Ryusaku Hiruma pour Converse
Ryusaku Hiruma, aka Sak… Plutôt méconnu dans notre univers, ce designer japonais se révèle être un grand nom dans le domaine de la chaussure de luxe. On peut le présenter comme un maître quand on parle de qualité des matières, des finitions, et de souci du détail. Ce jeune homme ne conçoit pas de faire une chaussure à plus d’une personne, donc il fait tout tout seul. Alors pour le programme premium Converse « First String », lancé depuis maintenant deux ans, Converse ne pouvait pas trouver mieux que cet artisan qui réunit la minutie japonaise et le savoir-faire italien. Et oui, parce qu’il vit en Italie, nation du foot, mais aussi et surtout de la chaussure de ville très très luxe.
Ryusaku Hiruma aka Sak… Almost unknown in our universe, this Japonese designer reveals to be a famous name in the field of the luxury shoe. We can present him as a master when it deals with materials quality, the finish, the impressive attention to detail. This young man doesn’t understand to achieve a shoe for more than one person so, he does everything by himself. Then, for the » First String » premium Converse programme, launched two years ago, Converse couldn’t find better than this craftsman who puts together the Japonese meticulousness and Italian know-how. Yes, because he’s living in Italy, football Nation but also and on the top of it of the dress shoe very very luxury.
Quel est votre parcours ?
Je suis originaire du Japon. Je suis parti quand j’avais 17 ans et je suis allé à l’école à Londres. C’est une célèbre école pour apprendre à fabriquer des chaussures. J’ai étudié toutes les techniques et puis je suis allé à Florence. Je voulais me faire ma propre opinion, et je voulais aussi faire de la chaussure artisanale.
Quels sont selon vous les points communs entre l’héritage de Converse et l’héritage artisanal d’une ville comme Florence ?
J’aime vraiment le fait que Converse ait plusieurs visages. C’est une entreprise de production de masse, mais elle représente un vrai lifestyle. Il y a vraiment des perspectives différentes dans ce que je fais. Je suis très artisanal, tout est fait à la main. Je pensais que la combinaison de ces deux mondes aboutirait à un produit très intéressant.
What is your background ?
I am originally from Japan but I went to school in London. It’s a famous shoemaking school. I studied how to make shoes and then I moved to Florence because I decided to follow my own mind and to be close to do crafts and more artisanal shoemaking. I moved from Japan when I was 17 years old.
According to you, what are the common between Converse heritage and craft heritage of a city like Florence?
I really like that Converse gives different perspectives. They do a lot of mass production shoes but it’s a real lifestyle. There are really different perspectives in what I am doing, I am very artisanal, everything I make is by hand. I thought the combination of those two worlds would make a very interesting product.
Vous avez fait une chaussure tout seul. Pourquoi ?
Lorsque l’on fabrique une chaussure de manière artisanale, c’est comme si une énergie sortait de nos propres mains. J’aime vraiment cette sensation.
S’agit-il d’une révolte contre l’industrie de la chaussure ?
Je pense qu’il n’y a pas que des mauvais côtés dans la production de masse. Cependant, je suis dans une démarche artisanale : j’aime suivre le processus de fabrication du début jusqu’à la fin. Je peux ainsi superviser et observer les moindres détails. Je travaille seul et j’en suis très fier.
Vous participez donc au programme Converse First String, qui vise à interpréter les modèles les plus célèbres de la marque dans des collections haut-de-gamme. Comment définiriez-vous le « haut de gamme » ?
Je réalise toutes les étapes du processus de production ce que très peu de gens ont envie de faire parce que c’est très compliqué et fastidieux. Pour moi, c’est ce qui définit le haut de gamme : le temps et l’effort qu’on met dans notre travail.
You really made a shoe alone? Why?
I really like when you make shoes by hand, you can feel the warmth and a sort of personality comes out through hand making. I really appreciate it.
Can we say it’s a claim against the big shoes industry?
I think there are a lot of good points about mass production. But I am much more into hand making. I like to see all the process from the very beginning to the end. I can oversee every little detail myself, I am working alone and I am very proud of that.
You have participated to the project Converse First String which aims to interpret the most famous styles of the brand in a premium collection. How do you define Premium?
I do a lot of special process that not many people would necessarily want to do because it’s a very complicated and very time consuming process. To me that’s what defines premium. Time and efforts, the work you put in.
Que portez-vous aux pieds habituellement ?
Quand j’étais adolescent, je portais des Chuck Taylor. C’était les seules Converse vendues dans ma ville.
Racontez-nous une anecdote à propos de baskets ou de Converse…
Je pense que cette collaboration avec Converse est mon plus beau souvenir et donc mon anecdote…
Le thème du prochain magazine sera « FLAG », en corrélation avec la Coupe Du Monde. Vous êtes japonais et en même temps vous vivez en Italie. Allez-vous supporter le Japon ou l’Italie lors de la Coupe Du Monde de football ?
Le Japon évidemment.
Retrouvez la Chuck Taylor SAK en vente chez L’Eclaireur à 500€ et chez Opening Ceremony à New York et Dover Street Market à Londres.
Usually what kind of shoes do you wear?
When I was a teenager I used to wear Chuck Taylors. There were the only Converse shoes sold in my town.
Can you tell me a story about sneakers or Converse ?
I think this collaboration with Converse is obviously the biggest memory with the brand.
The theme of the next magazine will be « FLAG » in conjunction with the World Cup. You’re Japanese but you live in Italy. Will you support Japan or Italy during the World Cup?
Japan of course.
Find the Chuck Taylor SAK in sale at L’Eclaireur in Paris at 500 euros and at Opening Ceremony in New York and at Dover Street Market in London.
Text : Olivier Atton – Photos : Ouilyame
















