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Asics Gel-Quantum 180.4 : une réédition réussie

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Posté par Mélodie Raymond - 25 February 2019

Asics Gel-Quantum 180.4 : une réédition réussie

À l’ère du running chez les puristes, Asics continue de surfer sur la vague de la semelle Gel en présentant la 4ème génération de la Quantum 180. Un look OG, une qualité supérieure et un prix en baisse marquent l’arrivée de cette version 2019.

Adepte de la course à pied ou simple fan de la marque nippone, cette 180.4 reste fidèle à ses origines. Légèreté, performance et technicité sont au rendez-vous avec une baisse de prix qui n’est pas pour déplaire. De 160€ à 140€, la qualité reste au premier plan. Les deux premiers modèles proposés sont bicolores et offrent un choix coloré pour l’un, avec un dégradé allant du noir au rouge vif et plus discret pour l’autre, allant du noir au blanc. Un coloris noir s’ajoute aux deux autres.

Le shape, priorité pour bon nombre d’amateurs de sneakers, a été affiné pour répondre à la demande. Ses performances permettent aux runners de courir en toute légèreté tandis que son confort a été revu à la hausse à travers l’intégration du système Trusstic, prévenant les impacts avec le sol. La robustesse extérieure corrèle avec l’élégance des matériaux employés, permettant à cette paire d’être utilisée quotidiennement.

La Gel-Quantum 180.4 est désormais disponible sur le site ASICS et chez une sélection de revendeurs au prix de 140€.

Journalist: Guillaume Macé

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SHOES UP présente la vibrante collection J BALVIN x GUESS

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SHOES UP présente la vibrante collection J BALVIN x GUESS

Posté par Mélodie Raymond - 14 February 2019

Disponible depuis quelques jours, la collection entre GUESS et la figure colombienne reggaeton J Balvin innonde nos feeds instagrams. Quarante-deux pièces qui célèbrent l’énergie solaire de Miami, où les couleurs saturées et le Tie and Dye sont mis à l’honneur.

Des tubes à n’en plus finir, des collaborations prestigieuses comme avec Beyoncé ou Cardi B, J Balvin est un phénomène international que l’on ne présente plus. En 2015, J Balvin était nommé pas moins de 13 fois aux Billboard Latin Music Awards et remportait notamment le prix du Meilleur nouvel artiste de l’année. Depuis, on ne l’arrête plus. Célèbre, il est aussi connu pour ses outfits extravagants et plus largement, son goût prononcé pour la mode.

C’est donc tout naturellement que la firme de Marciano a fait appel à ses talents de créatifs pour une collaboration. Après une collection full-color avec Sean Wotherspoon, la marque affirme encore un peu plus son positionnement streetwear. Commercialisée depuis le 7 février, cette ligne édifiante dévoile des pièces masculines et féminines dont l’allure pop et rétro sentent bon la saison estivale. Alors que les articles pour femmes comprennent des crops-tops oversize, des bodys, des tracksuits ainsi que des denims dans les tons de rouge, jaune, rose, vert et blanc, la collection masculine est quant à elle axée color-bloc et prints tie and dye psychédéliques. La gamme propose également toute sorte d’accessoires, à savoir des maillots de bain, des chaussettes et une banane multicolore.

Cette collection s’inspire des ‘Vibras’ : la bonne énergie, les bonnes vibrations (…). M’associer à Guess et dessiner ma première collaboration avec une grande marque mondiale était un rêve, et ce n’est que le début.” explique J Balvin.

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Comment Dickies est-elle devenue une marque emblématique du hip-hop ?

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Posté par Osain Vichi - 14 February 2019

Comment Dickies est-elle devenue une marque emblématique du hip-hop ?

Marquée par un fort héritage workwear, l’enseigne texane Dickies est incontournable à l’esthétique du hip-hop américain dès le début des années 90 et se trouve aujourd’hui aux portes du streetwear européen. Plusieurs transitions qui jalonnent un parcours atypique : des uniformes de l’armée US aux outfits efficaces de Kendrick Lamar ou Jay Rock, en passant par les amples pantalons chinos arborés par le collectif NWA. 

DÉVELOPPEMENT ET TRANSITIONS AU XXe SIÈCLE

Alors que que Dickies s’insère peu à peu au sein de la spirale streetwear à travers le prisme du hip-hop, revenons sur les origines de la marque qui a vu le jour en plein cœur du Texas. Si son lancement officiel remonte à 1922, l’enseigne porte alors le nom de Williamson-Dickie Manufacturing Company, patronymes des deux associés avant que C.N Williamson n’en prenne totalement le contrôle avec son père et l’un de ses cousins, et tire son identité de ces débuts. “Depuis 1922, chaque vêtement de travail Dickies représente la qualité, la robustesse et la fierté qui incarnent l’esprit de l’ouvrier américain.” peut-on lire sur le site web de la firme. La collaboration du duo texan se focalise au départ sur la vente de “véhicule et d’harnais” mais Williamson oriente ensuite la compagnie vers la fabrication de combinaisons et de salopettes workwear. En plein essor industriel, les ouvriers outre-Atlantique s’entassent dans les usines et ont besoin d’être protégés. 20 ans après sa création, les États-Unis entrent en guerre et Dickies est réquisitionnée pour la production d’uniformes militaires au vu de la qualité de ses tissus. Bien que la griffe se détache ensuite de cet univers afin d’aller chercher une clientèle civile et un rayonnement mondial, elle ne perdra jamais cet ADN workwear qui la caractérise.


