E.R.D mais je ne le ferais probablement jamais. Pour la petite anecdote, il y a un an et demi, on m’a proposé de faire la Nouvelle Star et c’était une conversation téléphonique assez drôle. Ça ne m’intéresse pas de faire ce genre de truc et forcément quand je parlais avec la directrice de casting, je me suis retrouvé dans une position où elle me disait « ce sera des reprises » et où moi je lui répondais que ce ne serait carrément pas possible. Je me vois mal massacré des morceaux d’un artiste qu’il a déjà très bien interprété.

Tu me disais être un grand cinéphile. Ton top 3, ce serait quoi ?
J’ai eu une période où j’ai énormément mangé de films et j’admire beaucoup de réalisateurs et cinéastes. Si je devais donner un top 3, je dirais Une nuit en Enfer de Tarantino, Old Boy de Chan-Wook et Akira. J’aime beaucoup Nikita et Léon aussi.

Et en saga ?
J’adore Star Wars, Kill Bill !

 

Sopico

 

D’ailleurs, tu sortais en 2016 plusieurs clips censés faire partie d’une trilogie avec pour thème l’exode. Il y a d’abord eu « Parisien » puis « Mouvement » mais je n’ai jamais trouvé le troisième volet qui devait être un prologue. Est-ce normal ?
Oui, cette trilogie n’a jamais aboutie à vrai dire ! Il y a eu un troisième morceau qui s’appelle Kevin Garnett qu’on a clippé. Et pour être complètement honnête avec toi, on a tourné le clip, j’étais assez content du résultat mais malheureusement à cette époque là, j’ai arrêté de fumer et du coup j’ai grave pris du poids donc mon apparence au moment du clip et celle d’après n’avait plus rien à voir. Je trouvais que ça ne me ressemblait plus et qu’il y avait une sorte de distorsion donc j’ai décidé de ne pas le sortir ! Peut-être qu’il sortira dans dix ans si je prends un peu de poids ! (rires)

Pour ton EP trois titres introductifs appelé Episode 1, tu ouvres avec un extrait du dessin animé Akira que tu viens de me citer. Tu as souvent fait des références à Dragon Ball Z dans tes textes aussi. Es-tu sensible au rap d’Orelsan, cet autre très grand fan de manga ?
Bien-sûr ! Les différents projets qu’il a pu sortir ces dernières années, je trouvais ça très intéressant, j’aime beaucoup ce qu’il peut faire de la musique, des flows et du propos. Il y a un truc chez lui très intelligible, je retrouve chez lui des références qui me parlent énormément. Son dernier album fait partie des meilleures choses que j’ai pu écouter ces derniers temps. Grand big up à lui !

 

Sopico

 

YË, c’est le titre de ton album, qu’est-ce que ça signifie ? Est-ce que ce 14 titres est vraiment un album d’ailleurs ?
Pour moi ce n’est pas un album, c’est un projet long. C’est une manière de développer des thèmes et des idées qui me tiennent à cœur et de balayer mes inspirations musicales de manière beaucoup plus large. YË, ça a plein de signification. L’onomatopée Yeah, c’est quelque chose que je dis énormément dans mes textes pour ponctuer comme des virgules. Je n’ai pas compté le nombre de fois où je le dis mais il faudrait que je le fasse ! C’est parti de ce truc là très instinctif et ce projet l’est. Ça représente bien ce côté impulsion, énergie, détermination. Sinon en kabyle, Yë veut dire la mère. Sans faire de philosophie, c’est un peu mon projet mère depuis MOJO qui était un projet gratuit, assumé mais en même temps plein d’incertitudes alors qu’aujourd’hui je me sens beaucoup plus à l’aise. Du coup, je suis en train de bosser sur un second quatorze titres et il y aura sans doute un épisode 2 qui sortira avant le prochain projet de 14 titres. Je développe beaucoup les choses comme ça, je les mets dans des bulles.

Parle-nous des feats. L’un est avec Sheldon, l’autre avec Népal.
Le feat avec Sheldon, c’était évident qu’il fallait le faire. Le premier qu’on a fait sur MOJO est je pense un de mes préférés. D’ailleurs lui-même est en train de préparer un projet incroyable. Le morceau qu’on a fait est particulier, j’ai hâte que les gens l’écoutent et puissent se faire un avis. J’ai eu envie de faire un pas vers lui car c’est un excellent producteur et un excellent rappeur. Népal, c’est pareil c’est quelqu’un que j’apprécie énormément, qui m’a beaucoup motivé à faire de la musique. Il a livré des projets super chauds ces dernières années et dans la même veine, on a fait un truc original sur lequel les gens ne nous attendent pas. J’ai tendance à adorer les feats sur mes projets car généralement, quand je sors un feat, c’est que j’adore l’artiste avec qui je le fais.

