Vous lisez :

Shay ne baisse jamais sa garde

Partagez sur :

music

Shay ne baisse jamais sa garde

Posté par Erwan Helleux - 10 mai 2019

Alors qu’elle doit faire face aux critiques dès ses débuts en 2011, Shay impose sa patte avec un premier album certifié disque d’or, Jolie Garce (2016). Une position clivante que l’artiste belge cultive avec une esthétique pompeuse et effrontée, qui illustre le titre de son disque. Deux ans plus tard, les acérés Jolie et Cocorico balaient cette posture d’un revers de main. Deux titres, extrait d’un album Antidote, qui sonne déjà comme une revanche.

30 novembre 2018. Après plusieurs mois passés dans l’ombre, Shay revient sur le devant de la scène avec le renversant Jolie. Méconnaissable, la rappeuse crève l’écran, plongée au cœur d’un plan séquence osé et puissant. L’auteure de PMW offre alors une véritable performance où elle joue de son corps et passe d’émotion en émotion pour deux minutes intenses. Une performance imaginée et filmée par Guillaume Doubet, nouveau réalisateur et collaborateur de l’artiste bruxelloise. Malgré un voyage perturbé par la neige et une courte nuit, Shay nous confie avec le sourire « J’ai toujours voulu faire ce que je fais aujourd’hui, mais je n’étais pas assez sûre de moi pour imposer ma vision. Ma rencontre avec Guillaume a tout changé parce qu’il y a un vrai échange. Tout part de mes envies. » Elle ajoute « Pour Jolie je voulais un clip simple mais marquant. Et Guillaume Doubet m’a parlé du plan séquence. Il a ensuite imaginé cette mise en situation et je l’ai suivi. Mon chorégraphe Nick m’a également bien conseillée. Avec ce titre, je mets tout à plat et je repars de l’avant. »

« Montrer son corps est également une forme de féminisme » 

Si l’intitulé « Jolie » , et le retrait du « Garce » , semble indiquer un apaisement, le morceau est un rugueux règlement de comptes avant de tourner définitivement la page. « Ça ne sait même pas chanter, donc normal ça parle sur snap / D’ailleurs c’n’est sûrement pas par peur, qu’à celles-ci je n’réponds pas (…) Vos polémiques, j’en LOL sous peroxyde d’azote (…) Le prochain va tout péter, j’ferai des concerts tout-par / La fan-base est trop solide, secoue-là, elle bouge pas / Si j’te dis j’arrête demain, ça sera suivi par « canular » . » lance la belge sur l’instrumentale de Pyroman, déterminée à marquer les esprits en 2019. « J’avais envie de revenir avec une nouvelle image. Si je ne m’assume pas artistiquement, si je ne suis plus authentique, je n’apporte rien, et ce n’est pas ce qui m’intéresse. » explique-t-elle. Un réveil rageur suivi du délirant Cocorico, qui confirme une audace mieux maîtrisée et théâtralisée. Moins brut et plus réfléchi, le résultat se rapproche cette fois d’un story-telling revendicatif « Quand t’as du talent ou que tu es un créatif, tu as souvent affaire à des gens qui ne t’estiment pas à ta juste valeur. C’est ce que Cocorico raconte. » décrypte Shay avant de préciser « Dorénavant, je m’attache surtout au sens des clips. Il faut qu’ils racontent une histoire. » «

Un retour à l’arrière-goût de revanche qui témoigne d’une exposition médiatique difficile à gérer lors du succès du premier album. « Notre métier n’est vraiment pas simple et je doute presque tout le temps. Les gens ne te font pas de cadeaux lorsqu’ils jugent le travail que tu as réalisé avec passion. » observe la rappeuse, qui rappelle « Je suis arrivée sur un lynchage : le premier titre que j’ai publié en 2011 avec Booba n’a pas bien été accueilli. Donc je suis habituée à cette hostilité. Puis, Jolie Garce a été fait très rapidement car tout s’est accéléré avec le succès de PMW, et j’ai pu m’imposer. » La chanteuse avait donc besoin du calme après la tempête pour revenir plus forte et plus sincère.

“J’ai toujours voulu faire ce que je fais aujourd’hui”

Jacket : SWEET PANTS
Body : Bershka
Skirt : Balmain
(disponible chez Matchesfashion)
Tights : H&M
Sneakers: adidas Falcon
Bag : Balenciaga
(disponible chez Matchesfashion)

« L’image de diva ne me correspondait pas vraiment parce que j’étais mise sur un piédestal, et je ne le voulais pas, ce n’était pas moi. » indique-t-elle avant d’en venir à cette période de travail loin des charts et paillettes : « Je ne parlerais pas de pause puisque j’ai travaillé, notamment en studio. C’est vrai que c’est long face au rythme actuel du rap francophone mais j’en avais besoin. Il m’a fallu du temps pour savoir précisément ce que j’avais envie de dire et de faire. » Dans un rôle plus abouti et décomplexé, Shay a su tirer les bonnes leçons du passé pour reprendre le contrôle de son scénario artistique. Plus sage, la bruxelloise admet « J’étais beaucoup dans la confrontation mais je n’en ai plus besoin désormais » sans perdre de vue l’engagement intrinsèque de sa démarche musicale « Jolie Garce était une revendication, parce que lorsque tu es une artiste féminine et que tu réussis, on essaie toujours de te rabaisser. Désormais, le corps permet de s’affirmer plutôt que de séduire. S’exposer de cette manière est également une forme de féminisme. »

