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Mavi Phoenix : tout feu, tout flamme

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music

Mavi Phoenix : tout feu, tout flamme

Posté par Erwan Helleux - 4 juin 2019

Si parler de l’Autriche revient souvent à citer des noms tels que Johann Strauss ou Helmut Lang, rares sont les artistes émergents qui réussissent à se frayer un chemin sur la route du succès international. Parmi eux, quelque part entre la pop, le rap et l’alternatif, Mavi Phoenix séduit un public en quête de singularité et de fraîcheur.

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Jacket: Y-3
Pants: Asos
Sneakers: Travis Scott x Nike Air Force 1
Sunglasses: Calvin Klein

Mavi fait partie d’une génération qui brise les codes. Elle est adepte du do it yourself, totalement lookée no gender et fidèle au vocodeur sous toutes ses formes. N’en déplaise à certains. Mavi est le prénom qu’aurait porté son petit frère s’il était né fille. Phoenix pour River, icône grunge du cinéma américain mort à 23 ans en 1993 et frère aîné de Joaquin. Très jeune, elle comprend que l’art et la musique prendront une place essentielle dans sa vie. À onze ans, son père lui offre son premier ordinateur : l’occasion de découvrir le logiciel Garageband, dédié à la composition musicale.

« Au lycée, je portais les mêmes fringues que tout le monde. J’avais envie de me démarquer mais je n’osais pas. »

Issue de la petite ville de Linz, c’est à Vienne qu’elle vient s’émanciper et chercher son équilibre, pour ses études comme pour son style et la musique. « J’ai toujours su que je voulais quitter Linz pour un endroit plus grand qui m’offrirait plus de possibilités. Pour te donner un exemple, au lycée, je portais les mêmes fringues que tout le monde. J’avais envie de me démarquer mais je n’osais pas. J’étais brune avec les cheveux très longs et j’ai attendu de me barrer pour oser couper et me faire blonde. »

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Jacket: Samsøe & Samsøe
Jumpsuit: Arena
Sweat-shirt: Starter
Sneakers: Fila – Disruptor II Prenium Repeat (Disponible chez Sneakernstuff)
Sunglasses: Kenzo

Pour justifier son déménagement dans la capitale auprès de ses parents, elle choisit une université pour étudier la politique et l’économie durant quelques mois. Restant focalisée sur son but de parvenir à percer dans la musique, elle prend tout de même goût à ses études et s’intéresse à la politique. Représentante d’une jeunesse créative, ouverte d’esprit et inspirée du multiculturalisme, c’est le cœur lourd qu’elle déplore l’investiture du gouvernement formé par la droite et l’extrême droite depuis décembre 2017 dans son pays. «Mes amis et moi faisions sans arrêt des blagues en se disant « Imagine si ces gens là arrivent au pouvoir » et c’est arrivé. Je n’arrive toujours pas à croire qu’on soit dans une telle position dans mon pays natal mais c’est important de ne pas perdre espoir. Je suis persuadée que ce qui est vraiment mauvais peut être dénoncé. Dans mon dernier EP, sur le titre Prime, je dis « the new generation is in their prime / we gotta take over quicktime » (La nouvelle génération est à son apogée, il faut prendre le contrôle rapidement). J’avais juste envie de me dire et de dire au monde que malgré la puissance de ceux qui détiennent le pouvoir, on peut renverser la situation. »

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Polo: LACOSTE (disponible chez Citadium)
Pants: ANDREA CREWS
Socks: Stance
Sneakers: New Balance WX608 (disponible chez Sneakernstuff)
Bag: Quay (disponibe chez Citadium)

Elle est de nature optimiste comme en témoigne son titre lumineux Yellow mais elle peut aussi être opiniâtre. Preuve en est : Los Santos, morceau dans lequel elle dénonce la culture internet de masse, parfois toxique. Clashée par des internautes pour son utilisation du vocodeur, Mavi comprend rapidement que contrairement aux rappeurs reconnus comme Kanye West ou Travis Scott, le seul fait qu’elle soit femme engendre un jugement plus dur à son égard. « J’ai l’impression qu’il y a de véritables préjugés envers les voix féminines auto-tunées. Beaucoup pensent encore que lorsqu’une femme chante, elle est censée avoir une belle voix et des paroles larmoyantes. Ce n’est pas mon cas. Je pense qu’une femme peut-être autre chose, qu’elle peut chanter « fuck you » sans se soucier des jugements. Chacune devrait pouvoir faire et être ce qu’elle souhaite être tout comme les hommes peuvent être ou paraître ce qu’ils veulent. » soutient-elle.

