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Stone Island dévoile sa dernière technologie

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STONE ISLAND RESEARCH PROJECT 4 PARKA

Posté par Erwan Helleux - 20 mai 2019

Stone Island dévoile sa dernière technologie

Stone Island dévoile une parka, fabriquée en 100 exemplaires, combinant les matériaux exclusifs de la marque et proposant une technique de fabrication inédite.

Stone Island s’attache, depuis des années, à élaborer des processus de fabrication toujours plus complexes et techniques afin d’obtenir des pièces uniques, en avance sur leur temps. Entre les matières techniques, souvent irrisées, thermoréactives ou réflectives, la marque italienne n’en est pas à son coup d’essai. C’est notamment à travers la série des Prototype_Research que Stone Island présente ses dernières avancées techniques. La quatrième itération de cette série présente aujourd’hui une pièce mêlant l’ensemble du savoir-faire de la griffe à la boussole.

Cette collection exclusive sobrement nommé “MANUAL FLOCKING ON NYLON METAL GRID-OVD” présente un modèle de parka inédit. Pour bien comprendre pourquoi cette réalisation pousse les limites de la création textile à son paroxysme, il faut étudier son processus de fabrication. Ainsi, Stone Island s’appuie sur son textile Nylon Metal, mêlant aspect métallisé et irisé. Sur cette matière technique, les ouvriers spécialisés de Stone Island pulvérisent une solution adhésive, à base d’eau, avant d’exposer la parka aux micro-fibres de coton. Un procédé de flocage artisanal, qui repose sur l’utilisation d’un champ électromagnétique attirant et fixant ainsi les fibres de coton sur le Nylon Métal.

STONE ISLAND RESEARCH PROJECT 4 PARKA
STONE ISLAND RESEARCH PROJECT 4 PARKA

Loin de s’arrêter là, Stone Island met ensuite à profit ses années d’expérience dans la teinture textile. Ainsi, les fibres de coton sont teintes en bleu et le Nylon Metal en rouge. Le tout est fait à la main, précise la marque. Le résultat : une parka violette et un pattern unique à chaque exemplaire. En édition ultra limitée les pièces seront disponibles le 23 mai sur le site de Stone Island. Pour l’instant, aucune indication de prix n’a été communiqué.

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La Adapt BB reprend le coloris icnonique de la Air MAG

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Nike Adapt BB "Wolf Grey"

Posté par Erwan Helleux - 20 mai 2019

La Adapt BB reprend le coloris icnonique de la Air MAG

La Nike Adapt BB s’illustre dans un coloris connu de tous : celui de la Air Mag du film Retour vers le Futur. Une nouvelle itération comme une réussite, pour celui qui a tout imaginé : Tinker Hatfield.

Si la Adapt BB est née, c’est bien grâce à un événement marquant des années 80. Octobre 1985, le film Retour vers le Futur sort en salles et la foule se presse pour admirer Marty McFly et Doc dans leurs aventures temporelles. Un élément que tous retiennent : la Air Mag, cette paire de chaussures Nike auto-laçante déjà conçue par Tinker Hatfield. Un modèle de cinéma qui poussera son créateur à développer une version fonctionnelle, pensée pour les basketteurs et les sneakerheads du monde entier. Une réalité incarnée, depuis 2017 par la HyperAdapt 1.0, aujourd’hui, c’est sa petite sœur la Adapt BB qui reçoit désormais les couleurs du modèle ayant inspiré sa création.

Ainsi la dernière pépite technologique de Nike, habille son empeigne en flyknit et mesh de teintes grises. Le patch au talon et la midsole sont bien tachetés de bleu lagon et de blanc, conformément à la Air Mag du film. L’outsole est, elle, réalisée à l’identique du modèle des années 80, dans un bleu ciel presque translucide. Vous l’aurez compris, cette Adapt BB est la version 2019 et repensée de la paire qui a littéralement fait rêver plusieurs générations de sneakerheads. Cette version “Wolf Grey” de la Nike Adapt BB sera disponible le 29 mai, aux États-unis, au prix de 350€, chez une sélection de revendeurs de la marque au swoosh et sur son site.

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KidSuper, l’entretien avec Colm Dillane

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mode

KidSuper, l’entretien avec Colm Dillane

Posté par Mélodie Raymond - 19 mai 2019

Installée dans le bouillonnant quartier de Brooklyn à New-York, la marque KidSuper ne cesse de faire parler d’elle. Une entité liant la mode, la musique, la peinture, la vidéo, le voyage et l’entertainment. Cerveau de cette structure hyperactive : l’extravagant Colm Dillane accompagné d’une équipe de créatifs touche-à-tout.

Combien de personnes sont derrière KidSuper et comment l’histoire a t-elle commencée ?
KidSuper est un monde issu de votre imagination. Je suis Willy Wonka et je bosse avec mes meilleurs potes qui sont mes Oompas-Loompas. Tout d’abord, il y a Foda, certainement le plus impliqué. Il bosse sur le site internet et je l’ai entrainé à devenir un jeune designer Jedi. Il a, à lui tout seul, réalisé la cover de l’album de Russ. Tout le monde l’adore et il ne quitte jamais le building. Une fois il est parti une semaine, c’était super bizarre. Ensuite, il y a Dany qui a été mon coloc’ depuis les dortoirs du lycée. C’est le meilleur. Il travaille énormément et peut faire tout ce qu’on lui demande. Sa plus grande compétence ? L’amitié. Ensuite, il y a Doug. On se connaît depuis nos 17 ans. Il gère la partie musique de KidSuper. Le projet n’est pas vraiment concret mais les gens pensent que c’est très réel. Puis il y a Dekel, l’ami de Danny que nous aimons tous. Quand les gens nous décrivent, ils n’arrivent pas à croire à quel point nous sommes des bons gars !