Jacket : Napajiri
Sweat : H&M
Corset : Gilles Sacq
Short : GUESS
Socks : adidas Originals
Sneakers: Converse x JW Anderson
Sunglasses : MAISON MARGIELA
(disponible chez Marc Le Bihan)
Earring : Moschino x H&M

« J’aime combiner l’univers cyber-punk à un style plus street »

Une prise de position, qui ne risque pas de calmer les haters, qu’elle assume pleinement et qu’elle n’hésitera pas à défendre « J’ai envie d’être dans cette position parce que j’ai des choses à dire et des personnes comptent sur moi. » Un univers à la sexualité exacerbée qui rappelle les figures incontournables Cardi B et Nicki Minaj mais convoque également les créations hybrides des jeunes enseignes I.AM.GIA, Skoot Apparel, HMN ALNS ou encore Naked Wolf. Tandis qu’elle arbore une imposante paire de bottes noires Versace à plate- forme et à lacets, associée à un hoodie noir oversize, Shay se réjouit « J’aime les looks cyber-punk et gothique, et les combiner à un style plus street. » À l’instar de sa musique, son imagerie casse les codes pour une finalité esthétique tout en essayant de lutter contre les idées reçues. Alors que le très attendu Notifications, troisième extrait, est prévu pour fin février, la suite de Jolie Garce se veut plus ambitieuse, plus personnelle, plus intros- pective, plus poignante. « Ce deuxième album est vraiment important pour moi. J’ai pris le temps de le travailler et je suis plus libre. » révèle la chanteuse, qui semble être enfin prête pour la prochaine étape. Dans son single Cabeza, elle chantait déjà « 9 fois j’suis tombée, 10 fois j’me suis relevée » et prévenait ses adversaires : elle ne baissera jamais la garde.

Vous lisez :

Karl Lagerfeld revisite la Roma de chez Puma

Partagez sur :

Puma x Karl Lagerfeld Roma et Roma Armor

Posté par Erwan Helleux - 10 mai 2019

Karl Lagerfeld revisite la Roma de chez Puma

L’année passée, les deux marques avaient déjà collaboré sur deux sneakers et une collection textile. Cette fois-ci, l’enseigne du regretté créateur de Chanel s’attaque à un modèle de chez Puma : la Roma.

L’univers street de Puma fusionne donc, une fois de plus, avec les réalisations classiques et sophistiquées de Karl. Cette collaboration met à l’honneur la Roma, un modèle sorti à l’origine en 1968. On retrouve donc, d’abord, la Roma dans une version unisexe et monochrome qui reprend le branding “Karl Lagerfeld” et s’amuse avec des pois sur une empeigne en cuir souple.

L’autre sneaker issue de cette deuxième collaboration est, elle, pensée pour les femmes. Cette fois-ci l’empeigne profite d’un traitement en satin, les pois blancs sont eux aussi présents aux côtés d’un logo Karl Lagerfeld, joliment disposé en cercle. Mais ce qui séduit dans cette version Roma Armor, c’est la semelle compensée où la marque du créateur allemand a encore une fois inscrit son nom, en capital. On retiendra aussi les touches de rose pale sur l’intérieur de la paire, la languette et le branding puma. En somme, une bien belle sneaker à semelle haute, toute en sobriété. Pour les plus pressés, rassurez-vous la Puma Roma et la Roma Armor en collaboration avec Karl Lagerfeld seront disponible en pré-vente le 15 mai sur le site de Puma et de Karl Lagerfeld. Avant d’arriver dans les magasins des deux enseignes dès le 16 mai.

Vous lisez :

Tous derrière les Bleues avec la dernière collection Nike

Partagez sur :

Posté par Erwan Helleux - 9 mai 2019

Tous derrière les Bleues avec la dernière collection Nike

À désormais quelques semaines du début de la Coupe du monde de football féminin en France, Nike dévoile une collection Unité Totale. Le résultat ? Des sneakers aux couleurs des Bleues, et outfits assorties.

Nommée Unité Totale, cette collection célébrant le pays hôte de la Coupe du monde se veut être à la fois un mélange d’élégance à la française, de raffinement, mais aussi de créativité. Ainsi, la marque au swoosh fait la part belle à ses sneakers puisque 12 modèles ont été réalisés, exclusivement pour les femmes.

Cinq modèles sont particulièrement mis en avant : deux coloris de la Air Max 98, la Air Max Plus, la React Element 55 et une paire de claquettes Benassi. Toutes ces paires reprennent les couleurs des bleues sur leurs empeignes, avec sur certaines des accents de rouge et d’or. Chaque paire est aussi marquée du slogan des bleues « Nos différences nous unissent », un joli message que l’on retrouvera sur le nouveau maillot de Wendie Renard et des ses collègues.

Les sept autres modèles sont eux plus simples. Toutes de blanc vêtues, la Air Max 720, la Air Max Dia, la VAPORMAX 2019, la Zoom 2K, la Air Jordan 1, Epic React FK2 et la Benassi JDI profitent aussi du slogan et apportent cette touche d’élégance si chère à la mode française. Finalement, Nike a aussi conçu trois tenues, pensées pour la rue, où l’on retrouve toujours les fameux pois à l’effigie du maillot des bleues, des rayures aussi bien apposées sur des maillots de football rétro que sur une robe. L’ensemble de la collection sera disponible le 16 mai prochain, chez Nike et ses revendeurs.