« A quoi cela sert de faire de l’art si l’on ne peut pas être soi-même ? »

Pour s’exprimer, elle choisit de fonder son label LTT Records dans un souci de liberté. « Tout ce que je fais, que ce soit dans mes textes, mes clips, mes photos etc, je veux garder le contrôle. Ce serait un cauchemar d’avoir quelqu’un derrière moi qui me dicterait les choses. A quoi cela sert de faire de l’art si l’on ne peut pas être soi-même ? Mon label est né ainsi. Je ne crache pas sur les grands labels mais je pense qu’il y a encore du chemin à faire dans leur manière d’aider un jeune artiste à se construire. » À 24 ans, la jeune femme productrice et auteure de l’EP Young Prophet puis Young Prophet II couche sur le papier avec nonchalance des mots simples sur des productions complexes à l’image des labels mode qu’elle chérit comme Vetements ou 032C. Puisant ses inspirations dans la musique traditionnelle (Aventura) en passant par le R’n’B (Ibiza) ou l’électro, Mavi est souvent décrite comme difficilement classable. Son univers riche n’est d’ailleurs pas sans rappeler des artistes tels que Uffie, MØ ou la rappeuse allemande Haiyti.

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Si la culture de la rue existe bel et bien en Autriche, Mavi affirme pourtant n’y avoir jamais été vraiment sensible tout en étant consciente que ses inspirations sont particulièrement underground. « J’ai toujours associé cette culture aux Etats-Unis, c’était là-bas que tout se passait. Depuis qu’un management s’est mis en place autour de moi, j’ai commencé à m’intéresser à l’Autriche car l’Autriche s’est intéressée à moi. Maintenant que je fais vraiment partie de cette scène, je réalise l’ampleur du hip-hop dans mon pays. »

« J’ai l’impression qu’il y a de véritables préjugés envers les voix féminines auto-tunées. »

Cette scène a également donné naissance à plusieurs marques urbaines pointues que la jeune femme suit de près. Parmi elles, la maison Wendy Jim pilotée par Hermann Fankhauser et Helga Ruthner ou encore la designer Astrid Deigner. « La plupart de ses pièces détournent les smileys de manière vraiment cool » explique t-elle. « Quand je suis en tournée, j’aime avoir les pièces les plus fraîches comme les sneakers, les jackets et les lunettes. » Portant allégeance à la haute-couture Balenciaga ou Versace en espérant pouvoir s’en offrir un jour, c’est dans sa paire de Air Force One signée Travis Scott qu’elle continuera à étendre son univers distinct, au-delà des frontières autrichiennes.

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Booba ouvre un pop-up store ce week-end à Paris

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Booba DCNTD

Posté par Salomé Moisson - 3 juin 2019

Booba ouvre un pop-up store ce week-end à Paris

Le pop-up store de Booba sera ouvert les 7, 8 et 9 juin dans le 3ème arrondissement de Paris. L’occasion pour les fans de B2o de retrouver les pièces de la collection DCNTD.

Il y a quelques mois, Booba avait annoncé la fin de sa collaboration avec Ünkut, révélant par la même occasion le lancement de Disconnected, ou DCNTD. Teasés depuis novembre, les fans du Duc de Boulogne ont enfin eu plus d’informations sur cette mystérieuse marque grâce à une vidéo postée sur le compte Instagram de celle-ci. 

À l’instar de PNL, Booba lance un magasin éphémère en plein cœur de Paris.  La collection sera ainsi disponible du 7 au 9 juin au 56 rue Notre Dame de Nazareth, de 10h à 20h. On imagine évidemment qu’après tant d’attente, il faudra être patient pour se procurer des pièces de la marque.

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Isakin et Sawa s’associent de nouveau sur quatre modèles

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SAWA x ISAKIN

Posté par Mélodie Raymond - 3 juin 2019

Isakin et Sawa s’associent de nouveau sur quatre modèles

La marque parisienne Isakin, fondée par Thomas Traoré, s’associe une nouvelle fois à la griffe engagée pour l’Afrique, Sawa.

Distribuée en édition ultra limitée, la collection Isakin x Sawa fait la part belle aux imprimés ethniques à travers quatre pieds jouant sur le détournement de toiles de tapisserie. La texture de la semelle est de son côté inspirée de la vannerie traditionnelle africaine. Pour cette capsule, les deux marques installées dans le 18ème arrondissement de Paris misent sur la sneaker semi-montante Lishan, inspirée des modèles vintages de basketball.


Pour ne rien gâcher à l’esthétique, l’éthique entre également en jeu lorsqu’il s’agit de parler d’Isakin ou de Sawa. En effet, la première met le savoir-faire français au coeur de ses pièces et favorise la production locale. Elle privilégie par ailleurs l’upcycling en utilisant des stocks dormants de l’industrie textile pour limiter sa consommation d’eau et l’utilisation de produits chimiques. La seconde est quant à elle la première marque africaine de baskets premium. Créée au Cameroun en 2009, la marque Sawa fabrique ses produits en Ethiopie depuis 2011, où elle assure à tous ses employés un contrat permanent et une rémunération supérieure au salaire moyen malgré la faible production.


Pour mettre la main sur cette collaboration, rendez-vous sur le site d’Isakin ou dans la boutique du 9 Rue André del Sarte, niché dans le quartier parisien de Barbès. Vous y retrouverez les quatre silhouettes au prix de 135 euros.