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La marque Moose Knuckles présente sa collection SS19

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Posté par Mélodie Raymond - 3 avril 2019

La marque Moose Knuckles présente sa collection SS19

Spécialiste du froid, la marque de luxe Canadienne Moose Knuckles fait ses premiers pas vers le printemps-été avec une collection aux inspirations sportswear vintages.

Inspiré par The Lo Lifes, le directeur de la création de Moose Knuckles, Steph Hoff, a conceptualisé un gang fictif pour la campagne Printemps-Été 2019 au Canada et photographié par le photographe de mode torontois Luis Mora.


Dans cette collection aux accents vintage, la marque reprend les couleurs premières jaune, vert, maron, bleu et rouge : pierres angulaires de la conception graphique canadienne du milieu du siècle et du vêtement de sport des années 70 par excellence.

La collection est dores et déjà disponible sur Moose Knuckles.

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Tengo John, pur caméléon

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Tengo John

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Tengo John, pur caméléon

Posté par Osain Vichi - 1 avril 2019

Tengo, pour Tengo Kawana, nom du héros de l’ouvrage iQ84 signé Murakami, auteur japonais, et John, pour Jean sous sa version anglophone, Théophile Grandadam ne cesse de se réinventer à travers son alter ego artistique. Musicalement ou visuellement, le parolier originaire du Val-de-Marne tire profit des esthétiques japonaises et méditerranéennes pour réaliser de superbes grands écarts.

SUNGLASSES: JACQUES MARIE MAGE
HOODIE: BOYHOOD
JACKET: THE NORTH FACE
PANTS: OBEY
SNEAKERS: ADIDAS

Le 1er mai 1996, Hyakutake, ou la Grande Comète de 1996, qui doit son nom à l’astronome amateur japonais qui l’a découverte, atteint son périhélie. Le même jour naît Théophile Grandadam. Cette coïncidence astrale est le point de départ pour mieux cerner le personnage virevoltant Tengo John. D’une part, une fascination pour le cosmos, de l’autre, une admiration pour la culture nippone, et plus globalement asiatique. Justement, après 6 projets et un autre pseudo aujourd’hui révolu, Théo Skellington, Hyakutake est le titre de son dernier EP. “L’inconnu m’attire. Tout ce que la science va tenter de découvrir et d’expliquer. Par moments, ça relève du mystère, de la magie et c’est ce qui me fait palpiter. J’essaie de toucher l’ineffable” déclare avec passion l’auteur de la tranchante série de freestyles Trois Sabres. D’origine corse, le jeune Théophile est bercé au cœur d’un métissage culturel florissant. Tandis que sa mère lui apprend l’italien, il tisse un lien particulier avec la culture méditerranéenne, principalement grecque et transalpine, puis tourne son regard vers le pays du soleil levant et ses alentours. “Mes parents adorent la culture japonaise et asiatique. Quand tu viens chez moi, tu peux retrouver des tableaux, des objets, etc, issus de cette culture. Par ailleurs, on y allait souvent, que ce soit à Hong Kong ou en Thaïlande. Pour ma part, je n’ai jamais été au Japon, mais mon père a déjà fait plusieurs aller-retours” explique Tengo. Un exotisme culturel qui lui rappelle son enfance : les mangas, les jeux vidéos (Pokemon, Zelda…) mais également l’École des chats, une littérature japonaise et coréenne pour adolescents que lui narrait sa mère.

QUE CE SOIT ESTHÉTIQUEMENT OU MUSICALEMENT, J’ESSAIE DE TOUCHER L’INEFFABLE

SUNGLASSES: JACQUES MARIE MAGE
SWEAT-SHIRT: BALENCIAGA
PANTS: SON&DUST
SNEAKERS: REEBOK

Ce cocon familial est ainsi le terreau d’une créativité cosmique, où tout s’entrechoque, se télescope, s’entrelace. La relation avec le pays nippon devient métaphysique lorsque Théo souligne le rôle essentiel de la spiritualité et la poésie dans la société japonaise. Deux concepts qu’il trouve aseptisés en Occident. “Il est essentiel pour moi de voir le monde sous un œil poétique, sinon je me perds en tant qu’être humain” observe-t-il. L’imagerie de John est logiquement le résultat d’une effervescence graphique, entre frénésie et contemplation, à l’instar des clips de Keith Ape, ou Kohh. Une hybridation moderniste qui se retrouve chez le look du francilien, qui aime arborer des pièces futuristes et colorées. L’intéressé cite alors la marque d r ô n e, qui l’a habillé pour le clip renversant de Tortank et propose des coupes innovantes et autres pièces réfléchissantes. À l’image de la cover de son sixième projet Multicolore, référence à la BD Dr Manhattan, Théophile a longtemps été introverti et préférait les voyages oniriques à une réalité un peu plus rude. “Parfois j’ai l’impression d’être un peu autiste, j’ai du mal à me représenter dans le monde réel. La plupart du temps, je suis plutôt introverti et peu communicatif. Heureusement, aujourd’hui je suis beaucoup moins solitaire parce que je suis entouré de gens géniaux” confie-t-il.