Côté mode, tu as narré la vidéo de Walk In Paris avec un très beau texte. Qu’est ce qui t’a motivé à le faire ?
Je l’ai narré et je l’ai écrit aussi. Ils voulaient prendre des gens qui les représentaient, les faire marcher dans Paris. Pas de différence d’âge, ni de milieu social, ça va du très jeune au très âgé, du très hype au très street. J’ai rencontré les réals avant d’écrire le texte, j’ai voulu prendre du temps pour bien comprendre la direction qu’ils voulaient prendre. Avec Walk In Paris, on se connaît depuis le début, on a une évolution parallèle. Quand j’ai commencé le rap, ils commençaient leur marque. Ils n’avaient pas de crédit à être une marque de vêtement tout comme je n’avais pas de crédit à être un artiste. On se soutient vraiment, je n’ai pas un rapport de sponsor ou de publicité avec eux, je les porte car j’aime les vêtements et parce que j’aime les mecs qui ont lancé le projet. C’est très important ce côté humain et c’est ce qui dirige le côté créatif. S’ils font des belles pièces, c’est parce qu’ils ont un rapport fort aux autres et à leur public. Ils sont très à l’écoute.

 

 

Y a-t-il d’autres marques dans la même veine que tu soutiens ?
Je soutiens beaucoup Drone. C’est un autre style, c’est un peu plus haute couture on va dire. C’est une bande de potes qui ont été longtemps à Saint-Ouen qui avait leur atelier là-bas. Ils font des pièces très originales, complètement futuristes. Ça m’intéresse énormément, je suis très inspiré par la mode. Une autre marque que je peux te citer qui vient de Paris Nord, c’est North Hill. C’est une marque assez haut de gamme sans être inaccessible, qui font des vêtements de qualité, du textile français et qui font des assemblages en France et en ce moment je suis en train de bosser avec eux sur du textile.

Tu m’as devancé, j’allais te demander si ça te plairait de designer avec une marque ou d’avoir ta propre marque ?
Je suis en plein dedans, je suis en train de développer des pièces avec mes inspirations et ce que j’estime être intéressant, entre le merch et la marque de vêtements. Ce ne deviendra peut-être pas tout de suite une marque mais je vais commencer par des capsules de pièces qui me ressemblent. Il n’y aura pas beaucoup de stock car c’est un projet qui risque d’être couteux vu la qualité du vêtement que l’on souhaite faire. On a déjà mis en route la fabrication de deux pièces, ça arrivera bientôt.

Côté sneakers, on t’a vu avec des NMD XR1 blanches, des Reebok Classic Leather, des Air Max 95. Quelle paire te tient à cœur en ce moment ?
En ce moment, je suis très focus sur Reebok Classic. Déjà parce qu’on travaille ensemble sans parler de manière très précise, on discute beaucoup. La Classic Leather est indémodable, j’adore cette paire. Je suis de plus en plus fan de la Club aussi. Sinon j’aime beaucoup NikeLab, dans les nouvelles créations adidas aussi, il y a des choses incroyables ! J’aime bien la NMD justement. J’aime les chaussures particulières et les vêtements techniques. Je n’aime pas trop les vêtements casual, j’ai envie d’exprimer ma folie à travers le stylisme donc j’ai ce réflexe de trouver des trucs originaux, que peu de personnes ont. J’essaye de porter des couleurs, des belles matières. J’aime beaucoup Helly Hansen, j’ai des vêtements de station pétrolière que les gens ne portent pas habituellement mais que je trouve ultra stylés. Dans le monde de la mode, je garde les yeux bien ouverts et j’observe tout ce qu’il peut se passer

Que penses-tu de la Prophere, la dernière nouveauté adidas Originals ?
C’est une très belle paire, je la trouve stylée. Elle est un peu futuriste et elle a cet aspect vêtement technique… Je la placerais entre la basket de running et la chaussure hype. Il y a un truc vraiment intéressant. En ce moment l’ère de la mode est très à la fusion, elle mélange le sport, la haute couture, le casual et le retro et c’est très bien. Ça fait du mouvement !

