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La mode est-elle déjà dans le futur ?

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La mode est-elle déjà dans le futur ?

Posté par Mélodie Raymond - 11 janvier 2019

Des pièces tout droit sorties d’un film de science-fiction sur les podiums, des labels streetwear avant-gardistes ou encore des influenceurs androïdes sur Instagram : l’industrie de la mode fait des nouvelles technologies son eldorado. 

ESTHÈTE SCI-FI ET MODERNISTE

Retour vers le futur, Matrix, Le Cinquième Elément, Blade Runner, Alien, Avatar ou Interstellar : autant d’œuvres de science-fiction classiques qui inspirent les designers et qui, par conséquent, façonnent le monde de la mode. Si le septième art est en grande partie responsable des tendances d’hier, d’aujourd’hui et de demain, le streetwear de 2018 semble de plus en plus proche du futur que les visionnaires avaient imaginé. Mai 2017, tous les pieds se parent d’une silhouette Nike dévoilée en grande pompe pour célébrer les 30ans de la Air Max. Les Vapormax et leur semelle en bulle d’air visible sont partout. L’automne suivant, la marque au swoosh frappe de nouveau un grand coup en présentant l’HyperAdapt : une sneaker auto-laçante munie de panneaux LED, après avoir dévoilé l’année précédente la Nike Mag. Les smartshoes ont-elles un véritable avenir devant-elles ? Difficile à dire mais elles alimentent le fantasme qui a marqué plusieurs générations : entrer dans la peau de Marty McFly. Les avancées technologiques et les designs avant-gardistes marquent sans équivoque les esprits et les styles.

Sans surprise, les fashions weeks parisienne, londonienne, milanaise et new-yorkaise emboitent le pas lors des présentations automne-hiver 2018-2019. Fascinées, les marques se lancent à corps perdu vers des graphismes, des matières et des coupes innovantes, bien décidées à séduire les générations millénials. Avec le retour des couleurs néons, des silhouettes cyberpunk et des looks galactiques, la mode de 2018 s’est vue embrassée par les tendances de demain. Marine Serre, lauréate du prix LVMH 2017, parle de « Futurewear » comme en témoignent plusieurs pièces qui arborent fièrement le terme lors de son défilé FW18 à Paris. Même schéma avec Miuccia Prada à Milan qui relance sa ligne sport Prada Linea Rossa : des pièces fluos faites de tissus intégrant des nanotechnologies, du nylon 3L ou encore du graphene font leur parade.

Iris Van Herpen présente ses pièces découpées à l’Imprimante 3D dont la robe architecturale « Syntopia » composée d’acier inoxydable et de coton noir, thermocollés à de la soie. Chez Maison Margiela, les anoraks oversizes sont en PVC holographiques tout comme les sacs. Le PVC s’affiche aussi chez Jeremy Scott accompagné de matières lamées métallisées, également accaparées par Balmain. On plonge dans la dystopie de Matrix avec Alexander Wang pendant que Calvin Klein nous propulse dans l’espace avec une collection prêt-à-porter aux accents cosmiques. Quant à Philipp Plein, il ne s’impose aucune limite en présentant un show aussi bling-bling que spectaculaire. Le défilé s’ouvre sur une soucoupe volante dans une ambiance digne d’une Rencontre du troisième type et se clôt par l’arrivée d’Irina Shayk accompagnée d’un énorme robot tout droit sorti de Transformers. Un défilé qui rappelle celui d’Alexander McQueen en 1999 où la top Shalom Harlow, clôturait le show, immobile sur une plate-forme tournante autour de laquelle deux robots projetaient de la peinture sur sa robe immaculée. Dans une démarche un peu différente mais tout aussi surprenante, le défilé Dolce Gabbana présentait en février dernier sa collection de sacs à main à l’aide de plusieurs drônes. Impossible également de ne pas citer les nombreuses collaborations de la NASA avec les marques de prêt-à-porter pour célébrer leur soixantième anniversaire. Parmi elles, on notera l’union avec Mercer Amsterdam, Vans mais surtout Heron Preston qui n’a pas hésité à envoyer un mannequin de vitrine se hisser aux portes de l’atmosphère avec plusieurs pièces de la collection.

