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SHOES UP présente la vibrante collection J BALVIN x GUESS

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SHOES UP présente la vibrante collection J BALVIN x GUESS

Posté par Mélodie Raymond - 14 février 2019

Disponible depuis quelques jours, la collection entre GUESS et la figure colombienne reggaeton J Balvin innonde nos feeds instagrams. Quarante-deux pièces qui célèbrent l’énergie solaire de Miami, où les couleurs saturées et le Tie and Dye sont mis à l’honneur.

Des tubes à n’en plus finir, des collaborations prestigieuses comme avec Beyoncé ou Cardi B, J Balvin est un phénomène international que l’on ne présente plus. En 2015, J Balvin était nommé pas moins de 13 fois aux Billboard Latin Music Awards et remportait notamment le prix du Meilleur nouvel artiste de l’année. Depuis, on ne l’arrête plus. Célèbre, il est aussi connu pour ses outfits extravagants et plus largement, son goût prononcé pour la mode.

C’est donc tout naturellement que la firme de Marciano a fait appel à ses talents de créatifs pour une collaboration. Après une collection full-color avec Sean Wotherspoon, la marque affirme encore un peu plus son positionnement streetwear. Commercialisée depuis le 7 février, cette ligne édifiante dévoile des pièces masculines et féminines dont l’allure pop et rétro sentent bon la saison estivale. Alors que les articles pour femmes comprennent des crops-tops oversize, des bodys, des tracksuits ainsi que des denims dans les tons de rouge, jaune, rose, vert et blanc, la collection masculine est quant à elle axée color-bloc et prints tie and dye psychédéliques. La gamme propose également toute sorte d’accessoires, à savoir des maillots de bain, des chaussettes et une banane multicolore.

Cette collection s’inspire des ‘Vibras’ : la bonne énergie, les bonnes vibrations (…). M’associer à Guess et dessiner ma première collaboration avec une grande marque mondiale était un rêve, et ce n’est que le début.” explique J Balvin.

Paul Marciano, co-fondateur de Guess a quant à lui expliqué avoir “compris comment les millennials pensent, créent et traduisent ce que la mode signifie aujourd’hui pour eux. Il n’y a pas de règles !” Déjà en novembre dernier, J Balvin était nommé ambassadeur de la marque pour la campagne printemps 2019.

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Comment Dickies est-elle devenue une marque emblématique du hip-hop ?

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Posté par Osain Vichi - 14 février 2019

Comment Dickies est-elle devenue une marque emblématique du hip-hop ?

Marquée par un fort héritage workwear, l’enseigne texane Dickies est incontournable à l’esthétique du hip-hop américain dès le début des années 90 et se trouve aujourd’hui aux portes du streetwear européen. Plusieurs transitions qui jalonnent un parcours atypique : des uniformes de l’armée US aux outfits efficaces de Kendrick Lamar ou Jay Rock, en passant par les amples pantalons chinos arborés par le collectif NWA. 

DÉVELOPPEMENT ET TRANSITIONS AU XXe SIÈCLE

Alors que que Dickies s’insère peu à peu au sein de la spirale streetwear à travers le prisme du hip-hop, revenons sur les origines de la marque qui a vu le jour en plein cœur du Texas. Si son lancement officiel remonte à 1922, l’enseigne porte alors le nom de Williamson-Dickie Manufacturing Company, patronymes des deux associés avant que C.N Williamson n’en prenne totalement le contrôle avec son père et l’un de ses cousins, et tire son identité de ces débuts. “Depuis 1922, chaque vêtement de travail Dickies représente la qualité, la robustesse et la fierté qui incarnent l’esprit de l’ouvrier américain.” peut-on lire sur le site web de la firme. La collaboration du duo texan se focalise au départ sur la vente de “véhicule et d’harnais” mais Williamson oriente ensuite la compagnie vers la fabrication de combinaisons et de salopettes workwear. En plein essor industriel, les ouvriers outre-Atlantique s’entassent dans les usines et ont besoin d’être protégés. 20 ans après sa création, les États-Unis entrent en guerre et Dickies est réquisitionnée pour la production d’uniformes militaires au vu de la qualité de ses tissus. Bien que la griffe se détache ensuite de cet univers afin d’aller chercher une clientèle civile et un rayonnement mondial, elle ne perdra jamais cet ADN workwear qui la caractérise.


