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Du 6 au 8 octobre : le Urban Films Festival s’invite au Forum des Halles

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Posté par Mélodie Raymond - 5 octobre 2017

Du 6 au 8 octobre : le Urban Films Festival s’invite au Forum des Halles

Et si on célébrait la culture urbaine ? C’est en tout cas ce que fera ce week-end, du 6 au 8 octobre, le Urban Films Festival en investissant le forum des Halles à Paris.

Initié par RStyle et soutenu par la Mission Cinéma, l’Urban Films Festival est le premier festival du film consacré à la ville, aux pratiques et aux modes de vie qui en émanent. Au programme de cette édition 2017 ? Projection de courts-métrage, des conférences, de la musique, des battles de danse ou encore une initiation Yamakasi. Parrainé par Jamel Debbouze, ce festival est non seulement mit en place pour promouvoir les talents de demain et mettre pleine lumière sur leur travail. Paris, Rio, Montréal, Nouméa, en passant par Ouagadougou et bien d’autres … Depuis plus de 12 ans, l’Urban Films Festival est le festival de référence dans la découverte de films liés à la ville au sens large : histoire, danse, mouvements, communautés, street culture, sports, tous les aspects de la ville et des cultures urbaines y sont représentés.

La remise des prix aura par ailleurs lieu le dimanche 8 octobre dès 20h et le jury sera notamment composé du réalisateur Hugo Gélin, de la journaliste et animatrice Catherine Barry, du réalisateur Marc Fouchard ou encore le danseur Brahim Zaibat. La soirée de clôture aura quant à elle lieu à l’UGC des Halles.

 

Revivez la dernière édition !

 

 

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Les jackets amérindiennes Opening Ceremony x Pendleton

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Posté par Mélodie Raymond - 4 octobre 2017

Les jackets amérindiennes Opening Ceremony x Pendleton

Opening Ceremony s’associe à Pendleton Woolen Mills en rééditant une collaboration née en 2009.

Cette collection Opening Ceremony x Pendleton s’applique à célébrer les imprimés ethniques des tribus amérindiennes. C’est donc par le biais de pièces unisexes comme le Flare Coat, le Puffer coat ou encore le Trucker coat. Les vestes en laine se parent des motifs Pendleton tels que le Tuscon, nommé d’après la maison de la tribu qui l’a créée ou le modèle Black Multi, qui interprète le mythe de création des Indiens Pima de l’Arizona.

Cette collection Opening Ceremony x Pendleton est disponible en exclusivité dans les magasins et sur le site d’Opening Ceremony. Il faudra aussi compter entre 595 $USD et 695 $US pour mettre la main sur une de ces pièces emblématiques !

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Ibeyi, double combat

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Posté par Mélodie Raymond - 4 octobre 2017

Ibeyi, double combat

Après un premier album acclamé par la critique, les jumelles d’origine franco-cubaine adoubées par Beyonce, reviennent avec l’album ASH. Naomi et Lisa Kaindé Diaz qui forment Ibeyi prennent la parole sur un album lourd de sens aux multiples saveurs : tantôt soul ou hip-hop, tantôt jazzy ou électro-pop.

L’essence de votre art est le Yoruba. Pouvez-vous nous parler de cette langue ?
Lisa : C’est comme le latin. C’est une langue qui ne se parle pas vraiment. Les seuls qui la parlent à Cuba sont les prêtres Yoruba.  En revanche elle se parle encore au Bénin et au Nigeria. Comme les esclaves africains ont été déportés à Cuba, cette langue s’est transmise de façon orale. Aujourd’hui, elle se chante et elle fait partie intégrante de la culture cubaine. On écoutait déjà ces chants dans le ventre de notre mère.
Naomi : Quand on avait 14-15 ans, notre mère nous a emmenées dans une chorale de Yoruba. On y est allé un peu à reculons la première fois et on a adoré.

 

ibeyi

 

Vous êtes dans  « Limonade » de Beyonce qui prône le féminisme. Sur cet album, vous reprenez un discours de Michelle Obama, qui parle des femmes et de la misogynie de Donald Trump. Cet engagement vous tient-il à coeur ?
Lisa : On a toujours été engagée mais de manière passive. D’ailleurs la première chanson de l’album dit « I Carried This For Years ». On en parlait dans l’intimité et on a grandi avec des femmes fortes, indépendantes, bosseuses et magnifiques. Les artistes que l’on aime sont des femmes qui veulent changer les choses. Je pense qu’il était temps pour nous de devenir actives. On avait besoin d’entendre ces choses-là et de les dire.

Est-ce important, quand on est artiste et que notre parole a une portée, de pouvoir faire passer des messages engagés au public ?
Lisa : Bien sûr mais il faut être prêt. Il faut savoir ce qu’on veut dire. Ça ne sert à rien de se sentir obligé de le faire mais si on a des convictions qu’on a envie de partager, il faut le faire. On ne prêche pas, on ne se sent pas investi d’une mission mais on a envie de partager. D’ailleurs « Transmission », c’est l’envie de transmettre notre vision du monde. On avait envie aussi de se dire que, pendant une heure sur scène, les gens feraient ça avec nous, qu’on serait tous acteurs,  connecté et qu’on chanterait « We are deathless », « Away Away » et que ça serait vraiment beau. C’est ce qui nous a donné envie de faire cet album ainsi qu’une énergie électrique qui entoure ce qu’il se passe aujourd’hui.

 

ibeyi

 

Dans « Transmission », pourquoi avoir fait appel à votre mère pour lire des écrits de Frida Kahlo ?
Lisa : Notre mère est l’une des femmes qui admire le plus Frida Kahlo, et elle nous a transmis cet amour-là. En plus, elle lui ressemble beaucoup. Frida est sur les murs de chez nous, on a lu sa biographie, son journal intime, on a vu ses expos, les films et les documentaires la concernant. Elle fait presque partie de la famille. C’est une femme forte et libre qui a transformé la douleur en beau. Quand on regarde une de ses peintures, c’est exactement le sentiment qu’on a envie que quelqu’un ait quand il écoute nos chansons. C’est-à-dire que ça te secoue, deux baffes dans la gueule, mais quelle beauté ! Puis tu finis un peu sonné… Et l’extrait de lecture que notre mère a choisi est juste extraordinaire : « À quoi servent mes pieds si j’ai des ailes pour voler »…

Vous avez aussi fait appel à Kamasi Washington et Meshell Ndegeocello…
Lisa : Oui elle aussi Meshell, quelle femme ! Chaque titre où on a invité quelqu’un, c’est vraiment les chansons qui ont décidé. « Deathless » avec Kamasi est une chanson qui parle des violences policières, et elle est liée à une expérience que j’ai eue avec la police. J’ai raconté ce fait à notre producteur et il m’a dit que je devrais écrire sur ça. J’avais l’impression que c’était illégitime et de mauvais goût d’écrire dessus quand d’autres se font violer. On était en plein dans l’affaire Théo, je ne pouvais pas croire que des choses comme cela arrivent. Et aux Etats-Unis, si tu es black avec une capuche, on pense rapidement que tu es armé, que tu es un brigand et qu’il faut t’abattre. Mais Naomi a dit quelque chose de très juste. Ce qu’il m’est arrivé est déjà quelque chose qui ne devrait arriver à personne. On n’a pas à en arriver au viol et au meurtre pour dénoncer ce qu’il ne va pas. C’est inhumain de traiter les gens comme ça.

 

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