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Swing : prêt à vous envouter en solo

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Posté par Mélodie Raymond - 12 mars 2018

Swing : prêt à vous envouter en solo

Membre du groupe l’Or du Commun qui œuvre depuis maintenant six ans, le belge Swing dévoilait le 19 janvier son premier EP solo Marabout. Avec un flow groovy rafraîchissant, l’artiste s’affirme et confirme que la scène hip-hop belge a encore plus d’un MC dans son sac.

TEXTE, STYLE, PHOTOS SHOES UP Team     STYLE Opie Wood & Lola Clabots
shooting-SWING
Overall Van Assche   Tee Polar Skate Co.   Socks Uniqlo   Sneakers HUF

Finalement on connaît pas mal l’histoire de l’Or du Commun mais peu celle des entités qui en font partie. Quel est ton parcours personnel ?
Je viens de Soignies, c’est une petite ville à environ 30 minutes de Bruxelles. C’est là que j’ai grandi, que j’ai été à l’école. J’allais souvent à Bruxelles car j’ai toute ma famille là-bas, mon père est bruxellois. Vers mes 17 ans, j’ai commencé à écrire des textes avec mon cousin Félix, Félé Flingue, ancien membre de l’Or du Commun et puis j’ai commencé des études à Bruxelles. J’ai rencontré des gens qui étaient dans le milieu aussi donc vers mes 18 ans, j’ai commencé à m’y remettre au lieu d’aller en cours. Je passais plutôt mes journées dans ce qu’on appelle des foyers culturels. C’était une salle mise à disposition des étudiants à l’université. Puis toujours avec mon cousin, on a rencontré les deux autres du groupe, Loxley et Primero, avec lesquels on a fondé l’Or du Commun en 2012. On a sorti L’Origine en 2013, puis L’Odyssée en 2015 et Zeppelin en 2017. Maintenant je sors Marabout, mon premier projet solo.

Juste par curiosité, tu faisais des études dans quel domaine ?
Alors j’ai entrepris des études de biologie juste dans le but de faire des études. J’aimais bien les sciences et j’avais une forte pression familiale, surtout du côté de ma mère. Pour elle, c’était inconcevable que je ne fasse pas d’études.Je n’étais pas très doué mais j’ai réussi à aller en seconde année mais de l’autre côté j’avais vraiment envie de faire de la musique. J’ai trouvé une passerelle entre les deux en faisant des études qui duraient trois ans en biomédical ce qui grosso modo revient à travailler dans des laboratoires. J’ai finalement été diplômé il y a un an et demi et je me suis empressé de ne pas utiliser ce diplôme et de me consacrer à la musique. (rires)

Et tes parents le vivent bien ?
Comme la transition s’est bien faite, c’est bien passé. Ils commencent à lâcher du lest car les choses avancent petit à petit et que je suis heureux. Même si je dis que je l’ai fait pour mes parents, je crois que je l’ai aussi fait pour moi car c’est toujours bénéfique de clôturer un cycle sur une victoire.

Est-ce que l’Or du Commun a souffert d’un manque de reconnaissance ou de notoriété ? Vous faites partie des groupes qui comptent pas mal d’années d’existence et vous avez enfin dépassé le million de vues sur YouTube avec le titre Appollo.
Nous gardons tous les trois à l’esprit qu’on a eu beaucoup de chance. On a très vite eu des retours très positifs sur ce qu’on faisait donc dès notre première petite vidéo freestyle, on a direct eu des opportunités. Avec le regard que j’ai maintenant, effectivement, je me dis que ce n’était pas d’énormes opportunités mais sur le moment, c’était quand même des choses qui nous ont poussés à continuer. On a eu des petits moments de flottement parce que nous avions tous nos vies, nos études etc donc nous n’avons pas été très prolifiques. Quand on a cerné qu’il y avait de l’attente, nous nous sommes vraiment lancés dedans. Et il faut se dire qu’en commençant le rap à Bruxelles, on partait du principe qu’on faisait ça comme un hobbie. On n’avait pas d’exemple à part Stromae qui est parti du rap mais ce n’est pas un exemple de réussite en tant que rappeur car son univers est finalement devenu autre. Nous, on partait avec des attentes minimes car on trouvait ça logique que ça n’explose pas car finalement, en Belgique, personne n’explose.

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Et aujourd’hui, ça explose. C’est d’ailleurs vous qui avez encouragé Roméo Elvis à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Toi qui bosses énormément avec lui, qui es souvent son backeur et qui apparais dans ses clips, que penses-tu de son évolution ?
Disons qu’à Bruxelles, on avait une petite notoriété quand on a sorti notre premier projet et quand on l’a rencontré, on l’emmenait un peu partout avec nous. Il venait avec nous aux concerts, il faisait ses morceaux. Il faisait presque partie du groupe sauf que nous avions compris qu’il avait un truc propre à lui et c’est pour ça qu’il n’est jamais réellement entré dans le groupe en tant que membre. Ce n’est pas qu’on ne voulait pas, c’est que quelque part, on savait que c’était inutile et qu’il avait beaucoup mieux à faire seul. Et le fait que ça se passe exactement comme on le pensait, c’est hyper chouette, ça donne beaucoup d’espoir.

