Vous lisez :

Tie and dye, denims et full color : Ev Bravado s’associe à Mr Porter

Partagez sur :

Posté par Erwan Helleux - 14 mai 2019

Tie and dye, denims et full color : Ev Bravado s’associe à Mr Porter

Ev Bravado arrive dans la cour des grands avec cette première collection inédite pour le célèbre retailer Mr Porter. La marque américaine, dirigée par Everard Best, fait ce qu’elle fait le mieux : du denim déconstruit, des couleurs pastels, le tout sur fond de tie and dye.

Ce nom vous est peut être inconnu, mais pourtant Ev Bravado, est l’une des marques montantes de la scène américaine. Créée en 2016 par Everard Best aka Murder Bravado, le jeune label attire vite les regards grâce à un style ostentatoire, où slogans chocs et streetwear ne font qu’un. Mais s’il y a une chose que ce protégé de Virgil Abloh sait faire par-dessus tout, c’est bien customiser le jean. Finement déstructuré, l’épais tissu est teinté, recousu, déchiré, tout ça méthodiquement dans un grand chaos organisé. En résulte un style furieusement street, qui se veut exclusif au vu du peu de pièces disponibles à chaque drop. Généralement indépendant, c’est chez Mr Porter que le jeune créateur a décidé de présenter une collection exclusive.

Ainsi, le jeune talent a laissé parler son imagination sur 10 pièces. Un simple tee-shirt est alors incrusté d’un dégradé arc-en-ciel en strass où se lit l’inscription « divine interpretation ».  Murder Bravado revisite aussi les classiques streetwear. Comme sur un hoodie tie and dye où s’entrechoque le jaune vif, le bleu, le rose et le vert. Le tissu coloré est ensuite recouvert de mesh pour ajouter de la profondeur, en jouant sur les textures. Fort de son savoir-faire, Ev Bravado présente également différents jeans, colorés à l’extrême grâce à une technique de teinture à la main. Sur d’autres pièces, les techniques se mêlent. Le denim est alors éclaboussé de taches de teinture, un denim lui-même détruit, où déchirures riment avec ajouts de zips et de boucles. Le résultat : un jean à l’esthétique anarchique où la douceur des dégradés pastels rencontre la folie désordonnée des ajouts de matières.

À travers cette collection exclusive, Ev Bravado a voulu réunir toutes ses compétences et inspirations dans un univers où même le chaos n’est pas que sombre. L’ensemble de cette collection exclusive Ev Bravado est disponible en exclusivité chez Mr Porter.

Vous lisez :

Le freak show de Denzel Curry

Partagez sur :

Denzel Curry

music

Le freak show de Denzel Curry

Posté par Mélodie Raymond - 14 mai 2019

Armé de son flow ravageur et d’une imagerie angoissante, Denzel Curry lutte contre une société américaine du spectacle qui conforte l’individualisme, l’égocentrisme, le consumérisme mais aussi le racisme. À travers trois albums foisonnants, 32 Zel/Planet Shrooms, Imperial et TA13OO, l’artiste floridien introduit différents personnages tels que Aquarius’killa, Raven Miyagi, Denny Cascade ou Zeltron 6 Billion pour défendre ses idéaux humanistes. Des identités diverses qui hantent un univers dystopique, entre Cascade ou Zeltron 6 Billion pour défendre ses idéaux humanistes. Des identités diverses qui hantent un univers dystopique, entre violence et dépression.
Bienvenue dans le freak show de Denzel.

“Je ne suis pas soumis aux autres, je suis moi-même, je l’ai toujours été”

Grâce au clip en noir et blanc de CLOUT COBAIN, Denzel Curry singe avec sarcasme les tendances actuelles du hip-hop. Affublé d’une marinière COMME des GARÇONS, le natif de Carol City (banlieue de Miami) est jeté dans l’arène d’un cirque qui concentre les vices viscéraux de la mouvance rap, tels que l’excès de drogues ou le fantasme malvenu de la vie de rue. Denzel, transformé en clown désabusé, tente vainement de raisonner un public hilare et inconscient qui, par ses railleries, pousse l’artiste à se mettre une balle dans la tête. Le sang gicle, s’étale, et le corps inerte du floridien gît sur le sol, sous les huées. « I just wanna feel myself, you want me to kill myself (Je veux juste être moi-même, vous voulez que je me suicide) » chante-t-il lors du refrain. La suite intitulée VENGEANCE s’enfonce dans cet imaginaire sanglant : accompagné des espoirs ZillaKami et Jpegmafia, le fantôme de Denzel tombe dans la violence et prend sa revanche sur le propriétaire du cirque, instigateur de cette chute abyssale.

Regards machiavéliques, envies sadiques et atmosphère oppressante s’enchevêtrent pour quatre minutes insoutenables. « Je voulais que les clips de CLOUT COBAIN et VENGEANCE soient les plus étranges, effrayants et symboliques possible. » nous confie Curry. Deux réalisations qui théâtralisent la situation douloureuse de certaines personnalités et recontextualisent les morts de Mac Miller et Lil Peep. « En tant qu’artistes, nous nous mettons en danger et nous nous livrons pour nous sentir mieux, mais aussi aider les autres à se sentir mieux. Nous commençons par nous libérer, puis notre musique touche un grand nombre, puis certains nous idolâtrent tandis que d’autres nous détestent et on ne nous voit plus comme des êtres humains, sauf s’il nous arrive un événement tragique. » observe l’auteur de l’incontournable Ultimate. Des propos qui rejoignent ceux de Schoolboy Q, particulièrement touché par la disparition tragique de Mac « On fait toujours en sorte de se préoccuper des autres, alors que personne n’est jamais là pour nous. Voilà la vérité en ce qui concerne les artistes. » expliquait il y a quelques semaines le rappeur californien pour nos confrères de Yard

