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Vans lance la House of Vans Paris avec Roméo Elvis en live

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House of Vans

skate

Posté par Mélodie Raymond - 13 décembre 2017

Vans lance la House of Vans Paris avec Roméo Elvis en live

Pour la première fois, l’emblématique évènement House of Vans célébré chaque année à Londres et à New York débarque à Paris. Ce pop-up qui met plein phare sur la skate culture à grand coup de DJ sets, lives, expositions et sessions de tatouages, se tiendra les samedi et dimanche 16 et 17 décembre prochains.

Dans un lieu encore tenu secret dans le quartier Rive Gauche ou plus exactement dans le cinquième arrondissement de Paris, l’évènement lancé par Vans, la firme de skate californienne, verra le jour ce week-end. Pour célébrer ses cinquante ans, Vans, a donc décidé d’élargir sa mythique House of Vans au-delà des territoires américains et britanniques. En effet, cet évènement qui célèbre la street-culture sous toutes ses coutures, installé non loin de la station de métro Waterloo à Londres ou encore dans le quartier Greenpoint à New York s’exporte eu Europe, en Amérique du Sud mais aussi en Asie.Cette année, Paris, entre dans le game.

Au programme : des lives, des compétitions de skate, des sessions tatouages, des installations artistiques ou encore des représentations de l’équipe Vans prennent vie pour rassembler gratuitement le plus grand nombre d’adeptes. Le samedi soir, chacun pourra venir s’enflammer sur les DJ sets d’HonyZuka, Supa!, Endrixx et Pepper, puis pourra également apprécier le live du phénomène rap belge le plus influant du moment : Roméo Elvis. Un special guest qui n’a pas été révélé est également attendu ! Attention, les places seront cependant limitées donc rendez-vous par ici.

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Shay Lia, la brillante révélation qui allie Soul, R&B et danse

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SHAY LIA

music

Posté par Mélodie Raymond - 13 décembre 2017

Shay Lia, la brillante révélation qui allie Soul, R&B et danse

Il y a des artistes qui dès la première écoute vous laissent tout sauf indifférent. Shay Lia est de ceux-là. À 24 ans, la franco-djiboutienne évoluant à Montréal a déjà su s’entourer d’artistes comme le prodigieux Kaytranada et le talentueux beatmaker Stwo. Une voix, une gestuelle et un grand talent de danseuse, la jeune artiste qui se revoit à l’âge de trois ans rêver devant les clips de Janet Jackson, a lors de sa première scène, foulé celle de Coachella. Rien que ça ? Pour son premier shooting et sa première interview en France, SHOES UP a rencontré en exclusivité cette chanteuse rayonnante qui excelle si bien au cœur d’une scène Soul que R’n’B.

SHAY-LIA

On en sait encore très peu sur toi. Où-as tu grandi ?
J’ai 24 ans, je suis née en France à Toulouse. On est parti vivre avec ma famille à Djibouti, un petit pays de l’est entre l’Éthiopie et la Somalie, quand j’ai eu 3 ans donc j’ai grandi là-bas. Quand j’ai eu environ 18 ans, je suis partie à Montréal pour faire mes études supérieures. Ça fait 5 ans que j’y vis.

Tes parents vivent toujours à Djibouti ?
Jusqu’à maintenant ils étaient à Tunis et aujourd’hui, ils sont en Côte d’Ivoire. Je les rejoins dans quelques jours. Du coup, ça fait longtemps que nous ne sommes pas allés à Djibouti car mes parents n’y sont  plus depuis 5 ans  mais j’ai toujours le reste de la famille sur place.

Dans quel domaine as-tu fait des études ?
Une licence en information communication. Je suis actuellement en train de la terminer. J’en ai besoin car les contraintes sont le visa. Lorsqu’on est étranger, on a besoin d’avoir une raison d’être sur le territoire et même si mon projet musical grossit, il faut que je puisse avoir un statut. En gros quand j’aurais mon diplôme, je pourrais faire une demande qui me permettra de ne faire que ça. Il ne me reste qu’une session de 4 cours donc aujourd’hui je suis à Paris pour m’occuper de ça !