Le 19 janvier sortait ton premier EP solo Marabout. Avec l’expérience que tu t’es forgé en groupe, ressentais-tu le besoin de sortir un projet plus personnel, sans concession aucune ?
Il y a un peu de ça et j’avais envie d’apprendre de nouvelles choses. J’avais l’impression de stagner personnellement dans ma maîtrise du rap, de l’écriture. Le groupe, c’est une chose très positive pour commencer surtout mais faire un projet solo, c’est quelque chose de très différent au niveau des choix que tu prends, au niveau de la manière dont tu l’assumes et au niveau du travail du personnage. J’avais juste envie de faire de nouvelles choses et je pense que la proximité de Roméo a joué. Il écoutait mes maquettes et il m’a beaucoup poussé, il m’a donné beaucoup de confiance en moi.

On suppose que ça ne veut pas dire que c’est terminé avec l’Or du Commun.
Ah pas du tout !

Préparez-vous un album ?
Oui pour cette année. C’est encore un peu tôt pour en parler mais disons que l’on travaille toujours avec Vax1, le même beatmaker lyonnais qui a bossé sur Zeppelin.

Pour le moment, tu as sorti les titres Cercle et Corbeaux qui sont tous les deux assez sombres. Tu y évoques la vie comme un cercle vicieux puis la mort comme devenue insignifiante. Parle-nous de ces titres.
Ce qui se ressent beaucoup sur le projet, c’est que je voulais amener des notions un peu plus spirituelles dans ma musique. J’ai essayé d’aborder des thèmes, en posant des questions sans réellement amener de réponses. C’était l’enjeu : ouvrir une chose sans proposer de solutions. J’ai été très inspiré par des artistes comme Chance The Rapper, Saba, Isaiah Rashad. Dans leur personnage, il y a quelque chose de très simple, très spirituel et de très humain en fait. Je trouve que ça manque en ce moment dans le rap et donc c’est un peu ça que j’ai essayé de faire. J’ai essayé de traiter des thèmes comme la place dans la société mais il y a aussi un côté personnel, comme les doutes, mes parents, ma mère surtout ou encore une rupture

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Outfit Geym Paris   Footwear Converse One Star

Dans Corbeaux, tu évoques aussi la dangerosité des réseaux sociaux à travers ton clip.
Alors ce n’est pas moi qui l’évoque du coup, ce n’est pas ce que j’imaginais. C’est le réalisateur parisien Lenny Grosman qui m’a donné ces idées, j’étais sur le cul car je trouvais ça génial et je n’avais pas du tout pensé à ça.

Ton clip avait un côté Black Mirror, la série évènement dont la saison 4 sortie récemment a connu un fort succès.
C’est vrai, je ne l’ai pas encore beaucoup regardée, j’ai vu que quelques épisodes mais c’est vrai qu’on me l’a déjà fait remarquer.

Trouve t-on des feats sur ton EP ?
Il y en a un. Pour ce projet, je ne voulais pas faire de featuring évident. Beaucoup s’attendaient à un feat avec Roméo par exemple mais non, ça ne s’est pas fait car j’avais envie de faire mon truc. Du coup, j’ai collaboré avec une rappeuse du nord du pays, flamande et anglophone qui rappe en anglais. Elle s’appelle Blu Samu. Je souhaitais faire des choses inattendues plutôt que de faire un feat avec JJ & Caba ou Roméo même si peut-être que côté carrière, ça aurait été plus intéressant, je n’avais pas spécialement envie.

J’ai lu des commentaires qui comparent ton univers à celui de Kendrick Lamar. Est-il une source d’inspiration ?
Oui c’est clairement une grosse inspiration. Après j’ai l’impression que c’est presque plus lié à l’image qu’à la musique. J’aurais pu te le citer avant, c’est un exemple. D’ailleurs avec Roméo, on a souvent eu des débats où on mettait en opposition la mouvance Drake et la mouvance Kendrick. Je me place clairement dans la team Kendrick car je suis plus de l’école complexification des structures. Ça m’a quand même étonné que l’on fasse le lien car Kendrick, ça reste intouchable à tous les niveaux, je ne lui arrive même pas à la cheville mais écoute c’est flatteur !

Il y a autre chose qui nous a frappé en te regardant rapper, c’est ta gestuelle et ta manière d’occuper l’espace. Est-ce des choses que tu travailles ?
Non, ça a été très naturel. Ce n’était même pas réfléchi. La scène m’a certainement permis de découvrir un peu plus mon corps à ce niveau-là. Pour le clip de Cercle, on a tourné à Copenhague et c’est vrai qu’en allumant la caméra j’ai trouvé ça cool.