“CERTAINES PERSONNES NE SONT PAS ASSEZ SEULES”

L’art devient ainsi un vecteur social pour l’artiste de 22 ans, qui fait des rencontres essentielles pour son futur et crée de véritables amitiés. Le producteur-DJ Ocho, le chanteur montreuillois Prince Waly ou Mickaël Rainier, avec qui Tengo s’associera pour monter sa propre structure indépendante, Turquoise Productions. Au fil de notre entretien, John répète “J’essaie de faire tout ce que j’aime faire” et révèle, peut-être inconsciemment, le leitmotiv de sa métamorphose perpétuelle. “Mes changements de look illustrent ma versatilité aussi bien humaine que musicale. Je n’aime pas la monotonie” poursuit-il. Une recherche artistique qui forge son identité et le distingue de plus en plus. “Malgré les possibilités et la diversité que propose le rap français actuel, je trouve qu’il y a un nouveau conformisme qui se met en place. Avec de nouvelles normes et de nouvelles délimitations” décrypte Tengo John. S’il n’hésite pas à évoquer ses inspirations, Damso, SCH, Freeze Corleone, Infinit’, Chance The Rapper, Noname, Kali Uchis, Tyler, The Creator ou encore Eminem, le Val-de-Marnais affirme sa singularité “J’ai besoin d’être seul, il me faut cette solitude pour me retrouver et me poser les bonnes questions. Certaines personnes ne le sont pas assez, et d’autres ont peur de l’être. Il ne faut pas fuir la solitude, au contraire.” Un travail d’élévation individuelle ambitieux qui requiert du temps et de la persévérance. D’ici là, Tengo John continuera son odyssée existentielle jusqu’à atteindre, lui aussi peut-être, son périhélie.

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Converse Spark Progress : pleine lumière sur quatre créatrices françaises

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Posté par Mélodie Raymond - 29 mars 2019

Converse Spark Progress : pleine lumière sur quatre créatrices françaises

La firme américaine redéfinie la scène créative française à travers des femmes inspirantes, les quatre créatrices Marissa Seraphin, Morgane Ortin, Crystal Murray et Elena Mottola.

Elles ont toute du talent et surtout la niaque pour en être arrivées là. Le chemin peut parfois être long lorsque l’on est une jeune femme pleine d’ambition qui doit faire face à des réalités éprouvantes. Converse a décidé de faire honneur à quatre femmes qui ont régulièrement collaborer avec la marque et qui partage les valeurs qu’elle véhicule. Pour ce printemps 2019, Converse démontre son engagement auprès de la jeunesse, mais également son envie de créer avec elle et de l’aider à atteindre ses objectifs.

Elena Mottola crédit : Louise Carrasco

Parmi ces talents, on retrouve la styliste autodidacte Elena Mottola qui rejoint l’aventure du label mode Afterhomework en 2016 au côté de son compagnon Pierre Kazmareck. Ensemble ils emmèneront la marque au calendrier officiel de la fashion week avec la reconnaissance de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode.

Morgane Ortin crédit : Louise Carrasco

Converse s’est aussi tournée vers Morgane Ortin, directrice editoriale de la maison d’édition numérique DesLettres. En 2017, elle ouvre le compte Instagram @amour_solitaires sur lequel elle publie des échanges de SMS d’amoureux anonymes suivi par @amours_familieres,
@amours_amicales et @dear_amours_solitaires, la version anglaise du compte. Amours solitaires est désormais un livre, dans lequel on retrouve des milliers de conversations poétiques et émouvantes, publié aux prestigieuses éditions Albin Michel et depuis écoulé à quelque 50.000 exemplaires en libraires.

Marissa Seraphin crédit : Louise Carrasco

La marque a également décidé de mettre en avant la créatrice Marissa Seraphin, parisienne ayant vécu entre New York et Tokyo; dîplomée de l’école de design la Cambre. Une carrière dans l’industrie de la mode en tant que mannequin et créatrice de bijoux. Converse la soutient désormais dans sa création d’un documentaire dans lequel elle dénonce les désastres environnementaux et l’urgence de la preservation de la faune et la flore.

Crystal Murray crédit : Louise Carrasco

Pour finir, Converse soutient le nouveau projet musicale de la franco-américaine de 17 ans Crystal Murray. Voix soul inspirée par son père musicien de jazz, son single After-Ten prometteur laisse entrevoir un talent naviguant entre la pop, la funk et bien plus encore.