La musique était ce à quoi tu as toujours aspiré ou avais-tu tout de même d’autres projets ?
Je suis partie dans la com car les gens m’ont plus ou moins influencé en me disant « mais si tu aimes la musique, tu peux être dans l’évènementiel » mais à vrai dire, ça ne m’intéresse pas d’être derrière et d’organiser des évènements, ce qui m’intéresse, c’est d’être l’évènement (rires). Je m’en suis rendu compte assez tard donc j’ai perdu un peu d’intérêt pour les études et au contraire, à en avoir bien plus pour la musique. Donc en toute honnêteté, je ne pense pas avoir de plan B !

Shay Lia est un pseudonyme ?
Oui, mon vrai prénom c’est Shanice, Shay c’est mon surnom et Lia, je ne sais pas, c’est venu comme ça !

“J’ai rencontré Kaytranada à une soirée Jazzy Jeff. C’était super d’avoir un producteur de plus mais je ne savais pas du tout ce qu’il allait devenir.”

SHAY-LIA
JACKET: Y-3          PANTS: Y-3          FOOTWEAR: Y-3

 

Quel est ton premier souvenir musical ?
Je me souviens quand j’avais environ 3 ans, j’étais encore à Toulouse, j’avais eu un vrai coup de cœur pour Janet Jackson, Together Again.  Deux ans après, à Djibouti, je pense que c’était Buena Vista Social Club. Ma mère les mettait tout le temps pendant nos week-ends. C’était une ambiance que j’adorais, donc ce sont vraiment deux coups de cœur que j’ai eu très jeune.

Les albums que tu as le plus écouté dans ton adolescence ?
Je pense que vers mes 13 ou 14 ans, la grande étape a été de découvrir YouTube en y passant des longues heures. À Djibouti, je n’avais pas la chance d’avoir une scène ou de voir beaucoup de gens performer donc YouTube a vraiment joué sur mes découvertes. Je pense notamment à Amy Winehouse, Alicia Keys, Al jarreau, George Benson, Marvin Gaye…

Quant t’es-tu complètement lancée dans le domaine ?
Il y a un an je dirais. J’avais fait des singles à droite à gauche, j’avais la chanson avec Kaytra Leave Me Alone mais je lui avais donné comme ça, comme un hobby. Je voulais faire un test pour savoir si j’étais crédible en anglais car je n’arrive pas à écrire en français. J’avais besoin d’avoir l’avis d’un bon producteur puis il y a un an, je me suis lancée dans la recherche de manager car je n’avais personne avant ça.

Les premiers titres sur lesquels on t’a entendu, notamment All Alone et Virgo, étaient avec Stwo. Comment l’as-tu connu ?
La rencontre avec Stwo s’est faite après Kaytra. C’est mon manager actuel qui m’avait présenté sa musique il y a cinq ans, il n’était pas encore mon manager, nous étions amis. J’avais vraiment adoré le travail de Stwo et je l’ai contacté sur facebook en trouvant son nom par le biais d’amis en commun et il se trouve que son manager était le même que Kaytranada. Ca a donc beaucoup facilité les choses. À ce moment, aucun morceau avec Kaytra n’était encore dehors mais j’avais quand même des choses à lui faire écouter. Et ça c’est fait comme ça, à ce moment là, beaucoup de producteurs cherchaient des chanteuses, je pense que ça a aidé.