Le shooting complet de Sopico sera à retrouver dans SHOES UP 057 ! Stay Tuned…

 

Sopico

 

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Joey Bada$$ nommé directeur créatif de PONY

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Posté par Mélodie Raymond - 19 décembre 2017

Joey Bada$$ nommé directeur créatif de PONY

Joey Bada$$, ambassadeur d’une campagne de la marque de sneaker New-Yorkaise PONY, passe aujourd’hui un cap dans son partenariat et devient directeur créatif.

Quand deux produits de New York se rencontrent

En effet, en août 2017, le kid de Brooklyn était devenue la star de campagne de la marque et avait également collaboré sur une version de la silhouette “Topstar” de PONY. C’est maintenant en tant que directeur créatif que Joey Bada$$ lance sa première collection capsule de quatre pièces. C’est ainsi que l’on retrouve différentes couleurs et différents design qui porteront le nom de Pro Era. Rappelons bien évidemment que Pro Era n’est autre que le nom du collectif/label dont Joey Bada$$ est membre. Pour annoncer cette nouvelle, le rappeur déclarait sur facebook “PONY is a Product of New York. I’m a Product of New York. It’s a match made in heaven” (“PONY est un produit de New York. Je suis un produit de New York. C’est un match parfait fabriqué au paradis”)

Cette collection construite en daim premium «Pro Era», sera disponible le lundi 18 décembre 2017 dans les coloris suivants: rouge, vert et jaune sur le site Urban Outfitters au prix de $ 75 USD. Le dernier modèle sera disponible en février. Et pour retrouver l’interview et la cover de Joey Bada$$ par SHOES UP, rendez-vous ici…

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Murphy aura-t-il sa peau ?

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Posté par Mélodie Raymond - 18 décembre 2017

Murphy aura-t-il sa peau ?

« Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. » On a tenté un shooting avec Angèle mais La loi de Murphy, son single, a eu raison de nous. Révélation de la pop électro et repérée grâce à son compte Instagram, la belge de 21 ans oscille entre humour et chant. Depuis, la petite sœur de Roméo Elvis foule les scènes en première partie de Damso et Ibeyi.

TEXTE – STYLE – PHOTO : SHOES UP team
MUA : Odile Jimenez
angele
HAT: Walk in Paris         BUMBAG: Eastpak         TRACKSUIT: Walk in Paris         SOCKS: Walk in Paris         FOOTWEAR: Asics Tiger Gel-Quantum 360 Shift

Tu as étudié la musique ?
J’ai d’abord étudié le piano classique de mes 5 à 18 ans, ensuite j’ai fait une école de jazz au piano pendant 1 an et demi. J’ai interrompu la deuxième année car je n’avais pas encore réalisé que je voulais être chanteuse et pas pianiste. Ça ne m’amusait plus, je n’avais plus les profs qui me passionnaient donc c’est le moment où j’ai commencé les concerts et où j’ai vraiment commencé le projet au final.

J’ai lu que tu t’es forgée dans différents piano-bars, puis tu as accompagné ton père sur scène. À quel moment t’es-tu dit que tu voulais vraiment bosser pour toi ?
C’était il y a environ deux ans, j’accompagnais mon père en tant que claviériste sur scène. C’était hyper amusant et très enrichissant car ça m’a appris à être sur scène. Mais ça restait de l’accompagnement et puis c’était mon père donc j’avais envie de m’émanciper. Une amie qui avait été ma baby-sitter m’a dit que mes vidéos Instagram étaient trop bien et qu’il fallait que je me lance, donc elle m’a organisé des concerts un mois plus tard avec quatre dates alors que je n’avais que deux chansons à ce moment là. Du coup, j’en ai écrites plein et c’est un peu comme ça que ça a commencé.

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Tu fais parti de ces artistes 2.0 qui ont commencé à se faire connaître sur Instagram. Comment t-y es tu prise pour faire grimper ta popularité sur les réseaux sociaux ?
Déjà ce qui est drôle, c’est que quand je me suis inscrite, j’avais une sorte de haine contre les réseaux sociaux car comme je suis un peu influençable, j’avais peur de me faire bouffer et de complexer de pas être assez stylée… C’est pour ça que j’avais besoin de faire du second degré. Et ça a pris assez vite tout seul même si mon frère était déjà connu, personne ne savait que j’étais sa sœur. Et les premiers concerts, c’était que des gens via Facebook ou Instagram. Je n’avais pas grand chose mais les gens ont vite compris qu’il y avait de la chanson, du piano et de l’humour, du coup ils venaient ! J’étais super contente de me créer cette communauté car il y encore un mois, c’était mon seul moyen d’exister en tant qu’artiste quelque part.

