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Niska sur tous les terrains

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Niska sur tous les terrains

Posté par Floriane Raux - 30 October 2019

Difficile de présenter Niska puisque tout semble avoir été dit sur celui que ses Boug an Mwen du 91 appellent Stani. Une dizaine de jours avant la sortie de son troisième album et quatrième projet en 5 ans, Zifukoro se présente à nous. Sourire aussi éclatant que ses chaînes diamantées, Nike x Sacai aux pieds, le charo s’habille ici en Vuitton. Rencontre avec celui que l’on peut désormais appeler Monsieur Sal.

C’est ton troisième album en 5 ans, c’est considérable. Avec le recul comment vois-tu ton évolution ?
Le premier album Zifukoro, j’arrive en rookie, je sors de la street. Donc ça se ressent dans les sons. Je ne connais rien à ce milieu alors j’apprends en me faisant kiffer. Deuxième album, je cherche à comprendre le succès de certains morceaux. Je m’intéresse plus à la musique et je cherche à apprendre. Je prends plus de plaisir car je lâche la bride. Je mets de l’autotune car j’aime ça, je change les gimmicks et les flows. Ça c’est Commando. Aujourd’hui, ce troisième album, c’est la confirmation. C’est avant tout un kiff total. Car ça y est, j’ai trouvé la recette.

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Jacket: MCM
Sweat: Louis Vuitton
Pants: Faith Connexion
Socks: Biffin
Sneakers: Maison Margiela

Il y a deux ans, nous parlions déjà du changement dans ta musique. Tu disais faire de la musique toujours « aussi street » malgré des sons dansants et pensés pour les clubs. Selon toi, qu’est-ce qui permet à tes titres de rester ancrés dans la rue ?
Ce qui a le plus changé, ce sont surtout les prods. C’est ce qui m’offre cette ouverture musicale. Sinon, j’essaie toujours d’être dans un mood que je connais. Je ne suis plus dans la rue mais mon environnement et mon entourage n’ont pas changé. Les histoires de quartier, je les connais comme si j’y étais. Et c’est aussi un terrain qui m’a formé pendant 20 ans, j’ai rien oublié et j’ai encore plein d’histoires à raconter (rires).

Peux-tu nous expliquer comment tu écris tes morceaux ?
Pour créer un titre, j’ai besoin de me visualiser dans ma cité, dans une voiture ou avec une meuf. J’essaie vraiment d’être dans le truc. Il faut aussi que le morceau résonne en moi, que je suive facilement le rythme, que je bouge. Si ça marche sur moi, ça marche sur les gens qui aiment ma musique. Du moins c’est comme ça que j’en suis là aujourd’hui.

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Jacket: Stone Island
Pants: Stone Island
Boots: Stella McCartney
Sunglasses: Prada

Tu as pris du temps pour préparer Mr Sal. Raconte-nous ce qu’il s’est passé ces deux dernières années.
J’ai beaucoup tourné. J’ai pas mal voyagé entre les studios, j’ai enregistré des morceaux dans d’autres pays. J’étais en quête de voir ce qui se faisait à l’étranger : en Hollande, en Angleterre ou encore au Maroc. C’est nouveau pour moi et j’aime la couleur que ça apporte au projet.

Pourquoi avoir nommé ton album Mr Sal ?
Le Monsieur c’est pour le côté sérieux, classe et haut standing car justement les morceaux sont plus travaillés qu’à mes débuts. Et Sal car le fond des morceaux, il reste sale.

« Méchant ! Méchant ! », « Jeune renoi sauvage », « Charlie Delta Commando », autant de gimmicks qui te suivent et plaisent aux fans. D’où te viennent-ils ? 
C’est simplement des délires. Des phrases bêtes que j’entends dans la vie avec mes amis. Et quand je suis en studio, j’enregistre, je visualise beaucoup et là tac ! Il y a une phrase bête qui me vient, je la sors, ça rend bien et ça ne bouge plus. Et c’est l’impact de la gimmick que les fans adorent, car ils n’ont pas le sens premier mais ils s’approprient ces expressions. Ça donne des tweets très drôles (rires).

Ces gimmicks et ad-libs, on a pu les retrouver avec surprise dans Les étoiles vagabondes de Nekfeu, dans le titre Voyage Léger. Peux-tu nous en dire plus sur cette collaboration ?
C’était une collaboration assez virtuelle, Nek m’a parlé sur twitter en m’expliquant son projet. Puis il m’a simplement demandé de faire des ad-libs sur Voyage Léger, c’est une demande qui fait très cainri, ça m’a plu. Il m’a envoyé le morceau avec les espaces nécessaires et je me suis fait plaisir. Aujourd’hui quand je l’écoute, je me dis qu’il n’y a pas besoin que je pose un couplet et c’est ce qui rend le titre encore plus beau.