SHAY-LIA

Je pensais l’inverse, que ta rencontre avec Stwo t’aurait menée vers Kaytranada. Comment vous êtes-vous rencontré alors ?
Quand je suis arrivée au Canada, il y avait déjà une ambiance et une communauté hip-hop marquée dans de nombreuses soirées. J’y allais toute seule pour danser et c’est comme ça que j’ai rencontré des gens, on dansait en groupe et je me suis rapidement fait des potes. Puis il y a eu la soirée Jazzy Jeff et c’est là que je l’ai rencontré. Pour moi, c’était super d’avoir un producteur de plus mais je ne savais pas du tout ce qu’il allait devenir. Puis un jour, j’ai posté une vidéo de moi en train de chanter pour une amie, il est venu vers moi en me disant « Oh tu chantes, est-ce que tu écris des chansons ? », la vérité était que non mais je n’avais rien à perdre à dire oui ! Et lorsqu’il m’a envoyé les prods, ça a marché tout de suite.

“Je me suis dit « fais ton truc », tant pis si Dj Khaled arrive après, si Tyga passe par là et que Kendall n’est pas bien loin !”

Vous avez collaboré sur plusieurs titres tantôt sur ses projets tantôt sur les tiens. Que ce soit avec Blue, Leave me alone, Lovelock3 months, Losing her, et le dernier en date What’s your problem. C’est un coup de foudre musical entre vous ?
Oui, en plus les premières sessions studio que l’on a fait ensemble, c’était il y a une semaine ! On a jamais eu le temps d’aller en studio, il m’envoie les prods sur Dropbox et moi je fais tout sur GarageBand dans mon lit ! Une fois que ça sonne bien, que j’ai les paroles et qu’il valide la mélodie, je vais en studio enregistrer. Donc oui je pense que j’ai une connexion avec lui, comme on n’a jamais eu besoin de vraiment faire des sessions pour que ça marche. De son côté, il a plus un background culture hip-hop, et le mien est peut-être plus jazz. Je me suis un peu faite la main sur ses prods car je n’écrivais pas avant de collaborer avec lui. Et quand je t’entends citer tous ces titres, ça me fait sourire car il y en tellement qui ne sont pas sortis !

SHAY-LIA
TOP: Kenzo Paris          PANTS: Cheap Monday

 

Tu l’as même accompagné à Coachella. Quel souvenir en gardes-tu ?
Oui il m’a invité. C’était fou ! En plus j’étais avec un artiste hyper respecté donc j’ai vu le traitement qu’on nous réserve là-bas ! On était dans une super maison dans les montagnes, je n’avais jamais mis un pied aux US donc je me suis sentie assez privilégiée ! On est allé à une sorte de pool party sans piscine d’ailleurs (rires). Il y avait Amine, Erykah Badu, une super ambiance. Finalement je comprends l’engouement qu’il y a autour de Coachella, c’est super cher mais le fait de se promener sur une telle étendue et d’avoir accès à des grandes célébrités etc, c’est vraiment marrant.

 

SHAY-LIA

 

“À Djibouti, c’était souvent des femmes de militaires qui donnaient des cours des danse pour s’occuper”

Aller au festival c’est une chose, mais être sur scène, ça doit encore être une autre expérience ?
Ah oui, j’ai oublié ce détail ! (rires) J’étais terrifiée mais je ne pouvais pas lui dire non. C’était une opportunité à saisir et pour te dire, je n’avais jamais fait de scène de ma vie ! Donc j’y suis allée jusqu’au bout, ça s’est passé en un clin d’œil. On n’avait pas fait de soundcheck avant, c’était la première fois de ma vie que j’avais des oreillettes, je ne m’entendais pas, c’était le bordel, c’était la première fois de tout ! (rires) Je me suis dit « fais ton truc », tant pis si Dj Khaled arrive après, si Tyga passe par là et que Kendall n’est pas bien loin ! Mais bon, ça a plu, et cette chanson, je l’ai écrite un peu comme un remix donc ça ne me mettait pas trop la pression vocalement et ça me laissait de l’espace pour danser, et ça, je sais faire.

