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Baden Baden Interview

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Posté par contact - 13 February 2015

Baden Baden Interview

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Après leur Ep « 78 » et leur premier album « Coline » en 2012, Baden Baden revient nous bercer avec « Mille Eclairs », un album qui prouve toute la maturité et la sagesse d’un groupe qui résonne le romantisme. Gabriel, Eric et Julien nous plongent tout en douceur dans leurs deux dernières années.
After their EP “78” and their debut album “Coline” in 2012, Baden Baden lull us back with “Mille Eclairs” an album that proves the maturity and wisdom of a band that resonates like a romance. Gabriel, Eric and Julien plunge us gently in their last two years.

Text: Camille Pichery
 

« Coline », votre premier album, est sorti en 2012. Votre deuxième album sort le 9 février, comment s’est passé votre enregistrement ?
(Eric) C’est assez dense comme question. La composition s’est étalée sur deux ans. Pendant un an on n’a pas fait grand chose. Mais ça s’est très bien passé même si il y a eu un phase un petit peu creuse. A ce moment là, notre manager nous disait de faire des morceaux pendant un an et on y arrivait pas trop. Alors je voulais retrouver l’inspiration, après la tournée, et ne pas me dire qu’il faut écrire pour écrire. A la fin de la tournée on avait plus de temps pour faire des morceaux alors la deuxième année on a beaucoup travaillé. Les six premiers mois on était tous à Paris, on produisait des choses et à un moment il y a eu une période creuse après avoir a peu près une moitié d’album, mais on pédalait dans le vide, on arrivait plus a trouver la deuxième moitié alors j’ai eu envie de partir m’isoler et du coup je suis parti au bord de la mer à Gatteville le Phare, près d’un phare. On m’avait dit que c’était l’endroit de France où il faisait le plus froid et le plus mauvais et finalement j’ai adoré. C’était tout le temps changeant, il a même fait assez beau ; il y a eu trois, quatre mois où on était à distance, eux étaient à Paris et moi dans cette grande maison où je ne faisais que ça et c’était très agréable. A Paris on a aussi nos boulots, moi j’ai eu la chance de pouvoir m’occuper exclusivement de ça pendant 4 mois. Gab est exclusivement musicien mais il bosse sur plusieurs projets en même temps.
“Coline”, your first album, was released in 2012. Your second album was released on February 9th, how was the recording?

(Eric) It’s as dense question. The composition was spread over two years. For a year we have not done much. But it went very well although there has been a phase of little hollows. At that moment, our manager told us to compose for a year and no one really did it. So I wanted to find inspiration, after the tour, and didn’t want to write just to write. At the end of the tour we had more time to compose so the second year we worked a lot. The first six months we were all in Paris, we produced things and at one point there was a slump after about a half an album, but we were stucked, we couldn’t find the second half so I wanted to isolate myself and suddenly I decided to go to the seaside to Gatteville le Phare, near a lighthouse. I had been told it was the the worst and coldest place in France but finally I loved it. It was changing all the time, the weather was even good enough; there were three or four months when we were away from eachothers, they were in Paris and I was there, in this large house and it was very nice. In Paris we also have our jobs, I’ve had the chance to have these for 4 months. Gab is exclusively musician but he works for several projects simultaneously.
Et qu’est ce que l’on va trouver dans cet album ? Aussi, en terme de format, on se souvient de « Last Song » un morceau de 10 minutes, on retrouvera des choses comme ça ?
On aimait beaucoup avoir ce genre de morceaux, c’est très fantasmagorique. Les développements comme ça, qui passent par des nuances. On a pas forcement regarder le minutages mais je pense que « A tes cotés » répond à ça. Après ce n’est pas quelque chose de volontaire, quand on a fait « Last Song » on ne voulait pas spécialement qu’il dure 10 minutes, on a juste trouvé cette histoire.
And what will we find in this record? Also, in terms of format, we remember “Last Song” 10 minutes track, will we find things like that?
We loved having this kind of track, very spooky. Developments, passing through shades. We were not necessarily looking at the timings but I think “A Tes Cotés” responds to that. This is not something deliberate, when we did “Last Song” we did not want it specifically to last10 minutes, we just find this story to tell. 