angele
OUTERWEAR: Tara Jarmon          CREWNECK: Converse          PANTS: Galeries Lafayette          FOOTWEAR: Converse One Star

La Loi de Murphy, c’est ton premier single, c’est léger, dansant, et finalement c’est un morceau qui rassemble car beaucoup s’identifient à ce genre de journée de merde. D’où est parti l’idée d’en faire une chanson ?
La première fois où j’ai rencontré Veence Hanao, on devait aller boire un café et il m’est arrivé que des merdes. Je suis arrivée les cheveux trempés à cause de la pluie, il y avait des déviations donc j’ai du marcher, un monsieur faisait pipi sur la route, il y avait des travaux que j’ai dû contourner : une journée apocalyptique. Je lui ai raconté tout ça, il était mort de rire. On a commencé à bosser ensemble et il m’a demandé de lui envoyer un mail avec tout ce qui m’agaçait et je m’en suis donnée à cœur joie, je lui ai fait une liste de cinq pages et ensuite on s’est retrouvé avec Matthew Irons, qui est chanteur, et on s’est régalé à l’écrire tous les trois.

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Ton premier projet, ce sera quoi ?
Ce sera un album en 2018, je me suis dit que j’avais très envie de clipper le maximum de single, j’avais des idées assez fortes pour chaque chanson. J’ai envie d’avoir l’objet, j’ai envie de défendre plus que cinq chansons, j’ai voulu mettre la barre un peu plus haute donc je bosse dessus !

Est ce que tu vas rester dans ce style électro pop ou ce sera quelque chose de très éclectique ?
Ça reste dans cet esprit un peu électro pop, un petit peu urbain mais je ne me la joue pas non plus rappeuse. Principalement en français au final mais l’anglais sera présent et permet des mélodies plus chantées, donc les deux ne sont pas incompatibles.

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PULL: Galeries Lafayette          PANTS: Dickies          SOCKS: Happy Socks          FOOTWEAR: Fila Disruptor S Low

Tu ne rappes jamais ?
Non car ce serait super hypocrite. Même si Roméo est mon frère et que je bosse avec Damso, ou que je connais JeanJass et Caba, mes inspirations ne sont pas particulièrement rap même si j’aime le hip-hop et qu’ils mettent la barre très haute niveau texte. Mais chacun son truc ! On a déjà rigolé avec Roméo en imaginant faire un duo où il commence à chanter du R’n’B et où moi, je fais un rap tout pété. (rires) Mais non, non. Le rap c’est pas pour moi !

Tu as bossé avec ton frère sur le titre J’ai vu. L’inviteras-tu à ton tour sur ton premier album ?
C’est une idée mais je peux pas révéler ce qu’il y aura sur mon album et si c’est pas sur celui-ci, ça arrivera sur un autre car avec Roméo, il y a un truc très symbolique et on a fait ça naturellement. Au début, il m’a dit « je veux faire un truc avec toi mais je veux attendre que tu aies ta propre identité » ce qui est très intelligent et attentionné de sa part. Et les retours qu’on a eus et qu’on a encore sont vraiment cool. Il y a une histoire très touchante autour de ça et on a envie de continuer.

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Ça fait quoi d’entendre un public chanter en cœur avec toi sur la scène de l’Olympia venu voir Damso ?
C’est drôle, ça fait stade de foot. Et c’est génial parce que c’est une chanson qui marche bien avec le public. Bon ça ne marche pas à chaque fois, j’ai eu des concerts avec que des vieux qui tendaient l’oreille ! Mais ce qui est drôle avec Damso, c’est qu’ils sont tellement fans, tellement chauds que c’est génial. Et même si je sens parfois des regards un peu dubitatifs, ce sont ces regards là qui finissent par chanter ! Au final c’est cohérent alors que ce n’était pas gagné d’avance.

Et comment on se sent lorsqu’on est validée par MC Solaar ?
Ça défonce. C’était bizarre car on le connaît depuis longtemps car c’était un ami de notre père mais la dernière fois que je l’ai vu, j’avais 11 ans. D’ailleurs dans les bureaux de Skyrock, il m’a dit qu’il se souvenait de moi en train de chanter La fouine « Il a pris 20 piges, piges, piges » dans sa voiture. Trop cool quoi. Je l’ai énormément écouté, je l’écoute encore seule, en famille, avec mon mec, c’est un grand et c’est intemporel.

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