Effectivement parlons-en car ça tu as l’air de savoir le faire très bien même ! Tu prends des cours depuis l’enfance ?
Merci beaucoup ! En fait ma mère danse, du contemporain, du classique, un peu de tout. Ce n’est pas une danseuse professionnelle mais elle danse bien. C’est elle qui m’a initié à la danse et à la musique en général. Petite, elle m’apprenait des pas ou des chorégraphies dans le salon. J’ai pris des cours mais c’était peu professionnelle car à Djibouti, c’était souvent des femmes de militaires qui s’ennuyaient et donnaient des cours pour s’occuper. J’étais uniquement avec des filles qui voulaient être entre copines et faire ça pour s’ amuser donc je n’ai pas appris tant que ça. C’est plus avec les vidéos. Par exemple, la choré de What’s Your Problem a été faite par un chorégraphe, j’ai juste contribué avec quelques mouvements.

SHAY-LIA
JACKET: Samsøe & Samsøe          SWEAT: Samsøe & Samsøe          PANTS: Samsøe & Samsøe          FOOTWEAR: Converse One Star Platform Velvet

 

Aimerais-tu te spécialiser un peu plus ? Prendre des cours plus sérieux ?
Oui j’aimerais beaucoup. Il faut que je le fasse, je le dis tous les ans ! (rires) Mais je pense que si le projet prend forme, j’aurai plus de vidéos où je danse. Il y a moins d’artistes qui font ça aujourd’hui donc si ce n’est pas trop, je pense que ça vaut le coup !

Ca nous rappelle le mouvement des super stars des années 90 comme les Britney Spears, elles-mêmes déjà inspirées des Michael Jackson ou Madonna, qui non seulement chantaient mais faisaient aussi de véritables performances de danse sur scène. Est-ce à ça que tu aspires ?
Je ne me dis pas ça car quand j’y pense, je sais que le challenge est énorme surtout que Britney fait du Lip Sync (ndlr : autrement appelé du Playback) ! Mais si j’en suis capable, oui. En fait je ne me mets pas trop de pression, je pense par projet. Je me dis « Là, je veux danser ». Je sais qu’il va falloir que je danse sur scène mais peut être pas la première tournée car il faut des ressources pour avoir autant de danseurs aussi mais ça viendra éventuellement !

Quand tu as sorti le titre Losing Her, tu l’as présenté comme l’histoire d’un clivage entre l’art et l’industrie culturelle. Peux-tu nous en dire un peu plus ?
Déjà, c’était un titre un peu court, relativement introductif. On va dire que c’est celui-là qui lance un petit peu le projet Shay Lia comme plus professionnalisé et en équipe. Dans Losing Her, je m’adresse à une amie qui a choisi de prendre le chemin de la facilité. Je la décris comme quelqu’un qui a toujours eu des principes, qui a toujours été à fond dans son art et finalement qui s’est laissée un peu contrôlée pour l’argent. Ça représente bien l’industrie culturelle car faire de l’argent sur de l’art, c’est toujours étrange. Même pour un artiste c’est dur à concevoir mais on a pas le choix, car c’est ce que je veux faire et il n’y a pas 36 industries.

“J’adorerais bosser avec Anderson .Paak.”

Est-ce que finalement c’est quelque chose qui t’effraie, voire que tu redoutes, de te faire manger par cette industrie ?
Je pense que j’ai une crainte. Là je suis en indé mais je pense que le jour où je signe pour cinq ans, ça va revenir. On veut être rentable, on est un produit et puis en même temps on supervise notre travail alors qu’on est le boss donc c’est très bizarre. Je pense que c’est une crainte que je n’enlèverais jamais de ma tête à chaque étape. Si j’étais juste interprète, je pense que ça ne me dérangerait pas mais ce n’est pas le cas. Après mon avantage, c’est que je peux écrire pour les autres et je suis ouverte à ce que l’on écrive pour moi si ça me correspond et que je peux apprendre de cette expérience. On verra, mais je pense que c’est une peur que tout artiste a.

Il y a une vague de nouveaux talents féminins qui naviguent entre la soul, le jazz, le r’n’b et l’électro. Je pense notamment à Jorja Smith, ABBRA ou encore IAMDDB. Est-ce des artistes avec tu pourrais bosser ?
Pourquoi pas ! Quand tu m’as dit soul, j’ai pensé à Solange ou Kelela et effectivement j’aime bien ABBRA. Après je ne sais pas, je suis ouverte à vrai dire !

