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En images : le report SU060 release party x Asics

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Posté par Mélodie Raymond - 10 décembre 2018

En images : le report SU060 release party x Asics

Jeudi 6 décembre dernier, on fêtait la sortie du nouveau numéro de SHOES UP. Merci à notre partenaire ASICS, qui nous a permis d’investir le 191 Quai de Valmy et merci à vous pour l’avoir parfaitement retourné !

Encore une fois, vous étiez nombreux à nous apporter votre soutien.

Vous avez turn up fort et cela n’aurait pas été possible sans les membres de Good Dirty Sound ou encore sans le cagoulé le plus connu au monde : Kalash Criminel !

On vous laisse découvrir en images la soirée et on vous invite à vite commander votre magazine ici.

 

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adidas TRESC RUN est enfin disponible chez Foot Locker

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Posté par Mélodie Raymond - 30 novembre 2018

adidas TRESC RUN est enfin disponible chez Foot Locker

Directement inspirée des archives de la marque aux trois bandes, la nouvelle silhouette TRESC RUN s’invite chez Foot Locker pour séduire les audacieux.

Images : SHOES UP                 Style : Pants Andrea Crews   Sneakers adidas

Parfait melting pot entre l’héritage de technologies de pointe et l’esthétique rétro, adidas Tresc Run se pare d’une semelle BOOST pour un confort imparable et d’une empeigne aux détails graphiques. Ôde aux années 90, la silhouette se démarque grâce à sa construction en mesh, agrémentée d’empiècements en daim et en cuir et de ses fameux détails flammes color block. Pour parfaire cette dynamique, une outsole multicolore vient se greffer à la sneaker. Côté coloris, adidas TRESC RUN se décline tantôt en noir, tantôt en gris rehaussée par des éléments bleu électrique, rouge vif et vert fluo.

La chaussure est d’ores et déjà disponible en exclusivité chez Foot Locker au prix de 129,99€.

 

 

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Comment la chaussure punk s’est-elle introduite sur la planète streetwear ?

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DRMARTENS_HERO_SHOESUP

mode

Comment la chaussure punk s’est-elle introduite sur la planète streetwear ?

Posté par Mélodie Raymond - 15 novembre 2018

Véritable emblème des cultures underground comme le punk, la marque Dr. Martens s’est appropriée un espace d’expression marqué au fer rouge par la notion de liberté. C’est tout naturellement que des silhouettes comme l’iconique boots 1460 se sont vues adoptées par l’univers du streetwear. À l’heure où les réseaux sociaux sont devenus l’une des plus grosses vitrines mode, nous avons shootés et rencontrés @kimberlyskinny et @lancelotprat pour leur expertise style.

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur vous et votre mode de vie.  

KIMBERLY : J’ai 24 ans et je suis visual merchandiser de métier. Je travaillais pour Uniqlo et j’ai toujours eu une approche du vêtement assez particulière, dans le sens où j’ai toujours adapté les vêtements à ma personnalité quelque soit la catégorie. Homme, femme, j’aime bien jouer avec et personnaliser le produit. Je pense qu’ils s’en sont rendus compte lorsqu’ils ont vu comment je portais et revisitais leurs vêtements. C’est comme ça que j’ai commencé. J’ai créé mon compte Instagram sur lequel je postais mes looks et ma communauté s’est petit à petit formée. 

LANCELOT : J’ai 18 ans et j’essaye encore de visualiser l’avenir. Plus jeune, je faisais du skate et il y a trois ans, le skate avait le vent en poupe. Gosha Rubchinsky était en pleine ascension et rendait le mouvement particulièrement tendance donc j’ai commencé à avoir des followers sur Instagram. Un jour je me suis fait repérer dans la rue et je me suis retrouvé chez l’agence Rock Men avant de finir chez Elite. Du coup je fais du mannequinat mais je sors d’une école de mode. 

D’où vous viennent vos premières influences mode ? 

LANCELOT : Ma mère travaille dans la mode. Elle est styliste donc je m’y intéresse depuis tout petit mais ce qui m’a marqué, c’est le film Yves Saint Laurent avec Pierre Niney. Ma grand-mère m’a emmené voir ce film quand j’avais 14 ans et ça m’a touché. Après il y a évidemment le skate et Instagram qui ont joué dans mes influences. 

KIMBERLY : Mes influences me viennent de la rue. J’ai grandi à Noisy-le-Grand dans le 93 avant de m’installer à Val de Fontenay dans le 94. C’est street, c’est la vraie vie et on avait tout simplement goût à s’habiller avec nos groupes de copines. Le déclic m’ayant fait commencer à mixer les genres, c’est lorsqu’on m’a fait la réflexion « tu es un garçon manqué ». Je trouvais ça dur et à partir de ce moment-là j’ai commencé à rechercher mon côté féminin. Je devais avoir 14-15 ans. 

Quelles sont les tendances actuelles que vous kiffez ? 

LANCELOT : Je resterais toujours dans le baggy et en ce moment je suis à fond sur la sneaker. J’aime avoir des paires exclusives que je ne verrais pas aux pieds de tout le monde. Sinon je m’inspire des années 90, de la West Coast et de la East Coast. 

