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Daily Paper dévoile un éditorial SS19 optimiste et engagé

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Posté par Osain Vichi - 8 mars 2019

Daily Paper dévoile un éditorial SS19 optimiste et engagé

Après la sortie des visuels de la campagne Printemps/Été 2019 le mois dernier, Daily Paper présente un lookbook au titre évocateur “Comment survivre et réussir dans l’ère numérique”. Épuré, efficace et puissant, les différents clichés mettent en avant la force de la jeunesse africaine.  

Pour mettre des mots sur le travail d’Elizabeth Wirija, le label situé à Amsterdam décrit : “Comme notre monde semblait plus engagé politiquement la saison dernière, il était impossible de ne pas réagir à cela. Nous avons convoqué notre communauté dans l’espoir d’unir des esprits semblables afin de nous protéger de l’incertitude quant au futur (…) Nous croyons que l’ère numérique peut nous rendre autonomes et grandement nous aider dans notre évolution, mais seulement si nous l’exploitons avant qu’elle ne nous exploite.” À bon entendeur.

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Lolo Zouaï, boss bitch

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Lolo Zouaï, boss bitch

Posté par Mélodie Raymond - 8 mars 2019

Biberonnée à la pop des années 2000 et au rap des années 90, l’auteure et interprète Lolo Zouaï étend doucement son R’n’b naïf, lascif et sarcastique aux États-Unis comme en Europe. 

Avec son hoodie XXL, son pantalon tartan et ses bottines vintage, la jeune femme entre dans la pièce et laisse résonner son “so american accent”. Visage angélique mais parfaitement control freak, la pétillante artiste de 23 ans est loin d’être en terre inconnue puisqu’à Paris, elle est née. Venue au monde d’une mère française et d’un père algérien, elle quitte la capitale à seulement quatre mois lorsque ses parents gagnent à la célèbre loterie Visa Green Card. “On s’est posé à San Francisco car nous avions de la famille dans la région. J’ai grandi dans le Sunset district à côté de l’océan. Il fait très froid et c’est un endroit très brumeux. J’ai commencé par apprendre le français et l’anglais est arrivé dans ma vie grâce à la télé. Je suis allée dans une école française qui était dans le Haight district, un quartier hippie. J’ai eu une enfance très indépendante.” Indépendante : un mot qui résonnera quelques années plus tard particulièrement en elle. À l’âge de 7 ans, la chanteuse écoute aussi bien du raï par son père que de la variété française par sa mère. “J’écoutais aussi tout ce qui passait à la radio. J’adorais Jojo, Christina Aguilera, Beyoncé, toutes ces divas ! J’essayais de chanter comme elles. Britney Spears aussi. Le clip de Toxic était génial et tous les clips du début des années 2000 m’ont beaucoup marquée.” Le rap prendra aussi une place importante dans sa vie notamment grâce au meilleur représentant de la Bay area, E-40.

JACKET: PACO RABANNE
PANTS: TOMMY HILFIGER
TOP: PRADA
SNEAKERS: NIKE AIR MAX PLUS PREMIUM
SUNGLASSES: VINTAGE

“ON TROUVE ÇA IMPORTANT DE FAIRE UNE MUSIQUE QUI PUISSE TRAVERSER LES FRONTIÈRES”

C’est au lycée français qu’elle fait ses premières armes, notamment en participant à des concerts organisés dans lesquels elle réalise très souvent les back-ups. “J’étais derrière les enfants qui avaient du mal à chanter mais je n’étais jamais au premier plan, cela me faisait beaucoup trop peur” s’amuse t-elle. En 5ème, la jeune fille s’inscrit à ses premiers concours. “Je me souviens avoir chanté Hate that i love you de Rihanna, j’étais terrifiée mais c’était une super expérience.” Elle continuera les talent-shows au lycée tout en expérimentant ses premiers écrits comme la guitare. “J’ai gagné deux années consécutives ! 100$ !” se souvient-elle avec enthousiasme. Plus tard, elle étudie un semestre en musicologie dans une université à Nashville dans le Tennessee avant de déménager pour New-York. Après plusieurs titres postés sur Soundcloud dont IDR qu’elle auto-produit dans son appartement à Brooklyn, elle se fait repérer par certains requins de l’industrie musicale qui lui font miroiter la gloire et les contrats dans différents labels sans jamais donner suite. “Ooh you wanna help me, Ooh you wanna fly me out to LA, Dreams you wanna sell me” (Oh vous voulez m’aider, Oh vous voulez m’emmener à LA, vous voulez me vendre du rêve) chante t-elle sur le titre High Highs to Low Lows.

JACKET & PANTS: ASOS
SNEAKERS: PUMA CELL ENDURA OG

Un titre parlant de sa déception qui lui vaudra un demi million de vues sur YouTube et désormais 5 millions d’écoutes sur Spotify. La carrière de Lolo Zouaï est lancée, en toute indépendance. Elle commence alors à travailler sérieusement avec celui qu’elle considère comme son âme-sœur musicale, le producteur Stelios. “Mon manager m’a trouvé sur Instagram et il m’a présenté à l’équipe de KidSuper. C’est grâce à eux que j’ai rencontré Stelios. Il avait déjà travaillé avec des artistes comme A$AP Ferg. On a fait un titre qui s’appelait Cigarette puis je suis allée à Paris et ça a été déterminant. J’ai eu envie d’ajouter des paroles en français, en arabe. Quand je suis rentrée de France, je suis revenue avec le titre High Highs to Low Lows et il a trouvé ça vraiment bien. Stelios est originaire de Chypre et il aime beaucoup la musique traditionnelle qui ressemble un peu à la musique arabe. On a la même vision et on trouve ça important de faire quelque chose qui puisse traverser les frontières.” En mars 2018, sa voix claire teintée d’innocence se retrouve sur le titre Austin Powers tiré de Bisous, le premier album du producteur Myth Syzer.