SHAY-LIA

Y-a t-il d’autres personnes avec tu aimerais vraiment beaucoup collaborer ?
Daniel Ceasar. Je trouve qu’il parle bien à mon côté Soul je dirais. Je travaille avec l’un de ses producteurs et j’aime beaucoup ce qu’ils font. Sinon pour le côté Funk et pour s’éclater sur scène, j’adorerais bosser avec Anderson .Paak.

Il y a aussi Princess Nokia qui s’est dévoilé dans un esprit assez Funk…
C’est vrai. J’aime beaucoup Princess Nokia. Mais dans le style rappeuse, ce serait plus Azealia Banks sur bon beat house !

“C’est une fille qui s’énerve avec sa bande de copines contre un gars et qui n’a pas de problème à lui dire qu’il est capricieux alors que souvent, c’est à nous qu’on prête le titre.”

Les Inrocks ont qualifié What’s Your Problem tel un hymne féministe, est-ce que tu le revendiques comme tel ?
Ça m’a flatté. Je m’assume féministe comme je m’assume plein d’autres choses. Je n’ai pas de problème avec le terme. Maintenant, oui c’est une fille qui s’énerve avec sa bande de copines contre un gars et qui n’a pas de problème à lui dire qu’il est capricieux alors que souvent, c’est à nous qu’on prête le titre mais ce n’est pas plus poussé que ça. C’est plus un cliché RnB. Je voulais faire un truc pop, qui ne prenne pas la tête, qui se répète et sur lequel on a envie de danser mais ça ne me dérange pas qu’on le qualifie ainsi.

J’ai aussi lu que dans le cadre de l’association étudiante de ta sœur à Montréal qui défend de nombreuses causes (Les femmes, les blacks, les musulmans, les LGBT), tu avais distribué des trackts dans la ville. Est-ce qu’être une artiste engagée te plairait ?
Je ne sais pas car je ne sais pas si le terme est bien vu mais je n’ai pas envie de cacher ce qui me dérange. On devrait tous avoir un avis sur les choses. De là à me prononcer comme engagée… Je parle beaucoup d’amour plus qu’autre chose mais j’aime traiter les choses assez subtilement et avec légèreté. Losing Her, c’est à travers une amitié. Il y en a une sur les réfugiés qui n’est pas sortie qui est assez subtile aussi. En fait, j’aimerais qu’on me voit comme quelqu’un de son temps qui a des idées, un cerveau et je ne m’interdis pas de parler de certains sujets si ça vient.

SHAY-LIA

Peux-tu nous parler de ton projet censé sortir au premier trimestre de 2018 ?
Hm Hm, oui bien sûr. (rires) Bon il n’y a pas de titres, il n’y a pas de DA définie, j’ai plein de prods que je trouve géniales. Évidemment Kaytra fait partie du projet, je pense même qu’à 80 ans, j’aurai toujours une petite chanson avec lui (rires) c’est ma valeur sure ! Sinon, il y a plusieurs artistes dont j’ai reçu de la musique,  rien n’est encore assuré, mais si ça sort, ces noms vous parleront ! Il se peut que je sorte un single si ça tarde ce qui est fort probable. En tout cas, j’aimerais sortir quelque chose au premier trimestre. Ce sera un EP et à mon avis, ce sera plus axé Soul que House.

Peut-on espérer te voir sur scène en Europe bientôt ?
Je pense. Après le projet, ce serait logique que je fasse au moins une petite date à Paris. Londres aussi, j’aimerais bien. Je pense que ça ne sera pas exhaustif car il faut que j’apprenne, c’est un challenge. J’ai fait une chanson mais je n’ai pas fait un show. J’aurais peut être des dates outre atlantique également, à Montréal et Toronto.