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Jacket: Louis Vuitton
Shirt: Blue Marble Paris
Pants: Blue Marble Paris
Socks: ASICS
Sneakers: Nike x Sacai LDV Waffle Daybreak
Jewelry: Versace (disponible sur zalando.fr)
Sunglasses: Fred

Autre collaboration, cette fois-ci sur ton dernier projet, le titre Moula en feat avec Heuss L’enfoiré. Pourquoi as-tu décidé de le faire participer à Mr Sal ?
Il a un côté très sale et très caillera que j’aime car il est super original. Il n’y a pas deux Heuss, tu vois. Sa façon décalée de poser, son personnage, c’est trop spécial et je me retrouve là-dedans. Concernant les autres invités sur le projet, j’avais déjà fait un feat avec eux que ce soit Booba, Koba ou Ninho. Il me fallait un son qui sort du lot et je voulais me faire kiffer donc j’ai direct pensé à Heuss.

Ta musique a évolué et ton style vestimentaire s’est étoffé de pièces plus pointues et de labels peu connus. Comment expliques-tu ce changement ?
L’originalité. Je m’efforce d’être original à travers ma musique donc il faut que mon style le soit aussi. Comme beaucoup, j’aime porter ce que je ne vois pas partout. Donc je cherche des pièces, je contacte des stylistes et ça porte ses fruits.

Le luxe a pris une place importante dans ta garde robe, pourquoi ?
Je m’habille avec mes moyens, mais je ne suis pas spécialement dans les griffes. Je me concentre sur la pièce, pas sur la marque. Quand c’est frais, c’est frais, ça ne ment pas. Je marche au feeling. Quand je me regarde dans le miroir, si je n’aime pas, je ne porte pas. Le gilet de sauvetage dans le clip Du lundi au lundi, je ne sais pas si quelqu’un va l’acheter en magasin mais quand je l’ai mis ça rendait bien à la caméra… Donc je l’ai gardé (rires).

Qu’est-ce que devient ta marque Charo ?
De base, c’était un étendard et pas réellement une marque. On mettait ça histoire d’avoir une identité, c’était beaucoup de débrouille. Aujourd’hui, on produit plus de collections, toujours dans un esprit streetwear et on est amené à évoluer. Ce serait lourd que demain, je n’ai plus besoin d’aller voir telle maison ou telle marque et que je porte simplement des pièces de ma propre marque. Mais je n’ai pas encore le temps ni l’énergie nécessaire à donner pour ça.

Tu ne négliges pas les sneakers non plus. Quelles sont les paires que tu portais lors de tes premiers freestyles et celles que tu portes aujourd’hui ?
Les sneakers ? C’est mon truc. J’en ai trop. En 2015, j’étais encore sous TN ou en Huarache, c’était grave la street. Aujourd’hui, je porte toujours des Nike : 270, Air Force One, Nike x Off-White…

Sur la cover de Mr Sal, tu poses fièrement avec un gilet pare-balles et une paire de Reebook X Cottweiler Trail Shadow. Que penses-tu du modèle ?
J’aime beaucoup. Je ne connais pas bien les modèles de Reebok mais je me suis senti très à l’aise dans celles-ci. J’ai surtout apprécié les multiples bandes comme l’allure agressive et technique de la paire. Je sais que ce genre de modèle est en plein dans la tendance.

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Skechers D’Lites x Barbara Malewicz : bling et denim

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Skechers D’Lites x Barbara Malewicz : bling et denim

Posté par Mélodie Raymond - 25 October 2019

La Skechers D’Lites 3.0 en denim Light bleached fait son apparition grâce à l’oeil avisé de Barbara Malewicz. Retour sur cette collaboration 100% créative.

Photos : Valentin Fabre pour SKECHERS x SHOES UP
Stylisme : Axelle Gomila

Jacket: Bimba Y Lola
Top: Diesel
Pants: Adidas
Bag: MCM
Sneakers: Skechers D’Lites
Sunglasses: AMBUSH x Gentle Monster (disponible chez Marc Le Bihan)
Gloves: Aristide

Baby One More Time résonne sur les ondes de radio depuis plus d’un an. Nous sommes en 1999 lorsque Britney Spears devient le visage de la marque Skechers. La plus célèbre des pop-stars se pare de la panoplie tendance : chunky shoes, crops tops, denim et imprimés tie and dye. Conséquence ? La campagne propulse les modèles D’Lites et Energy au sommet. Et comme la mode fait souvent figure de douce nostalgique, rien d’étonnant de voir la nouvelle génération assister à un revival de grande ampleur. 

Jacket: Bimba Y Lola
Top: MSGM
Skirt: Bimba Y Lola
Sneakers: Skechers D’Lites

Vingt-ans plus tard, Skechers France fait appel à la journaliste, styliste et instagrameuse Barbara Malewicz, anciennement connue sous le pseudo de Malebitch, pour repensé le shape d’« une paire de D’Lites 3.0, full denim ».
La jeune femme de 28 ans a étudié un BTS design de mode avant de faire différents stages à Londres, ville qu’elle affectionne pour son lifestyle et l’exubérance mode qui en découle. Là bas, elle fait ses armes au sein de la petite marque de bijou décalée Tatty Devine puis pour une toute jeune créatrice diplômée de l’école Central Saint Martins. Elle passe aussi par les ateliers de Christopher Kane avant de décider de se tourner vers le monde de la presse. Sa première expérience s’écrit avec le magazine TANK avant de revenir en France et d’attaquer un long stage à la rédaction de l’Officiel pour finalement finir rédactrice en chef et styliste du prestigieux titre WAD.

