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ICHON – Si l’on ride (prod Muddy Monk) (Official Video)

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Posté par CF - 21 September 2016

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La paire de Nike iD de Rocky Xu

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Posté par CF - 21 September 2016

La paire de Nike iD de Rocky Xu

Oubliez tous vos élans de créativité autour d’une éventuelle session Nike i D, Rocky Xu, “bête de hype” bien bien connu des réseaux sociaux, a dévoilé sur Instagram sa paire de Low Air Force 1 doublée de molleton multicolore du modèle de sweat “Coogi” de Dust Brothers Vintage Club.

 

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Entrevue avec les danseurs français de la troupe Red Bull Flying Illusion

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Posté par CF - 21 September 2016

Entrevue avec les danseurs français de la troupe Red Bull Flying Illusion

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À l’occasion de leur tournée prochaine en France (dès novembre 2016), Shoes Up a pu s’entretenir avec Willy, Mindy, Damien, et Junior : les quatre français qui figurent dans l’un des plus grands groupes de l’histoire du breakdance.

Shoes-Up : Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Demon : Je m’appelle Damien, j’ai 31 ans. Je fais partie de la troupe Flying Illusion et ma spécialité c’est les powermoves.

Mindy : Moi, c’est Mindy. J’ai 21 ans, je danse depuis 6 ans et je suis dans la troupe aussi. Mes spécialités sont la souplesse et les acrobaties.

Willy : Willy, 21 ans et je viens d’Ardèche. Je fais partie du groupe lyonnais Tekken Crew et j’ai intégré Flying Illusion. Ma spécialité est aussi les powermoves.

Junior : Junior, 35 ans.

 

SU : Depuis combien de temps faites-vous partie de Flying Steps ?

Demon : Je travaille avec Flying Steps depuis 6 ans.

Mindy : De base, je faisais quelques shows avec eux. J’ai intégré le show depuis 3 ans.

Willy : Moi, ça fait un an que je suis dedans.

Junior : Je fais partie de la compagnie depuis 5 ans, soit depuis la création du spectacle.

SU : Vous vous connaissiez avant (entre français) ?

Junior : On s’était déjà croisés dans des évènements, dans des sessions mais on n’avait pas encore bossé ensemble.

SU : Est-ce que vous qualifieriez votre expérience avec Flying Steps comme l’une des plus déterminante de votre carrière ?

Demon : Pour moi, oui, car c’est une très grosse production. Faire partie de ce show, c’est un honneur. C’est un aboutissement en soi aussi.

Mindy : Pareil pour moi. Surtout qu’avant cela, je n’avais jamais travaillé sur des shows aussi long. C’était un rêve, et j’aboutis ce rêve avec Flying Steps.

Willy : Oui, c’est motivant aussi car je suis avec de grands danseurs. Ce sont des personnes que j’aimais beaucoup avant même que je n’intègre le groupe ; des exemples, même. Ça me fait bizarre aujourd’hui d’évoluer à leurs côtés, partager la danse, et le quotidien avec eux.

Junior : Pour ma part, je parlerais plus d’évolution que de consécration. J’ai des ambitions d’aller encore plus haut. C’est une bonne chose car nous sommes dans un collectif où il n’y a que des numéros 10 et c’est une force de partager tout cela avec des personnalités aussi fortes ; que ce soit dans la danse comme dans le quotidien.

 

SU : Que diriez-vous à quelqu’un comme moi qui n’a jamais vu le show pour lui donner envie de venir?

Demon : Tu vas avoir peur, halluciner.

Mindy : Tout est dans l’originalité de mêler l’illusion à la danse.

Junior : Tu vas être surprise. Tu vas passer un bon moment. C’est assez innovateur car Vartan a su amener le hip-hop dans une autre sphère.

 

SU : Vartan Bassil est le directeur artistique du spectacle, que pensez-vous de sa vision ?

Demon : On lui fait confiance. Dès qu’il a une idée, ça marche : c’est une sorte de visionnaire. D’ailleurs ça a marché et on bosse pour que ça continue à être le cas. Le show n’est jamais pleinement terminé. On arrive à tout expliquer avec la danse : on ne parle pas, mais toutes les scènes peuvent être comprises avec clarté. Même nous qui sommes dedans, on le regarde de l’extérieur et on est toujours aussi émerveillés.

 

SU : Combien de temps a pris le show a se monter ?

Demon : 7 mois d’entrainement en résidence et ça continue.

Junior : À chaque fois on essaye d’améliorer le show sur quelques détails (danse comme illusion)

 

SU : Le message phare du spectacle c’est « Rendre l’impossible possible ». Dans votre vie, est-ce que vous avez déjà fait quelque chose qui vous semblait impossible ?

Junior : Nos carrières déjà, le fait de vivre de sa passion malgré les incertitudes. Pousser nos corps dans des limites. Plein de choses peuvent paraître impossible mais avec l’envie, l’ambition et le travail, on peut les atteindre. Après, étant danseur, moins de choses nous paraissent impossibles. Une fameuse histoire : « Il y avait une chose dont tout le monde disait que c’était impossible. Un gars ne le savait pas et il l’a fait »

 

SU : Redbull est une enseigne qui accompagne depuis longtemps le milieu de la danse. Est-ce que c’est une démarche que vous aimeriez voir se développer à plus grande échelle encore ?