Un artiste qui t’aurait donné envie de faire ce métier ?
Il n’y en a pas vraiment car je suis plus rentré dans le milieu petit à petit. Mais je peux te citer quelqu’un qui m’a inspiré sur la durée car je me faisais la réflexion l’autre jour : le groupe Jamiroquai. Je l’ai écouté très jeune et je n’ai jamais arrêté de l’écouter. Encore aujourd’hui. Côté rap français, c’est Menelik et MC Solaar. Et j’aimais beaucoup les Sages Poètes de la rue.

Tu as l’air d’avoir un côté très mode. Est-ce un monde auquel tu t’intéresses de près ?
Et bien pas tant que ça ! Je n’ai aucune connaissance dans le milieu et je ne suis pas du tout attaché aux marques. Je commence à me prendre au jeu car il a fallu pour les clips. J’ai une pote qui s’appelle Lola Clabots qui est entrée dans l’équipe, qui s’y connaît bien et du coup, on s’amuse à trouver des fringues. Quand tu te lances dans un nouveau projet, c’est que tu peux tout construire. Et comme je sors un peu du cocon du groupe, c’est un peu comme si j’étais un nouveau né au niveau de l’image. Sinon je peux te dire que niveau mode, je n’ai pas peur de prendre des risques.

Marabout disponible sur Itunes
IG : @swing_simeon

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À découvrir : le pack adidas by Raf Simons SS18

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Posté par Mélodie Raymond - 12 mars 2018

À découvrir : le pack adidas by Raf Simons SS18

Cette saison, Raf Simons dévoile l’une des nombreuses déclinaisons audacieuses de la Ozweego : la RS Replicant Ozweego fait son entrée en trois couleurs et se voit perforée pour laisser entrevoir les chaussettes graphiques designés spécialement pour les paires.

Nouveau design et chaussettes matching

Raf Simons et adidas, associés de longue date sur l’emblématique modèle Ozweego réinterprètent la silhouette pour la saison Spring/Summer 2018. En effet, plusieurs des célèbres bulles en silicone disparaissent et la sneaker se voit ainsi perforée. Côté coloris, on retrouve les teintes phares du défilé Raf Simons printemps été 2018 à savoir une version rouille/rouge, une autre bleue canard/noir et une dernière crème/noir.

Une quantité ultra limitée

Ce pack sera distribué en quantité extrêmement limitée, soit 500 paires par coloris dans le monde entier et chaque paire sera vendue avec trois paires de chaussettes assorties. Il faudra compter environ 490euros pour mettre la main sur ce graal à partir du 15 mars. La RS Replicant Ozweego adidas by Raf Simons sera disponible sur le site Y-3 et chez les retailers sélectionnés.

 

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À ne pas manquer : Aaron Cohen à Paris le 8 mars

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Posté par Mélodie Raymond - 5 mars 2018

À ne pas manquer : Aaron Cohen à Paris le 8 mars

À l’occasion de la sortie de son nouvel album See Red, le rappeur de Seattle évoluant à New-York revient à Paris le 8 mars au centre culturel Hip Hop La Place. On vous dit pourquoi il ne faudra pas manquer ça. 

Une énergie incomparable

Après la sortie de son EP Off The Ground, nous avions rencontré et shooté Aaron Cohen qui remportait l’une des couvertures de notre numéro 054. Si le rappeur avait également enflammé la release party 054 à l’Imprimerie puis la 056, c’est tout simplement car il s’avère être non seulement un acharné de travail mais aussi et surtout un MC d’une énergie incomparable. Ceux qui ont déjà eu l’occasion de le voir se produire sur scène pourront vous le dire : personne n’a jamais été déçu de l’une des prestations de cet espoir du rap US. Le kickeur, parfois associé à Action Bronson écume depuis quelques années les scènes internationales, des États-Unis à l’Europe en passant par l’Asie.

 

 

Un album à la hauteur de nos espérances

Cela fait déjà plusieurs mois que certains tracks de ce nouvel opus ont été dévoilés, notamment le titre 24 ou encore le très sombre DENY. Néanmoins, cet album intitulé See Red, vascille aussi entre beats old school aux influences east coast comme dans le très bon Personal Space, des morceaux plus chantés comme ESPY ou encore plus doux et nostalgiques comme City Lights. Aussi, on retrouve des invités comme GodBodyWati, Jarren Benton ou encore Bodega Bamz.

 

 

Son meilleur public est français

Jeudi 8 mars, date qui se trouve être la journée de la femme (inutile de vous rappeler son titre Feminist ?) Aaron Cohen se produira au centre culturel Hip Hop La Place, soit en plein coeur de Paris. C’est d’ailleurs dans la capitale, cette ville qu’il affectionne particulièrement, que le MC a trouvé son plus gros public. Cela va sans dire que cette soirée s’annonce, comme d’habitude, lourde et pleine de promesses. Les places sont disponibles par ici !