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Rihanna va lancer une marque de luxe avec LVMH

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Rihanna à un événement Fenty

Posté par Erwan Helleux - 10 mai 2019

Rihanna va lancer une marque de luxe avec LVMH

Les rumeurs couraient depuis quelques mois, mais c’est désormais acté : Rihanna lance sa maison, nommée Fenty, avec le groupe LVMH. Et ce dès le printemps 2019.

Dans un communiqué, le conglomérat du luxe dirigé par Bernard Arnault, a confirmé aujourd’hui ce dont le monde de la mode se doutait depuis quelque temps : Rihanna rejoint les rangs du groupe. Plus qu’une simple collaboration, c’est bien toute une marque qui se dévoile, ce vendredi. Le premier lancement chez LVMH depuis 1987, et les débuts de Christian Lacroix. Rihanna devient également la première femme à créer une marque au sein du groupe français et de ce fait la première femme de couleur à la tête d’une maison détenue par le géant du luxe. Un véritable pas en avant pour la mode donc.

Il faut dire que les deux acteurs de ce projet se connaissent bien, notamment grâce à la ligne Fenty Beauty de la star barbadienne, déjà en collaboration avec Kendo, l’une des filiales de LVMH. Un premier essai qui s’est avéré plus que concluant, puisque la ligne de cosmétique a généré pas moins de 500 millions d’euros de chiffres d’affaires, l’an passé.

Cette nouvelle Maison Fenty siège d’ores et déjà à Paris, dans les locaux du groupe, où se trouvent les bureaux de Céline et Givenchy. Si cette nouvelle marque compte évidemment incarner la vision de la mode de Robyn Rihanna Fenty, le communiqué de presse, publié ce matin, précise quels produits seront à même d’être lancés. Ainsi, préparez-vous aux total looks Fenty car c’est aux secteurs du prêt-à-porter, des accessoires et des chaussures que cette nouvelle maison compte s’attaquer. En plus, des produits déjà développés par la star.

Finalement, Rihanna comme Bernard Arnault y sont allés de leur petit mot. La première souligne « l’opportunité unique de créer une maison dans le secteur du luxe, et ce sans limite artistique » et également le fait qu’elle « n’aurait pas pu imaginer avoir un meilleur partenaire » que Bernard Arnault pour cette aventure. Ce dernier, lui, explique avoir « découvert une véritable entrepreneuse, une formidable dirigeante et une leader hors pair » lors de leur première collaboration. Le président du groupe LVMH précise surtout avoir construit « une équipe talentueuse et multiculturelle », afin, d’épauler Rihanna dans le lancement de la Maison Fenty.

Pour l’heure, un site est déjà en ligne : fenty.com. Cependant, ce dernier n’est pas encore lancé, il permet seulement de s’inscrire à une mailing-list. Il faudra donc s’armer de patience avant de découvrir la première collection de la Maison Fenty.

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Kalash Criminel rejoint Madame Monsieur sur l’envoûtant Comme si j’avais mille ans

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Madame Monsieur ft Kalash Criminel - Comme si j'avais mille ans

Posté par Erwan Helleux - 10 mai 2019

Kalash Criminel rejoint Madame Monsieur sur l’envoûtant Comme si j’avais mille ans

Le duo Madame Monsieur surprend, une fois de plus, avec leur nouveau titre Comme si j’avais mille ans, en featuring avec un certain Kalash Criminel.

Le duo composé d’Émilie Satt et de Jean-Karl Lucas n’en est pas à son coup d’essai. Madame Monsieur avait, en effet, déjà invité Jok’air, en 2016, sur le morceau Morts ou vifs. Cette fois-ci, c’est le sevranais Kalash Criminel, qui rejoint le duo français sur Comme si j’avais mille ans. Si les refrains chantés du duo accompagnent une instrumentale touchante, c’est bien les backs et le couplet du rappeur qui donne toute la force à ce morceau.

Le tout est illustré dans un clip, réalisé par Nicolas Bary, dans lequel les artistes se retrouvent mêlés à une foule entourant un cercueil, rempli de vieilles photos. Et les plus vifs d’entre vous l’auront remarqué, Kalash Criminel porte dans ce clip une cagoule noire avec une inscription en orange vif : SU, pour SHOES UP. On vous laisse découvrir Comme si j’avais mille ans et son clip, de quoi bien finir la semaine.

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Shay ne baisse jamais sa garde

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music

Shay ne baisse jamais sa garde

Posté par Erwan Helleux - 10 mai 2019

Alors qu’elle doit faire face aux critiques dès ses débuts en 2011, Shay impose sa patte avec un premier album certifié disque d’or, Jolie Garce (2016). Une position clivante que l’artiste belge cultive avec une esthétique pompeuse et effrontée, qui illustre le titre de son disque. Deux ans plus tard, les acérés Jolie et Cocorico balaient cette posture d’un revers de main. Deux titres, extrait d’un album Antidote, qui sonne déjà comme une revanche.