Demon : Ils se démarquent beaucoup par leurs concepts : Flying Bar, Flying Illusion. Ca reste de la danse mais ce sont des concepts à part. C’est une autre dimension.

Junior : J’apprécie vraiment cette confiance que Redbull apporte à cette danse, à la culture et aux acteurs de la culture Hip-Hop. Ça fait des années qu’ils suivent Flying Steps et des évènements comme BC One. Ce serait fort qu’il y ait d’autres marques, dans d’autres domaines qui aient cette confiance.

 

SU : On le sait, pour danser, il faut être bien dans ses baskets : quelle est votre paire de sneakers idéale ?

Mindy : J’aime beaucoup les chaussures montantes car je fais des acrobaties, ça tient mieux les chevilles que des Air Max.

Demon : Pareil pour moi. Les chaussures montantes comme les Adidas Top Ten.

Willy : Les Converse pour le debout et les Puma Light car elles sont super légères et amortissent bien.

Junior : J’adore les Gazelle par adidas. Elles me permettent de gambader des heures, je ne vois pas les heures de répétitions passer.

 

SU : Le show s’intitule Flying Illusion mais vous pensez que cela va être « fly », que le show va décoller et transporter les gens ou qu’il va rester dans l’illusion et n’être qu’une belle aventure ?

Demon : J’espère que ça va les marquer car on a travaillé dur pour ça mais je pense que oui. Jusqu’à aujourd’hui, on a eu de très bons retours donc je ne pense pas qu’en France ce sera différent.

Mindy : La tournée qu’on a faite en Allemagne, on a eu 80 000 personnes qui sont venues nous voir et les retours sont souvent positifs.

 

SU : Vous serez en France en Novembre, votre pays d’origine, vos proches seront présents : est-ce que la pression est plus grande ?

Demon : On arrive au bon moment pour jouer en France car on a eu le temps de le peaufiner, on se sent à l’aise avec le show. Il n’y a plus d’appréhension.

Mindy : Il y a une pression mais elle est positive.

 

SU : Willy, tu es le plus jeune de la troupe. À 21 ans, tu fais parti de l’un des plus grands crews de l’histoire du break, quand tu as commencé, tu t’imaginais en arriver là ?

Willy : Non, j’aurais pas pensé en arriver là. Ça s’est fait naturellement au-travers de l’entraînement, des battles. Je me suis saigné et aujourd’hui, ça paie.

 

SU : Mindy, ton parcours initial était d’être gymnaste, que te disent tes proches lorsqu’ils réalisent l’évolution de ton parcours ?

Mindy : Je pense qu’ils sont fiers de moi. Mon parcours est particulier mais c’était mon destin. Je suis fière d’avoir fait de ma passion mon métier, c’est une chance.

 

SU : Junior, tu continues à évoluer dans la scène underground en participant à des battles, mais si tu devais faire un choix…Que choisirais-tu : les battles ou les shows ?

Junior : C’est dur de choisir car ce n’est ni la même énergie que l’on donne, ni les mêmes mondes, attentes et préparations. C’est comme me demander « T’aimes le sucre ou le sel ? », j’ai besoin des deux. Parfois, j’ai besoin de plus de scènes que de battles et vice-versa. Je trouve que l’un nourrit l’autre.

 

SU : Damien, d’après ta biographie, tu es très attaché à ton village d’origine et tu évolues au sein de Flying Steps aux côtés de ton frère. Est-ce une force pour toi ?

Demon : Je suis très proche de la nature. Avec mon frère, on a toujours été proche aussi. On a pu rencontrer des gens, se faire des amis en communs. Même sans être dans le même show, on se soutien l’un l’autre.

SU :En dehors du show, vous avez des projets pour la suite ?

Demon : Je n’y pense pas trop mais j’ai mes diplômes de coach fitness. Quand j’en aurais marre, je pense que je donnerai des cours car j’aime enseigner.

Mindy : Je ne sais pas, je ne pense pas à l’avenir. Je vis le moment présent.

Willy : J’essaye de faire un maximum de choses, on va voir où cela me mène. Je fais de la musique, je mixe dans des battles et je pratique le longboard. Je profite du temps que j’ai, c’est le plus important pour moi.

Junior : J’ai plein de projets. Je suis en train de monter ma propre école, une association, et j’ai deux marques (Buana Wear, Bboy With Attitude). Je suis aussi dans l’évènementiel avec un battle que je suis en train d‘organiser en Bretagne en Octobre 2016. Je projette aussi de chorégraphier des pièces. Je danse aussi en duo avec un danseur contemporain, du nom d’Amala Dianor. Je suis un boulimique du travail.

 

SU : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Demon : Bonne chance.

 


Achetez vos places pour le spectacle sur le site FNAC.