Colm, quand as-tu commencé à faire du design ?
La première pièce que j’ai faite était en première année de lycée, j’avais 14 ans. J’ai fait un pochoir et j’ai peint une chemise blanche. De là, j’ai lancé une marque avec mes potes qui s’appellait B.O.T.S (Brick Oven T-Shirts). Nous les vendions devant le lycée et à la cafeteria mais on n’a jamais su comment les vendre à d’autres que nos amis. J’ai compris que la marque avait plus d’importance que le design. J’ai aussi réalisé qu’il devait y avoir une personne en charge. Huit gosses se disputaient à la moindre prise de décision. C’était difficile d’aller de l’avant. KidSuper a une histoire, une marque et une vision.

Tu ne fais pas que du design. Tu voyages, tu peins et tu apportes une forte dimension de divertissement à KidSuper. D’où vient cette personnalité originale ?
J’ai toujours été l’enfant que le monde voit maintenant. J’étais le gamin à l’école qui se faisait foutre dehors parce qu’il parlait ou était complètement fou mais qui se retrouvait avec un A aux examens. Tout ce que j’ai entrepris, je l’ai fait à 100% mais j’ai toujours gardé ma liberté.

« KidSuper, c’est rêver que tout est possible. »

Comment as-tu ouvert le magasin et vis-tu vraiment dedans ?
C’est complètement vrai, je vis dedans ! Quand j’étais en seconde année à l’Université, j’ai converti ma chambre en shop. J’ai eu des problèmes avec l’université parce que j’avais un magasin dans mon dortoir (rires) alors je suis parti et j’ai cherché à New York une vitrine pas trop cher où je pouvais vivre. J’ai trouvé celle qui avait une baignoire et je les ai appelés le jour même pour signer le bail. Deux ans plus tard, tous mes amis ont emménagé dans les appartements situés au-dessus du shop. On occupe tout l’immeuble. C’est incroyable.

Dites m’en plus sur votre relation avec le monde de la musique. On a rencontré Lolo Zouaï dans notre dernier numéro.
La musique, la mode et à peu près toutes les branches créatives à New York s’entrelacent. Au premier événement, on a fait venir The Underachievers, Gashi et Aaron Cohen. La musique, c’est le battement de coeur de la ville. Je voulais que KidSuper soit un endroit attractif pour les gens. Du coup, j’ai construit un studio d’enregistrement au même endroit. J’adore graviter autour des personnes motivées qui produisent des choses. Lolo était l’une de ces personnes.

Parle-nous des inspirations pour la collection Printemps. Toutes les peintures que l’on retrouve sur les vêtements sont de toi ?
J’ai fait une exposition il y a environ un an dans une galerie à Chelsea où j’exposais mes meilleures peintures. La nouvelle ligne compte plusieurs de ces peintures sur les tissus. Je pense que cela élève le niveau. J’ai toujours combiné mes dessins/peintures avec les fringues.

As-tu un mouvement artistique favori ?
J’aime surtout qu’il y ait différents mouvements artistiques. Ces moments dans l’histoire où des personnes qui partageaient des idées se sont réunies pour échanger sur leur façon de penser. J’aime l’ère Warhol car elle liait les gens entre différentes disciplines. J’aime aussi Dali car son art n’avait pas de limite. J’adore le fait qu’il ait conçu le logo Chupa Chups. Cela montre que sa créativité pouvait être appliquée à n’importe quoi. C’est ce que je veux pour KidSuper !

Parle-nous des collaborations avec Nike.
Je suis footballeur et new-yorkais donc pendant la Coupe du Monde, Nike cherchait à faire des activations autour du foot et du « cool », j’étais le parfait candidat. J’ai dit à Nike que je voulais faire une grosse collection : sneakers, vêtements, maillots… Mais ils ont seulement accepté quelques maillots. C’était génial mais je veux plus ! Mon but serait de faire quelque chose avec Ronaldinho !



Qu’en est-il de Lugz ?
Lugz à New York n’ est pas super populaire. J’ai trouvé ça fun de collaborer avec une marque comme ça. Si j’ai pu faire quelque chose de très cool qui va plus loin que le design, imaginez ce que je ferais avec une paire de Nike. Ce que nous avons fait avec Lugz était incroyable, ils m’ont laissé toutes les libertés !

Quelle est la philosophie de KidSuper ?
Garder son regard d’enfant sur la beauté du monde, rêver que tout est possible et penser que tout est extraordinaire.

Comment envisagez-vous le futur ?
Je pense que KidSuper deviendra une entreprise parapluie avec différentes filiales : mode, musique, télévision, art, médias, etc. KidSuper est construit à partir d’une idée, et nous pouvons appliquer cette philosophie à de nombreux concepts. Pour ma part, je pourrais fuir dans un château quelque part en France et peindre (rires).