KIMBERLY : C’est vrai qu’en ce moment, on est dans une vibe 90’s, je suis aux anges. J’ai toujours eu un petit crush pour cet univers. Je suis issue de cette époque, musicalement et vestimentairement parlant. Dernièrement j’ai bien kiffé les plastic bags. Je trouve ça super cool le fait de pouvoir voir ce qu’il y a à travers. J’aime bien faire attention aux détails. Il y a aussi les waist bags avec un style militaire. Tu as l’impression de porter un gilet pare-balles tout en ayant un sac intégré, ça donne un côté commando que j’aime bien. Derrière l’esthétique de la chaussure Dr. Martens se cache une histoire forte, symbole de contre culture adoptée par les punks, les grunges, les mods.

Trouvez-vous naturel que la culture hip-hop se soit également appropriée la chaussure ? 

LANCELOT : Complètement. Si on regarde la manière dont ont évolué les mouvements hip-hop depuis la fin des années 70, on se rend compte qu’ils sont passés par plein de style et que la réappropriation était leur spécialité. Aujourd’hui, les rappeurs sont aussi des rockeurs, des punks. 

KIMBERLY : Je pense qu’il fallait s’y attendre. Le luxe s’est approprié le streetwear, alors à son tour le streetwear s’approprie le rock. Je suis une nana rock sur les bords, je peux être grunge à fond et j’adore. Pour moi le grunge fait, d’une certaine manière, partie de la culture street. C’est anti-système, et même si le hip-hop l’a divulgué différemment ça reste les mêmes règles. La fusion semblait logique. Il y a actuellement un mouvement mode fort qui lie les codes du punk rock à ceux du streetwear. 

Jacket: Volcom
Sweat: Starter
Pants: ASOS
Socks: adidas Originals
Boots: Dr. Martens 1460 VEGAN CHROME

Qu’en pensez-vous ? 

KIMBERLY : Ça donne un truc en plus au streetwear. Si je dois te donner une définition du mot « streetwear », je ne peux plus seulement citer le côté sportif avec la basket et le jogging. Cela englobe d’autres tendances comme le grunge ou le punk. On est devenu une grande famille et chacun peut s’y retrouver, l’essentiel c’est de se sentir street dans l’âme. 

LANCELOT : Je trouve ça trop stylé. Les punks osent porter des trucs improbables comme des jeans avec des collants. Si le streetwear s’en inspire, c’est tout simplement car cela représente cette génération 2018 super libre et je m’en foutiste. Même dans le rap, il y a un mouvement anarchiste que l’on retrouve chez des artistes comme Lil Pump, etc. 

Quels sont, selon vous, les points forts de la chaussure Dr. Martens ? 

KIMBERLY : J’aime le fait qu’elle soit intergénérationnelle et unisexe. Ça peut toucher tout le monde. Comme j’ai pu te le dire, mon style est Tomboy et quitte à choisir entre l’homme ou la femme, je choisirais l’homme. Je trouve ça intéressant de pouvoir trouver des paires masculines à ma taille et les porter avec toutes mes tenues. Ensuite je trouve que la Dr. est tape à l’oeil, dans le sens où la paire est imposante. Elle fait toute une tenue. Tu peux t’habiller de n’importe quelle manière, si tu cales une Dr., ton style est fait. 

LANCELOT : J’ai eu plein de coloris différents, pas toujours évidents à mettre mais une montante noire, elle est parfaite avec tout. 

Jacket: C.P COMPANY
Sweat: Vans
Chest-bag: MELANGE
Pants: Milk it
Boots: Dr. Martens 1460 PASCAL

Plutôt version haute ou version basse ? 

KIMBERLY : Je dirais haute. 

LANCELOT : Je l’aime haute mais il y a quelques années, je la portais basse avec des chaussettes de couleurs différentes, un jean droit et une chemise boutonnée très haut, style british. 

Comment aimez-vous la porter un jour chill ? 

KIMBERLY : Ça dépend de quelle paire on parle. Mais personnellement la classique boots aux 8 oeillets (N.D.L.R : La Dr. Martens 1460), j’aime bien la rocker avec un pantalon cargo style militaire. Le look “Soldado” comme j’aime bien l’appeler : un bob, un crop top pour le côté girly, un cargo pants et les boots. 

LANCELOT : Je porte la montante noire mat avec un baggy Carhartt WIP full jean et ça tombe super bien. 

Et dans un style élégant ? 

KIMBERLY : Un costume, je pense que ça serait très bien. Ça donnerait un côté androgyne et élégant. Niveau couleur, tout dépendrait de ma couleur de cheveux. Supposons qu’ils soient verts, je mettrais un costume vert pomme pour porter avec les Dr. 

LANCELOT : Je porterais la basse. Si je veux être chic au soleil, je la porte blanche et si je fais du chic à Paris, je la porte noir avec un pantalon cintré, un tee blanc et des accessoires comme des bagues.

KIMBERLY
Jacket: Pyrenex
Sweat: Starter
Waist-Bag: Fila
Pants: Daisy Streets
Boots: Dr. Martens 1460 VEGAN CHROME

LANCELOT:
Hat: Melange
Jacket: Napapijri
Pants: Savage Couture
Boots: Dr. Martens JADON POLISHED SMOOTH