« La Floride est un lieu aussi sombre que magnifique » 

Outfit left :
Sweat & Pants: OUCHINI 
Sweat: ASOS
Sneakers: Jordan Brand Air Jordan 12 Retro (disponible chez Sneakersnstuff)

Outfit right:
Jacket : ASOS
Shirt: Marni disponible sur Zalando.fr
Pants: Dickies
Sneakers : Nike Air Max 97 (disponible chez Sneakersnstuff)

« On est perçu par beaucoup comme des servants. Je ne suis pas soumis aux autres, je suis moi-même, je l’ai toujours été. » insiste Denzel avant d’affirmer « Je suis une personne incandescente » . Une incandescence qui défend désormais son ipséité artistique à travers cette esthétique ténébreuse que l’on retrouve chez les collections de Ouchini, Rick Owens, Alexander McQueen mais aussi 1017 Alyx 9SM ou la marque parisienne Rock The Street. Des pièces souvent sombres, voire noires, et des mises en scènes angoissantes qui témoignent d’une même créativité, aussi tourmentée qu’assumée. Comme McQueen a pu l’appliquer ou Owens aujourd’hui, Denzel Curry s’inspire de son vécu pour déformer, accentuer la réalité sans oublier de matérialiser ses aspirations personnelles.
« Les gens savent qu’en allant à mes shows, ils vont assister à quelque chose de fort, théâtral, une histoire émouvante qui évite le sentimentalisme, et jusqu’ici cet équilibre a fonctionné. Or, j’ai l’impression que l’état d’esprit a légèrement changé, s’est mis à pencher vers l’idée d’un « cirque » , d’une comédie plutôt que d’une histoire d’amour. » relatait Rick Owens en 2015 à Libération tandis qu’Alexander McQueen était surnommé « L’Enfant Terrible » . Face aux têtes d’affiche de la scène hip-hop nord-américaine, Denzel fait lui aussi office d’alien. « La vie est pleine de rebondissements, d’échecs et de succès. Avec mes deux premiers albums, 32 Zel et Imperial, j’ai appris à grandir humainement sans perdre mon identité. (…) J’ai voulu créer une oeuvre qui allait marquer les esprits et durer dans le temps, peu importe la manière. » nous explique-t-il avec détermination.

“J’ai voulu créer une œuvre qui allait durer dans le temps”

Sweat & Pants: Marni
Socks: boyhood
Sneakers: Nike Air Max 95(disponible chez Sneakersnstuff)

« Pour TA13OO, j’ai été plus loin dans ma recherche artistique, en reprenant notamment des thèmes et des éléments des deux projets précédents. J’ai également mêlé les problématiques du monde actuel à ma vie personnelle et à ce que j’avais envie de donner aux gens. Sur cet album, tout est plus travaillé, notamment la mise en scène. » continue l’ancien membre de la nébuleuse Raider Klan, qui rappelle que l’imagerie de TA13OO est omniprésente en Floride : des pochettes d’albums censurées de 2 Live Crew à la fin des années 1990 aux looks gothiques de Feu XXXTentacion ou Ghostemane. « La Floride est un lieu aussi sombre que magnifique (…) La musique que l’on fait ici est à l’image de cet environnement où l’on a grandi. On s’exprime avec beaucoup de peine mais aussi beaucoup de colère. » décrypte Curry, qui poursuit « Tout ce mélange culturel mais aussi toutes les inégalités sociales qui sévissent dans notre état sont les bases de l’identité visuelle du hip-hop du sud des États-Unis. Notamment les armes, la drogue ou les femmes dénudées. Cette représentation est un état d’esprit. » Une fournaise humaine, entre miséricorde et lutte quotidienne, qu’il tente de sublimer depuis ses débuts. « Je rêverais d’avoir le plus grand impact de l’histoire, peu importe ce que je fais. Donner un sens à ma musique et à mon art. » parachève Denzel Rae Don Curry.


Vous lisez :

De nouvelles Ozweego flamboyantes pour la fin du mois

Partagez sur :

Ozweego SS19 Navy/Red/Pink

Posté par Erwan Helleux - 14 mai 2019

De nouvelles Ozweego flamboyantes pour la fin du mois

La collaboration entre adidas et le créateur belge Raf Simons se poursuit, toujours dans les sneakers, avec cette nouvelle itération de la Ozweego.

Si la silhouette de la Ozweego est désormais iconique et connue de tous, adidas et Raf Simons ne cessent de la faire évoluer, notamment à travers de nouveaux coloris chaque saison. Pour l’été 2019, le belge, anciennement à la tête de Calvin Klein ainsi que Dior, s’est inspiré des looks glam-rock des années 70, chers au cœur du regretté David Bowie. Si l’empeigne en cuir ne bouge pas, la Ozweego fait peau neuve grâce aux multiples semelles superposées, conçues en TPU à effet miroir.

Le résultat est sans appel : une sneakers brillante à souhait, qui éblouit par son contraste entre les différents coloris (noir, blanc, gris, navy, rouge et rose) et les reflets de cette semelle bling. La RS Ozweego sera disponible le 23 mai, chez les retailers habituels de la marque aux 3 bandes et sur le site d’adidas.