SHAY-LIA
SHIRT: Sandro

 

Et ta vie, tu l’imagines à Montréal sur long terme ?
Si ça ne tenait qu’à moi, je serais à L.A ! Il fait beaucoup trop froid au Canada, j’ai fait le tour depuis longtemps. J’adore Montréal, les loyers ne sont pas chers, j’aime bien l’ambiance générale un peu bohème. L’idéal, ce serait d’avoir un pied à terre là-bas et plus j’aurais la liberté de pouvoir voyager, moins je manquerais d’occasion.

“À Montréal, comme il y a 6 mois d’hiver, on est tout le temps emmitouflé. Même si t’as envie d’être bien habillée, au final personne ne va le voir.”

On t’a vu poser avec un ensemble Atelier New Regime, une marque canadienne qui prend une certaine ampleur. Es-tu une adepte du streetwear ?
Je passe un peu du coq à l’âne pour être honnête. J’ai adoré cet outfit et j’ai beaucoup aimé leur dernière collection. J’aime les silhouettes, les couleurs, les textures et c’est du streetwear chic, j’aime bien le twist. Sinon j’ai un style assez européen dans l’ensemble. Mais pour être transparente, si j’ai de l’argent, je préfère manger ! J’aime le vêtement mais je garde une certaine distance avec lui car à chaque fois que j’entre dans un magasin, je flash forcément sur la pièce la plus chère donc je me contiens. Après bien entendu j’aime les belles choses.

Qu’en est-il des sneakers ?
Pareil de ce côté là, je porte aussi bien des baskets que des talons. Mon dernier achat, c’était une paire de puma Fenty creeper. J’aime la forme, le style et c’est de la bonne qualité. Je le redis mais du coup, j’investis surtout dans la musique et les restos. On a que ça à faire à Montréal comme il y a 6 mois d’hiver, on est tout le temps emmitouflé. Même si t’as envie d’être bien habillée, au final personne ne va le voir et tu as faim ! (rires) À Paris, vous avez un peu moins cette contrainte !

SHAY-LIA

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Moha La Squale dévoile “Ma Fable”

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Posté par Mélodie Raymond - 12 décembre 2017

Moha La Squale dévoile “Ma Fable”

Depuis maintenant quelques mois, Moha La Squale ne cesse de faire du bruit avec ses vidéos freestyles réalisées avec le collectif 420 Workshop et publiées tous les dimanches. Figure montante du rap français dont le parcours ne laisse personne indifférent, l’artiste hyper productif présente le titre “Ma fable”.

Avenue Montaigne au coeur de Paris, Moha La Squale se fond dans les décorations de Noël pour lâcher ses rimes percutantes sur des thèmes tels que la trahison, la pauvreté et le succès. Si ses textes sont emprunts d’une authenticité affligeante, ceci n’est autre que le reflet d’un parcours semé d’embûches auquel le jeune rappeur a du faire face.

Issu du quartier de La Banane dans le 20 ème arrondissement de Paris, Moha La Squale multiplie ses déboires avec la justice en exerçant, au cours de son adolescence, l’activité de dealer. Après quelques séjours en prison puis un retour dans les activités professionnelles légales ( Il devient coursier auto-entrepreneur ), il se fait repérer par le réalisateur belge Barney Frydman. L’histoire débute lorsque ce dernier lui offre un premier rôle dans le court-métrage de 20 minutes La Graine diffusé en 2015 sur Arte. Cernant rapidement son potentiel, il lui conseillera par la suite de s’inscrire au Cours Florent, l’une des écoles de comédie et de théatre les plus réputées de France. Aujourd’hui, Mohamed de son vrai nom, poursuit sa seconde année au Cours Florent.

C’est seulement cette année que le jeune artiste de 22 ans s’est lancé dans le rap et dans l’écriture, ayant développé un goût prononcé pour la littérature. Depuis, chaque dimanche, il partage un freestyle sur sa page facebook dont certaines sur sont partagées sur YouTube et lui valent dores et déjà des millions de vues. En bref, un avenir des plus prometteurs.