HAT: ASOS
JACKET: MKT
TOP: WORLD WRESTLING ENTERTAINMENT
SKIRT: ASOS
SHOES: AEROSOLE

“JE ME VERRAIS BIEN FAIRE UNE COLLABORATION AVEC DR MARTENS”

La presse française commence alors à s’intéresser à l’artiste et la classe très vite comme la nouvelle sensation R’n’B. Elle dévoile dans la foulée le clip de Brooklyn Love tourné dans sa friperie préférée, à l’image de son goût prononcé pour tout ce qui a trait au vintage comme le style de ses vidéos VHS. Cette esthétique des années 90, la chanteuse lui fait aussi honneur à travers son style de tomboy qui porte allégeance aux salopettes Dickies, aux pièces Tommy Hilfiger, aux jackets Nascar et aux accessoires de KidSuper Studios. C’est d’ailleurs à cette jeune marque new-yorkaise qu’elle s’associe sur une partie de son merchandising et avec qui elle imaginerait aller plus loin dans la collaboration. Lorsqu’un membre de l’équipe SHOES UP passe près d’elle avec un tee-shirt brandé Babylon, elle s’interrompt : “Cool Babylon ! C’est la marque de mon pote !” avant d’ajouter “J’aimerais beaucoup créer ma propre marque. En plus, si tu fais bien gaffe, les marques en cinq lettres marchent très bien donc ZOUAÏ, c’est parfait ! FENTY, c’est le nom de famille de Rihanna d’ailleurs. Sinon je me verrais bien faire une collaboration avec Dr Martens car je porte énormément de boots, particulièrement les Jadon. Je ferais aussi des pièces dans mon style, assez oversize avec des vestes en cuir et des jeans baggys.”

Déterminée et ambitieuse, elle dévoilait récemment son titre Challenge comme un hymne féministe “Dans tous mes morceaux, il n’y en pas un seul qui parle d’amour. Même si les gens le pensent, c’est bien plus second degré qu’il n’y paraît. Je mets ma carrière au premier plan donc si quelqu’un veut être avec moi, ça ne doit pas être trop facile. Voilà de quoi parle Challenge, elle s’adresse aux femmes indépendantes. Boss Bitches !” Celle qui rêve que The Weeknd reprenne son envoûtant Desert Rose, d’écrire un morceau avec Ty Dolla Sign ou de partager un titre avec Stromae arrivera t-elle à ses fins ? C’est tout ce qu’on lui souhaite en attendant son album à paraître courant 2019. “Je bosse dessus depuis High Highs to Low Lows. Ce sera très spécial, il y a aura beaucoup de styles et d’émotions différentes. Il y aura même une chanson entièrement en français.” Prometteur.

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Lee Jeans® s’unie au photographe Jamel Shabazz pour SS19

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Lee Jeans

Posté par Osain Vichi - 1 mars 2019

Lee Jeans® s’unie au photographe Jamel Shabazz pour SS19

Pour sa nouvelle campagne SS19 intitulée “Back to today”, Lee Jeans® s’allie à Jamel Shabazz et offre une suite à son ouvrage “Back In The Days”, qui immortalisa la jeunesse hip-hop des années 80.

Fer de lance du denim depuis 130 ans, la griffe américaine s’offre un bel hommage autour de ses modèles hip-hop iconiques. Le label a parcouru ses archives afin d’en extraire les pièces les plus old-school pour les réinterpréter dans une version contemporaine. Comme un clin d’œil à sa propre histoire, la marque Lee Jeans® s’est tournée vers le photographe avant-gardiste Jamel Shabazz pour la mise en scène de cette collection inédite. Auteur des images les plus marquantes depuis la naissance de la scène hip-hop, ce spécialiste du phénomène générationnel que constitua la street culture dans les années 1980 a choisi de photographier cette collection Printemps-Été 2019 à New York, dans les mêmes rues et les mêmes quartiers que ceux présentés dans son ouvrage culte, Back in the Days.

Aux côtés des mannequins, Shabazz met en scène ses amis et son réseau artistique au style new-yorkais authentiquement hip-hop. Parmi ces vedettes du street style figurent notamment l’icône du Bronx Kool-Out-K (@koolout_k) et le DJ Lee Rock (@lee-rock_starski). Tous deux passionnées par l’univers des années 1980, ils sont devenus de véritables icônes locales et des sources d’inspiration vestimentaire dans le monde entier. 

Pour célébrer le lancement de la collection Printemps-Été – et cette séduisante collaboration entre Lee Jeans® et Shabazz – la campagne «Back to Today» fera l’objet d’un livre du même titre, en édition limitée. Véritable ode au style hip-hop des années 1980 et à sa réinterprétation contemporaine, cet ouvrage conçu comme un hommage à l’album Back in the Days réunira les plus belles photographies de la campagne Printemps-Été 2019 de Lee Jeans®.

La collection est dores et déjà disponible en ligne.