Depuis ses débuts, Dickies suit la philosophie du “fit for use” (apte à l’emploi) pour le travailleur américain en col bleu. Des vêtements qui oscillent entre l’univers militaire et les tenues de travail.” nous relate Kevin Penney, actuel marketing manager de Dickies Life “Europe”, section de la marque entièrement consacrée au prêt-à-porter streetwear aujourd’hui. Les années 50, 60 et 70 sont ainsi rythmées par ce retour au véritable workwear. Combinaisons et salopettes de travail, larges jackets, confortables pantalons chinos et autres résistants denims font fureur. Un engouement qui s’exporte bien au-delà des frontières américaines : du Japon à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud et bien sûr l’Europe. Puis, la fin du XXe siècle est synonyme de tournant pour Dickies avec l’essor de la scène rap californienne. Un renouveau qui va compter. “Dickies s’est vu être approprié par de nombreuses sous-cultures, du skate au Kustom Kulture, en passant par le streetwear ou la musique alternative. Ces tendances clés nous indique comment et où Dickies doit se diversifier tout en gardant cet ADN qui lui donne cette esthétique workwear.” remarque Kevin Penney.


L’ATOUT DU HIP-HOP CALIFORNIEN

Parmi les plus importantes manufactures workwear mondiales à l’aube des années 90, le port de la marque est revisitée par l’esthétique frontale et l’attitude arrogante des artistes hip-hop de Los Angeles, notamment du gangsta rap. Les effrontés du groupe mythique N.W.A (pour Niggaz’ With Attitude) mais aussi Tupac, Snoop Dogg, Warren G, Nate Dogg, le duo Dogg Tha Pound ou Cypress Hill arborent fièrement le pantalon double knee work, la chemise 1574 work ou encore le short 13” multi pocket. Portés de manière oversize, les coupes amples et épurées des produits Dickies illustrent parfaitement l’énergie street californienne du moment et inondent l’univers hip-hop. Déclinés sous de nombreux coloris, ils sont souvent associés à des t-shirts blancs XXL, des Air Force One immaculées ou des Converse Chuck Taylor. Pour autant, la griffe texane ne répond pas à ces insistants appels et reste passive quand à cette effervescence car une autre réalité s’y cache : le monde du rap de LA est gangréné par les guerres de gang, en particulier les dominants Bloods et Crips. Et alors que ces drames font partie du quotidien américain, Dickies est parallèlement l’un des premiers fabricants de vêtements hospitaliers aux États-Unis.  


Toujours est-il que cette entrée en matière a permis à l’enseigne de s’inscrire durablement au sein du paysage urbain. Par la suite, d’autres rappeurs influents se montrent affublés de la marque au fer à cheval (en référence aux calèches vendues dans les années 1920) : le binôme UGK, Young Jeezy, Rick Ross, Eminem ou The Game. Plus récemment, les californiens YG, G Perico et Boogie poursuivent le lien étroit entre Los Angeles et Dickies tandis que les figures A$AP Rocky, Kanye West, Travis Scott et Kendrick Lamar apportent une posture streetwear bienvenue.


ENTRE WORKWEAR ET STREETWEAR ? 

“Je pense que c’est formidable lorsque la société s’approprie un produit et lui donne une nouvelle vie à travers les tendances actuelles de la mode. Le Workwear soutient la création, qu’il s’agisse de la construction d’un skate park, d’un chantier ou de la composition de musique.” nous explique Kevin Penney, qui déclare ensuite “Dickies est aussi bien perçue comme une marque streetwear que comme une marque workwear.” Une position que l’enseigne doit grandement à l’exposition que lui a offert le hip-hop et qu’elle ne travaille que depuis la fin des années 2010. Un retard que Dickies tente de rattraper avec le développement de la branche “Dickies Life”, qui propose des coupes et motifs modernes et s’attaque notamment au marché européen. Une transition qui se révèle à travers une communication plus street, que ce soit les dernières collections ou les derniers lookbooks. “Certaines silhouettes sont vendues aux États-Unis, mais en Europe, il s’agit d’une collection très différente.” décrypte Kevin. Si la griffe US a choisi de présenter sa ligne SS19 dans les rues de Barcelone, sweats décontractés, imprimés rayés et couleurs vives partagent l’affiche avec les classiques chemises et pantalons unis. Innover sans perdre son identité originelle est alors le dilemme à résoudre. 


Face à ce véritable enjeu, le marketing manager de Dickies Life “Europe” propose plusieurs éléments de réponse :“J’aimerais que l’on continue dans la même veine avec un certain niveau d’exigence. Cela pourrait être le cas à travers des collaborations pertinentes avec des marques avant-gardistes, et qui ont une affinité avec Dickies. Comme celle que nous avons fait avec Stüssy, nos collaborations doivent être intemporelles, ce qui reste la clé du succès de Dickies (…) Je pense aussi qu’il est important de s’appuyer sur cet élan streetwear et se concentrer sur ce marché.” La bonne formule pour s’imposer définitivement parmi les marques incontournables du streetwear actuel ?