Depuis ses débuts, Dickies suit la philosophie du “fit for use” (apte à l’emploi) pour le travailleur américain en col bleu. Des vêtements qui oscillent entre l’univers militaire et les tenues de travail.” nous relate Kevin Penney, actuel marketing manager de Dickies Life “Europe”, section de la marque entièrement consacrée au prêt-à-porter streetwear aujourd’hui. Les années 50, 60 et 70 sont ainsi rythmées par ce retour au véritable workwear. Combinaisons et salopettes de travail, larges jackets, confortables pantalons chinos et autres résistants denims font fureur. Un engouement qui s’exporte bien au-delà des frontières américaines : du Japon à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud et bien sûr l’Europe. Puis, la fin du XXe siècle est synonyme de tournant pour Dickies avec l’essor de la scène rap californienne. Un renouveau qui va compter. “Dickies s’est vu être approprié par de nombreuses sous-cultures, du skate au Kustom Kulture, en passant par le streetwear ou la musique alternative. Ces tendances clés nous indique comment et où Dickies doit se diversifier tout en gardant cet ADN qui lui donne cette esthétique workwear.” remarque Kevin Penney.


L’ATOUT DU HIP-HOP CALIFORNIEN

Parmi les plus importantes manufactures workwear mondiales à l’aube des années 90, le port de la marque est revisitée par l’esthétique frontale et l’attitude arrogante des artistes hip-hop de Los Angeles, notamment du gangsta rap. Les effrontés du groupe mythique N.W.A (pour Niggaz’ With Attitude) mais aussi Tupac, Snoop Dogg, Warren G, Nate Dogg, le duo Dogg Tha Pound ou Cypress Hill arborent fièrement le pantalon double knee work, la chemise 1574 work ou encore le short 13” multi pocket. Portés de manière oversize, les coupes amples et épurées des produits Dickies illustrent parfaitement l’énergie street californienne du moment et inondent l’univers hip-hop. Déclinés sous de nombreux coloris, ils sont souvent associés à des t-shirts blancs XXL, des Air Force One immaculées ou des Converse Chuck Taylor. Pour autant, la griffe texane ne répond pas à ces insistants appels et reste passive quand à cette effervescence car une autre réalité s’y cache : le monde du rap de LA est gangréné par les guerres de gang, en particulier les dominants Bloods et Crips. Et alors que ces drames font partie du quotidien américain, Dickies est parallèlement l’un des premiers fabricants de vêtements hospitaliers aux États-Unis.  


Toujours est-il que cette entrée en matière a permis à l’enseigne de s’inscrire durablement au sein du paysage urbain. Par la suite, d’autres rappeurs influents se montrent affublés de la marque au fer à cheval (en référence aux calèches vendues dans les années 1920) : le binôme UGK, Young Jeezy, Rick Ross, Eminem ou The Game. Plus récemment, les californiens YG, G Perico et Boogie poursuivent le lien étroit entre Los Angeles et Dickies tandis que les figures A$AP Rocky, Kanye West, Travis Scott et Kendrick Lamar apportent une posture streetwear bienvenue.


ENTRE WORKWEAR ET STREETWEAR ? 

“Je pense que c’est formidable lorsque la société s’approprie un produit et lui donne une nouvelle vie à travers les tendances actuelles de la mode. Le Workwear soutient la création, qu’il s’agisse de la construction d’un skate park, d’un chantier ou de la composition de musique.” nous explique Kevin Penney, qui déclare ensuite “Dickies est aussi bien perçue comme une marque streetwear que comme une marque workwear.” Une position que l’enseigne doit grandement à l’exposition que lui a offert le hip-hop et qu’elle ne travaille que depuis la fin des années 2010. Un retard que Dickies tente de rattraper avec le développement de la branche “Dickies Life”, qui propose des coupes et motifs modernes et s’attaque notamment au marché européen. Une transition qui se révèle à travers une communication plus street, que ce soit les dernières collections ou les derniers lookbooks. “Certaines silhouettes sont vendues aux États-Unis, mais en Europe, il s’agit d’une collection très différente.” décrypte Kevin. Si la griffe US a choisi de présenter sa ligne SS19 dans les rues de Barcelone, sweats décontractés, imprimés rayés et couleurs vives partagent l’affiche avec les classiques chemises et pantalons unis. Innover sans perdre son identité originelle est alors le dilemme à résoudre. 


Face à ce véritable enjeu, le marketing manager de Dickies Life “Europe” propose plusieurs éléments de réponse :“J’aimerais que l’on continue dans la même veine avec un certain niveau d’exigence. Cela pourrait être le cas à travers des collaborations pertinentes avec des marques avant-gardistes, et qui ont une affinité avec Dickies. Comme celle que nous avons fait avec Stüssy, nos collaborations doivent être intemporelles, ce qui reste la clé du succès de Dickies (…) Je pense aussi qu’il est important de s’appuyer sur cet élan streetwear et se concentrer sur ce marché.” La bonne formule pour s’imposer définitivement parmi les marques incontournables du streetwear actuel ?