30 novembre 2018. Après plusieurs mois passés dans l’ombre, Shay revient sur le devant de la scène avec le renversant Jolie. Méconnaissable, la rappeuse crève l’écran, plongée au cœur d’un plan séquence osé et puissant. L’auteure de PMW offre alors une véritable performance où elle joue de son corps et passe d’émotion en émotion pour deux minutes intenses. Une performance imaginée et filmée par Guillaume Doubet, nouveau réalisateur et collaborateur de l’artiste bruxelloise. Malgré un voyage perturbé par la neige et une courte nuit, Shay nous confie avec le sourire « J’ai toujours voulu faire ce que je fais aujourd’hui, mais je n’étais pas assez sûre de moi pour imposer ma vision. Ma rencontre avec Guillaume a tout changé parce qu’il y a un vrai échange. Tout part de mes envies. » Elle ajoute « Pour Jolie je voulais un clip simple mais marquant. Et Guillaume Doubet m’a parlé du plan séquence. Il a ensuite imaginé cette mise en situation et je l’ai suivi. Mon chorégraphe Nick m’a également bien conseillée. Avec ce titre, je mets tout à plat et je repars de l’avant. »

« Montrer son corps est également une forme de féminisme » 

Si l’intitulé « Jolie » , et le retrait du « Garce » , semble indiquer un apaisement, le morceau est un rugueux règlement de comptes avant de tourner définitivement la page. « Ça ne sait même pas chanter, donc normal ça parle sur snap / D’ailleurs c’n’est sûrement pas par peur, qu’à celles-ci je n’réponds pas (…) Vos polémiques, j’en LOL sous peroxyde d’azote (…) Le prochain va tout péter, j’ferai des concerts tout-par / La fan-base est trop solide, secoue-là, elle bouge pas / Si j’te dis j’arrête demain, ça sera suivi par « canular » . » lance la belge sur l’instrumentale de Pyroman, déterminée à marquer les esprits en 2019. « J’avais envie de revenir avec une nouvelle image. Si je ne m’assume pas artistiquement, si je ne suis plus authentique, je n’apporte rien, et ce n’est pas ce qui m’intéresse. » explique-t-elle. Un réveil rageur suivi du délirant Cocorico, qui confirme une audace mieux maîtrisée et théâtralisée. Moins brut et plus réfléchi, le résultat se rapproche cette fois d’un story-telling revendicatif « Quand t’as du talent ou que tu es un créatif, tu as souvent affaire à des gens qui ne t’estiment pas à ta juste valeur. C’est ce que Cocorico raconte. » décrypte Shay avant de préciser « Dorénavant, je m’attache surtout au sens des clips. Il faut qu’ils racontent une histoire. » «

Un retour à l’arrière-goût de revanche qui témoigne d’une exposition médiatique difficile à gérer lors du succès du premier album. « Notre métier n’est vraiment pas simple et je doute presque tout le temps. Les gens ne te font pas de cadeaux lorsqu’ils jugent le travail que tu as réalisé avec passion. » observe la rappeuse, qui rappelle « Je suis arrivée sur un lynchage : le premier titre que j’ai publié en 2011 avec Booba n’a pas bien été accueilli. Donc je suis habituée à cette hostilité. Puis, Jolie Garce a été fait très rapidement car tout s’est accéléré avec le succès de PMW, et j’ai pu m’imposer. » La chanteuse avait donc besoin du calme après la tempête pour revenir plus forte et plus sincère.

“J’ai toujours voulu faire ce que je fais aujourd’hui”

Jacket : SWEET PANTS
Body : Bershka
Skirt : Balmain
(disponible chez Matchesfashion)
Tights : H&M
Sneakers: adidas Falcon
Bag : Balenciaga
(disponible chez Matchesfashion)

« L’image de diva ne me correspondait pas vraiment parce que j’étais mise sur un piédestal, et je ne le voulais pas, ce n’était pas moi. » indique-t-elle avant d’en venir à cette période de travail loin des charts et paillettes : « Je ne parlerais pas de pause puisque j’ai travaillé, notamment en studio. C’est vrai que c’est long face au rythme actuel du rap francophone mais j’en avais besoin. Il m’a fallu du temps pour savoir précisément ce que j’avais envie de dire et de faire. » Dans un rôle plus abouti et décomplexé, Shay a su tirer les bonnes leçons du passé pour reprendre le contrôle de son scénario artistique. Plus sage, la bruxelloise admet « J’étais beaucoup dans la confrontation mais je n’en ai plus besoin désormais » sans perdre de vue l’engagement intrinsèque de sa démarche musicale « Jolie Garce était une revendication, parce que lorsque tu es une artiste féminine et que tu réussis, on essaie toujours de te rabaisser. Désormais, le corps permet de s’affirmer plutôt que de séduire. S’exposer de cette manière est également une forme de féminisme. »

Jacket : Napajiri
Sweat : H&M
Corset : Gilles Sacq
Short : GUESS
Socks : adidas Originals
Sneakers: Converse x JW Anderson
Sunglasses : MAISON MARGIELA
(disponible chez Marc Le Bihan)
Earring : Moschino x H&M

« J’aime combiner l’univers cyber-punk à un style plus street »

Une prise de position, qui ne risque pas de calmer les haters, qu’elle assume pleinement et qu’elle n’hésitera pas à défendre « J’ai envie d’être dans cette position parce que j’ai des choses à dire et des personnes comptent sur moi. » Un univers à la sexualité exacerbée qui rappelle les figures incontournables Cardi B et Nicki Minaj mais convoque également les créations hybrides des jeunes enseignes I.AM.GIA, Skoot Apparel, HMN ALNS ou encore Naked Wolf. Tandis qu’elle arbore une imposante paire de bottes noires Versace à plate- forme et à lacets, associée à un hoodie noir oversize, Shay se réjouit « J’aime les looks cyber-punk et gothique, et les combiner à un style plus street. » À l’instar de sa musique, son imagerie casse les codes pour une finalité esthétique tout en essayant de lutter contre les idées reçues. Alors que le très attendu Notifications, troisième extrait, est prévu pour fin février, la suite de Jolie Garce se veut plus ambitieuse, plus personnelle, plus intros- pective, plus poignante. « Ce deuxième album est vraiment important pour moi. J’ai pris le temps de le travailler et je suis plus libre. » révèle la chanteuse, qui semble être enfin prête pour la prochaine étape. Dans son single Cabeza, elle chantait déjà « 9 fois j’suis tombée, 10 fois j’me suis relevée » et prévenait ses adversaires : elle ne baissera jamais la garde.