Jacket: Lucile Drai
Top: Bershka
Skirt: Sandro
Bag : Bimba Y Lola
Sneakers: Skechers D’Lites
Jewelry: ASOS
Sunglasses: ASOS

Désormais en freelance et toujours très active sur les réseaux sociaux comme véritable visage d’inspiration style street et bling, la chineuse de belles pièces avait sans aucun doute flairer le grand retour de Skechers. « J’ai redécouvert cette paire qui a bercé mon enfance avec Britney lorsqu’elle n’était pas encore de nouveau sur tous les e-shops que l’on connaît. J’ai contacté la marque car les paires étaient compliquées à dénicher et on a finalement lié une relation sur long terme. J’ai fait partie de leur campagne durant l’été 2018 et puisque nos deux ADN fonctionnent bien, nous nous sommes lancés dans un projet plus conséquent. »

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Jacket: Bimba Y Lola
Top: ASOS
Pants: Création pour Barbara
Socks: Uniqlo
Sneakers: Skechers D’Lites
Jewelry: ASOS

Un projet faisant appel à la créativité de Barbara pour réinventer l’iconique paire de Skechers D-Lites. « De leur côté comme du mien, on a eu envie de mettre en avant un full denim qui fait forcément écho à Britney. On se rappelle tous de ses outfits iconiques total jean. Ça me tenait aussi beaucoup à cœur d’ajouter quelques éléments bijoux comme la chaîne ou de la paillette argentée que l’on retrouve dans les inserts classiques de la chaussure. On a aussi revisité les coutures dans une couleur orangée qui rappelle vraiment l’esprit denim. Il y a des rivets, des œillets et une empeigne en denim délavé tie and dye. » Une paire qu’elle adorerait, si l’occasion se présentait, voir portée par l’américaine et styliste @Alealmay en attendant de peut-être à son tour lancer sa marque un jour. « J’aimerais beaucoup sauter le cap et malgré le fait que je sois encore au stade zéro, j’ai évidemment beaucoup d’idées. » nous confie t-elle.

Lolita et boyish, kitsch et street , autant de dénominatifs qui font écho au look de la nouvelle ambassadrice France Skechers dont la paire de D’Lites est disponible en exclusivité et en édition limitée dans les shops Courir au prix de 89,95€ partout en France à partir du 25 octobre.

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Lumière sur le 93 avec la nouvelle expo de Marvin Bonheur

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Marvin Bonheur

Posté par Mélodie Raymond - 24 October 2019

Lumière sur le 93 avec la nouvelle expo de Marvin Bonheur

Le photographe de 27 ans Marvin Bonheur présente le deuxième chapitre de sa série dédiée au 93, intitulé Thérapie, du 24 octobre au 8 novembre au Floréal Belleville à Paris.

Marvin Bonheur

Thérapie s’inclut dans une trilogie de séries dont la première s’intitule Alzheimer. Réalisée de 2014 à 2017, Alzheimer retrace la jeunesse de Marvin dans le 93. Il effectue un travail de mémoire sur les lieux marquants de son enfance dans une volonté de conserver tous ces moments qui font de lui l’adulte d’aujourd’hui. Durant trois années d’errance, Monsieur Bonheur capture des lieux hantés par ses souvenirs pour lutter contre ce qu’il appelle une forme « inoffensive » d’Alzheimer.

Marvin Bonheur

Dans son second chapitre nommé Thérapie, Monsieur Bonheur, reconnecté à « son chez lui », réoriente son objectif vers la population et des scènes de vie. Toujours dans le 9.3, d’Aulnay-sous-bois, Bondy nord, Aubervilliers à Sevran-Beaudottes, il axe ce volet autour d’un aspect social. Une démarche pour mettre en lumière les personnes résidant, comme lui, dans ces lieux repoussés du centre mais également la vie, les codes et le life-style de ces minis-mondes.


Il va vers la population et flash les visages des « oublié.e.s » . Il y passe tous ses weekends armé de ses compacts analogiques. Il fige le quotidien des résidents et les événements sur sa route. Fier, il retrouve ses codes de vie, les règles de la street, son lieu d’éducation. Sa Thérapie passe par la capture d’après-midis ensoleillés avec «les petits» et les cross, la joie, le partage et le bonheur en cité. Mais aussi des clichés dénonçant la haine, la pauvreté et l’abandon. Dans ce deuxième volet, il approfondit son travail de recherche sociale et de mémoire. Très juste dans sa démarche, il explique que la banlieue se doit d’être montrée et/ou expliquée sous un autre visage que caricaturé par la télévision, l’internet, les journaux.

Pour découvrir cette série, on vous invite vivement à vous rendre gratuitement du 24 octobre au 8 novembre au Floréal Belleville, 43 rue des Couronnes, à Paris.