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PLK, à l’instinct

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PLK, à l’instinct

Posté par Osain Vichi - 30 janvier 2019

Après une belle aventure avec le Panama Bende, lors de laquelle le rappeur parisien n’a cessé de monter en puissance, PLK s’est lancé sans hésiter dans le grand bain pour naviguer seul. Soutenu par la structure de Flonky Flav’, Panenka, il envoie deux mixtapes entre septembre 2017 et mars 2018, Ténébreux et Platinum, et prépare le terrain pour son premier album, intitulé Polak. Sorti le 5 octobre dernier, ses 14 morceaux véloces et ciselés présagent de beaux jours à la nouvelle égérie Puma.

La dernière fois que l’on s’est rencontré, c’était pour l’album ADN avec Panama Bende. Entre temps, deux mixtapes et maintenant un album qui attaque fort. Comment s’est passée l’année ?
Beaucoup de travail, j’ai encore la tête dedans et je ne me rends pas vraiment compte. J’ai le sentiment d’avoir bien travaillé, mais il ne faut pas se relâcher. J’ai envie de continuer sur cette dynamique.

Est-ce que l’album ADN a été une sorte de déclic dans le principe d’aller plus loin en solo ? Vous aviez déjà bien engagées des carrières chacun de votre côté.
Oui on peut dire ça, j’avais kiffé cette idée de “sortir dans les bacs”. Cette sortie m’a motivé à passer le cap pour m’engager dans une direction solo. On a tous été boostés au final, que ce soit Zeu, Ormaz ou Aladin 135. Chacun essaie de garder cette rigueur de travail.

Peux-tu nous expliquer qui a joué un rôle important dans ton évolution ? J’imagine que Panenka en fait grandement partie.
Panenka a été le tremplin. Ça a été la bonne structure au bon moment. De toute façon, c’était prévu depuis mes 13 ans que je signe là-bas, grâce à Fonky Flav’, on attendait juste le bon projet, et il s’est avéré que c’était Ténébreux. Aujourd’hui, on continue ensemble et on va bientôt signer le contrat à vie je crois (rires).

Tu as une date à l’Olympia le 18 janvier, qu’est-ce que ça représente pour toi ?
Rien que d’en parler, j’ai la pression (rires). Ce sera mythique une fois qu’on l’aura fait, un cap de franchi. Surtout que c’est en bonne voie pour qu’il soit complet.

Te rappelles-tu du premier artiste que tu as vu sur scène là-bas ?
Ah mais je n’y suis jamais allé (rires). (Il réfléchit) Que je ne dise pas de conneries… Non je n’y suis jamais allé. De toute manière, je n’avais jamais assisté ou participé à un concert avant d’en faire un, je ne savais pas comment ça se passait. Mais pour l’Olympia, on prépare des trucs de fou, le feu !

As-tu déjà ton outfit de scène ?
On veut être accordé avec mon backeur et mon DJ. On ne sait pas encore quelle tenue on portera, mais on aura la même, c’est sûr !

Côté texte, quelles étaient tes intentions pour cet album ? On a le sentiment que tu as cherché un équilibre entre l’aspect egotrip et l’auto-analyse.
C’est vraiment mon style, puisque j’écris à l’instinct, mes textes peuvent parfois se ressembler, donc je me force à me diversifier. Et désormais je commence à me définir, entre egotrip et morceaux thématiques. D’autant plus que pour moi, les titres à thèmes sont plus simples à écrire. En 10-15 minutes, c’est bouclé. La musique est instinctive chez moi, on travaille assez vite avec mon équipe, on enchaîne.

Quels sont les albums que tu as saignés pendant la préparation de l’album et comment fait-on abstraction de ces écoutes pendant la production ?
J’ai écouté à peu près tout ce qui sort. Grâce au Daily Mix de Spotify, j’ai aussi pu faire de belles découvertes mais chacun à sa personnalité, son histoire, donc tout ce vécu se sentira dans ton écriture. Puis, j’écris depuis mes 12 ans et je pense avoir réussi à personnaliser mes textes. Par contre, si j’écoute un album en boucle pendant trois mois, il est possible que je sois influencé, que ce soit les textes ou les mélodies. Il faut alors faire attention, éviter d’écouter un morceau ou un album en boucle trop longtemps. Par exemple, pour le morceau AAA, j’ai demandé à tout L’Entourage si l’un d’eux n’avait pas déjà entendu ce flow-là, je me suis dit que j’avais trouvé la mélodie du refrain trop rapidement. Au final, ce “A-A-A” ne disait rien à personne (rires).