On sait aussi que vous êtes beaucoup basé sur la thématique de l’eau, on va retrouver cet univers ?
Oui. On s’appelle Baden Baden, le groupe est ancré dans cette thématique. Avec le recul il y a quelque chose d’assez évident avec l’eau. Mais qui s’est construite inconsciemment. Le fait d’être parti au bord de la mer m’a inspiré, dans les textes, sans dire les mots « mer » ou « eau » il y a des morceaux comme « Ici » qui décrivent des sentiments qui naissent en bord de mer, un climat changeant, une nature très brute, bien différente de Paris. Du coup oui, la thématique de l’eau est très présente. Il y a un morceau qui s’appelle « J’ai Plongé dans le bruit » et la traduction qu’en a fait Alexandre Saltiel est très liée à l’eau aussi, les ralentis, les plongeons.We also know that you are pretty much based on the water theme, are we going to find this universe again?
Yes . We are called Baden Baden, the band is rooted in this theme. With some distance, there is something quite obvious with water. But that was built unconsciously. Being on the seaside inspired me, in texts, without saying the words “sea” or “water” there are songs like “Ici” that describe the feelings that are born by the sea, a changing climate, a very crude nature very different from Paris. So yes, the theme of water is very present. There is a song called “J’ai Plongé Dans Le Bruit” and translation that made Alexandre Saltiel is closely linked to water too, slow motion, diving.


Vous avez effectivement une esthétique très travaillée, tant au niveau des clips que dans l’artwork qui tourne autour de vos albums.
On fait toujours appel à des copains qui nous sont proches et dont on trouve le travail de qualité. On ne fait rien nous même du coté de l’imagerie et vidéos. Pour les clips c’est pareil, on n’essaye pas de trouver des thèmes ou des histoires mais de choisir des gens avec qui on sait qu’on va se reconnaître et on les laisse s’exprimer. Chaque clip est la traduction de la personne, du morceau, ce qu’il voit dans sa tête, c’est pour ça que c’est intéressant de bosser avec plein de gens différents. Après on a un droit de regard sur ce qu’ils nous proposent et on adapte ensemble. Forcement c’est tellement subjectif comme travail que l’on essaye d’être très à l’écoute.
You actually have an elaborate aesthetics, both at the clips in the artwork that revolves around your albums.

We always call on friends who are close to us and which we find quality work. We do nothing ourselves for the imagery and videos. For videos, it is the same, you do not try to find themes or stories but we choose the people with whom you know you will recognize and we allow them to express. Each video is the translation of the person’s view of the track, what they see in their head, that’s why it’s interesting to work with lots of people. We have something to say something regarding what they offer us and fit everything together. It is such a subjective work that we try to be very attentive.  


Quel clip est le prochain à sortir alors ?
A priori ça serait « L’Hiver », mais on ne veut pas trop s’avancer. Il y a un clip plus ou moins maison qui sortira, quelque chose de très travaillé. On a aussi le projet d’un clip avec quelqu’un qui s’appelle Teva, qui nous suit avec sa caméra depuis des années. C’est d’ailleurs grâce a cette matière là que l’on a fait nos teasers d’album. C’est très précieux.
What is the next music video out then?

A priori it would be “Hiver” but we do not want too tell much. There is a video more or less house made to be released, something very crafted. There is also the project of a video with someone called Teva, he’s been following us with his camera for years. It is thanks to this material there that we did our album teasers. This is very valuable.