JACKET : STONE ISLAND
SWEAT : ECKHAUS LATTA
PANTS : STELLA MCCARTNEY
SNEAKERS : PUMA THUNDER DESERT
SUNGLASSES : RAY-BAN WAYFARER

“CEUX QUI UTILISENT PÉJORATIVEMENT LE TERME POLAK, ON LES EMMERDE”

Tu fais écho à tes origines avec le nom de ton album. Pourquoi ce terme qui peut facilement être connoté comme péjoratif voire raciste ?
Depuis tout petit on m’appelle de cette manière, je n’ai jamais vraiment pensé à la connotation négative. Puis, nous, les polonais, nous ne sommes pas vraiment victimes de racisme à proprement parler, si l’on compare avec ce que subissent les noirs ou les maghrébins. Aujourd’hui ce terme me fait plus rire qu’autre chose, on pourrait dire que j’ai inversé la connotation, j’en ai fait une force. Ceux qui l’utilisent péjorativement, on les emmerde.

Pour les feats, on retrouve les deux grands invités Nekfeu et SCH mais il y a aussi l’artiste polonais Paluch. Comment la connexion s’est-elle faite ?
Il m’a contacté après la sortie du titre Pas les mêmes (ndlr on retrouve le drapeau de la Pologne dans le clip) pour me dire qu’il étaient tous très fiers de moi. J’étais vraiment content parce qu’il est l’équivalent de Booba là-bas, chaque projet il vend au moins 150 000 disques physiques ! Et seulement dans le pays, puisque le polonais n’est parlé qu’en Pologne. Je lui ai donc proposé de collaborer sur un son de l’album. On s’est rencontré lors du Hip Hop Polish Festival mais on a fait le morceau via mails, c’était plus simple. À ce sujet, je commence vraiment à m’intéresser au rap polonais mais, à la base, j’écoutais grave Paluch.

Avoir des invités d’une telle notoriété est un luxe auquel tout le monde n’a pas forcément accès, surtout pour un premier album. Est-ce synonyme de bon présage pour la suite ?
Je ne m’attache pas tant que ça au featuring et je prête vraiment attention au rapport humain. Nekfeu, on se connaît depuis petit, tandis qu’avec SCH, le feeling est passé immédiatement, et l’histoire n’est pas finie, d’autres collaborations devraient arriver. Hier par exemple, on est allé manger ensemble, on s’est même vu pendant les vacances. On s’est vraiment trouvé.

JACKET : ASOS
SWEAT : CHEAP MONDAY
SUNGLASSES : TOD’S

Était-ce important pour toi de reprendre les couleurs du drapeau de la Pologne pour la pochette de l’album ?
On voulait vraiment marquer le coup visuellement pour ce premier album, surtout que depuis jeune, je savais que je voulais l’appeler Polak. L’ours amplifie la puissance artistique de la cover même si ce n’est pas un symbole de la Pologne. Au départ, on voulait utiliser un aigle, qui représente vraiment la Pologne, mais Niska avait déjà réalisé une pochette de ce genre pour Zifukoro. Pour éviter toute polémique, on est alors parti dans cette optique. Cet ours joue par ailleurs dans certains films ou certains clips, Les Kaïra mais aussi Beely de Jul. Il s’appelle Valentin.

Avec Ténébreux et Platinum, on a l’impression que tu as testé ton public sur ce qu’ils attendaient de toi et le titre Pas les mêmes qui a cartonné a finalement donné le ton de l’album.
Exactement, ces mixtapes ont permis de mieux me définir et me connaître musicalement pour arriver en pleine confiance avec l’album. Au début on avait 60 morceaux et après le tri, on était sûr de la qualité de tous les morceaux. D’ailleurs avant sa sortie, on n’aurait jamais imaginé un tel engouement, le clip a été une véritable claque, on n’a pas compris. Après sa publication, il prenait un million par semaine !

On sent aussi que tu t’es challengé sur ce projet concernant ta technique et tes différents flows. Travailles-tu constamment cet aspect ?
C’est comme un footballeur, il faut travailler ses gammes pour garder un haut niveau, c’est important. C’est aussi ce qui mène au succès : même si tu es très fort, tu ne peux pas te permettre de ne pas travailler. Autour de moi, toutes les personnes qui rappent s’entraînent quotidiennement. Le cerveau en a besoin pour perfectionner encore et encore tous ces mécanismes. 

“MON GRAND CLASSIQUE C’EST LE SURVÊT’ DU PSG QUAND MÊME (RIRES)”

Tes clips sont de plus en plus travaillés, quelle est ton implication dans leur réalisation ?
Le dernier je l’ai à moitié réalisé. J’en ai réalisé d’autres à moitié mais on ne l’a pas forcément notifié parce que je préfère mettre le réalisateur en avant. Pour Ténébreux, c’est moi qui ai filmé la moitié du clip, caméra à l’épaule. J’adore m’impliquer dans ce domaine mais je laisse la place aux vrais professionnels.

À partir de quel moment et comment tu as décidé de travailler ton identité visuelle ?
Dès le moment où on a eu les moyens, j’ai toujours voulu le faire mais on manquait surtout d’argent. Les clips coûtent très vite des prix de voiture, et il fallait d’abord vendre et faire un peu de monnaie avant de pouvoir investir. Puis, il fallait être sûr d’avoir retour sur investissement, depuis qu’on est sûr de notre rentabilité, on se lâche bien plus.

JACKET & SHIRT : ASOS
SWEAT : ANDREA CREWS
PANTS : AVNIER
SNEAKERS : STELLA MCCARTNEY
SUNGLASSES : TOD’S

Depuis quand tu t’intéresses plus spécifiquement au monde de la mode ?
Je n’ai jamais vraiment fait attention à ma tenue et à mon image, mais plus je grandis et plus je m’y intéresse. Quand j’étais plus petit, le manque de moyens ne me permettait pas de me poser la question.

Comment s’est faite la connexion avec Puma ?
J’ai la chance depuis mes 16 ans d’être suivi par ddifférentes marques : à mes 18 ans, c’était Reebok, puis New Era, avec le Panama… Mais ce contrat d’égérie avec Puma je ne l’ai pas vu venir. La collaboration s’est faite grâce à mon manager, et je suis très heureux parce qu’on vient de signer pour une deuxième année.

Que penses-tu du récent travail commun entre Puma et Atelier New Regime ?
J’ai reçu la collection et franchement, je trouve les produits très beaux et inventifs. Chaque pièce a ses petits détails qui la différencient, c’est incroyable, j’aime vraiment.

Tu aimerais participer au processus créatif de la marque ?
Pour être honnête, j’aimerais bien mais je ne sais pas si j’ai le talent pour (rires). Sinon, bien sûr ce serait un kiff’ si on pouvait collaborer, on en a déjà parlé d’ailleurs.

Y a-t-il des marques moins connues que tu apprécies et soutiens ?
Je ne peux tout évoquer mais je soutiens complètement Wrung, je porte à fond. Ce sont des anciens de mon quartier qui ont fondé et développé la marque il y a un moment. Ils nous ont toujours donné pas mal de sappes et c’est la seule marque que Puma tolère, puisque ce n’est pas une marque concurrente.

À part les tracksuits et les vestes en cuir, que tu arbores souvent dans tes clips, quels sont tes pièces classiques ?
J’ai toujours des t-shirts noirs manches longues avec moi, toujours (rires). Depuis tout petit en plus, ça passe avec tout. Je prends toujours des pièces sobres et simples, mais mon grand classique c’est le survêt’ du PSG quand même (rires).

PANTS : DICKIES
SNEAKERS : STELLA MCCARTNEY

“L’OURS QUI APPARAÎT SUR LA COVER A JOUÉ DANS LES KAÏRA ET BEELY DE JUL”

Tu as l’impression que les rappeurs sont aujourd’hui les meilleures égéries pour représenter les marques ?
Les marques ont également sauté sur l’occasion parce que le rap ne cesse de monter et de s’étendre. Si on était au fond du trou, je ne suis pas sûr qu’elles seraient venues nous chercher. Aujourd’hui, puisque le rap peut facilement s’associer à la mode et que la dynamique est bonne, tout va pour le mieux et ça va continuer je pense. Sinon, personnellement, j’aimerais particulièrement collaborer avec une marque de voiture. On a été déjà approché mais pour l’instant  ça n’a rien donné. Un de ces jours j’espère que ça pourra se faire. Mon rêve ce serait Mercedes, j’y ai été formé et j’ai travaillé là-bas pendant quatre ans.

D’après toi, la culture hip hop continuera de dominer les tendances dans les années à venir ?
Ce n’est que le début, on est en train de passer un cap en France parce que tout le monde commence à accepter le rap et sa vision de la société. Il y a tellement de branches différentes que chacun peut y trouver son bonheur, avant c’était moins diversifié. Surtout qu’il reste tellement de choses à créer ou mettre en place… Je pense qu’on arrive à un nouvel âge d’or du rap.