 

IslBG

Vous aviez aussi participé à un Concert à Emporter de La Blogothéque. C’était comment ?
C’était au Parc de La Villette, ils ont un vrai savoir faire, de vrais pro dans ce domaine. On ne les connaissait pas mais ils avaient plein d’idées, nous on essayait surtout de bien interpréter les morceaux. C’est super chouette, c’est eux qui ont inventé le concept, ils ont filmé pleins de concerts, dont Phoenix avec un drone, c’est vraiment pas mal.
You also participated in a Take Away Show from La Blogotheque. How was it?
It was at the Parc de La Villette, they have a true knowledge, they are profesionals in this area. We did not know them but they had plenty of ideas, we tried to properly interpret the tracks. It’s super cool, they are the ones who invented the concept. They filmed a full Phoenix concert with a drone, it’s amazing. 


On a aussi vu que vous faisiez référence à La Famille Tenenbaum de Wes Anderson sur des visuels, c’est un réalisateur qui vous inspire ?
Oui c’est une amie espagnole qui est dessinatrice et illustratrice que l’on avait rencontré pendant un concert acoustique qui a fait ça. L’idée c’était de faire des illus pendant qu’on jouait, c’est quelqu’un de très talentueux. Le clin d’œil c’est que sur la première tournée, notre sample d’intro est un dialogue de ce film là. C’est Margot Tenenbaum qui parle, on a appelé l’instru Margot.
We also saw that you were referring to The Royal Tenenbaums, a Wes Anderson movie, is it a director who inspires you?
Yes, it is a Spanish friend who is a designer and illustrator that we had met during an acoustic show who did it. The idea was to make illustrations while we were playing, she’s a very talented. The wink is that on the first tour, our intro sample was a dialogue from the movie. This is Margot Tenenbaum speaking, so we called this music Margot.
On fait un bilan de l’année 2014 en terme de musique, vous avez écouté quoi de votre coté ?
Timber Timbre ! Je connaissais de nom mais en allant à Gatteville j’écoutais ça et c’était assez chouette. Je ne connais pas les albums d’avant mais dans le dernier tout est très lent, c’est une éloge à la lenteur. Rodrigo Amarente, aussi. Nick Mulvey qui est vachement bien, tout à la guitare sèche, qu’il faut écouter avec une caipirinha. Mac De Marco aussi l’été dernier. Sinon récemment il y a un groupe français qui s’appelle Isaac Delusion qui tabasse tout. On va jouer deux trois dates avec eux, on les a rencontré il n’y a pas longtemps ils sont très cools.
How did you feel 2014 in terms of music, what did you listen to?
Timber Timbre! I knew them by name, but by going to Gatteville I listened to it and it was pretty nice. I do not know the albums before but in the last one everything is slow, it is a praise of slowness. Rodrigo Amarente, too. Nick Mulvey is really good, just the acoustic guitar, it must be listened with a caipirinha. Mac De Marco also last summer. Otherwise there is a recent French group called Isaac Delusion that beats everything. We will play two or three dates with them, we met not long ago, they are very cool.

Et vos attentes pour 2015 ?
On est très excités de la sortie du deuxième album, là on sort de 4 jours de résidence pendant lesquels on a travaillé le live. Plein de choses vont converger pour le début de la tournée, c’est une période super stimulante. On commence le 11 février à Tourcoing. Et on a souvent une vision assez éphémère quand on est un groupe, on ne sait pas trop jusqu’où ça va aller alors on profite, on construit les choses petit à petit, on réfléchit à mieux s’exprimer, à progresser. On prend la mesure des choses, du travail des 3 ou 4 dernières années, des trucs se mettent en place, tout devient plus agréable et plus naturel, c’est très cool.
And expectations for 2015?
We are very excited about the release of the second album, we just came out of a 4-day residency during which we worked our live performances. Lots of things will converge for the beginning of the tour, it’s a super exciting period. We begin Feb. 11th in Tourcoing. And often bands have a rather fleeting vision about what they are, we do not really know how far it will go so we enjoy, we build things little by little, we reflect on how to better express ourselves, how to progress. We are taking the measure of things, our work for the last 3 or 4 years, things fall into place, everything becomes more pleasant and natural, it’s very cool.
Et des dates à Paris ?
25 Mars au café de la Danse !
And shows in Paris?
March 25 at the Cafe de la Danse!

 

Cover Baden

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