TECHNIQUES & INNOVATIONS

Dans cette mouvance irrépressible, les labels streetwear et techwear comme Do not bend, Ader Error, Me-di-cal, Guerrilla Group, Avalone, Acronym, A-COLD-WALL, Neuro Studio ou encore C2H4 font leur apparition dans le monde entier et mettent au premier plan une esthétique futuriste comme des vêtements de plus en plus techniques. Fondé par le designer chinois Yixi Chen, C2H4 reprend le nom de la formule moléculaire de l’éthylène et explique surfer sur un travail de chimiste en mélangeant différentes substances afin de créer de nouvelles matières. « Nous sommes des visionnaires et des scientifiques qui créent l’avenir » affirme la marque. En résulte des pièces aux technologies avancées graphiques, sans coutures et texturées. Outre leur aspect, ces pièces s’inscrivent dans une constante quête d’innovation de confort et d’utilitarisme. Mais quelles sont les véritables motivations de ces marques, qui contrairement aux maisons de luxe, ont tout misé sur cette identité ? Le label allemand ME-DI-CAL créé par Joe Urbais s’inspire de la vision cyberpunk des années 2000 tout en recherchant des matières innovantes. Sa volonté ? « Combiner l’électronique et le vêtement » comme « trouver un moyen d’obtenir les couleurs les plus étranges possibles » nous confie t-il. Véritables experts en ce domaine, le japonais Yohji Yamamoto, fondateur de la griffe Y-3 par adidas et l’italien Stone Island au savoir-faire réputé depuis 1983 proposent chacun de leur côté des pièces où chaque détail est pensé pour une fonction précise et dont l’esthétique dépasse parfois l’entendement (matières réflectives, nylon métal ou matières thermo-sensible).

Les vêtements connectés aussi appelés “wearables” ont un bel avenir devant eux et devraient dépasser les 50 milliards de dollars de chiffres d’affaire d’ici à 2022 selon l’entreprise new-yorkaise Comtex News Network. Derniers exemples notables ? La veste en denim issue de la collaboration entre Levi’s et Jacquard by Google munie de capteurs pour contrôler des applications smartphones ou la collection Tommy Jeans Xplore par Tommy Hilfiger dont les pièces se paraient d’une puce Bluetooth. D’autre part, la marque Neuro Studio, fondée il y a un peu plus de deux ans par le français Clément Balavoine nous explique s’être lancée après avoir murement réfléchi à “l’industrie de la Mode et à son processus de fabrication. En travaillant dans ce domaine, je me suis rendu compte au fil du temps que ce processus était très mal optimisé, désuet et extrêmement polluant. J’ai donc décidé de m’inspirer d’amis Concept Artists qui travaillent dans l‘industrie du Jeu Video et du Film afin d’utiliser leurs techniques et softwares de modélisation et visualisations pour réinventer un processus et le rendre entièrement digital.” Neuro Studio propose ainsi une collection intitulée SOLVENTUS 2019 mêlant la couture, le découpage laser et l’impression 3D sur certaines parties de ses pièces. Pour présenter cette ligne novatrice, la marque nous interroge aussi sur le nouvel essor d’un phénomène observé chez les marques comme sur Instagram : les mannequins sont désormais des avatars 3D des plus réalistes.

ICÔNES DIGITALES

“Pour cette collection, nous avons scanné notre amie Gia Seo et nous avons ensuite designé la collection directement sur son avatar virtuel, cela nous a permis d’avoir des mensurations très précises et de voir comment nos pièces évoluaient quand elles étaient en mouvement. On a utilisé le scan de Gia pour notre campagne et notre lookbook. Pour les autres, la plupart de nos mannequins ont été créés grâce au logiciel daz3d puis resculptés avec ZBrush. On trouvait cela intéressant d’avoir une vraie personne scannée aux côtés “d’êtres digitaux”.” précise Clément Balavoine. Ces êtres digitaux sont en effet de plus en plus sollicités dans la stratosphère mode. Quoi de mieux que de présenter des tendances à travers des modèles CGI (“computer generated image”) impeccables avec tout ce que cela implique dans la stratégie marketing ? En 2016, à l’heure où l’édition brésilienne du magazine Elle dévoile une cover avec Sophia, l’un des robots les plus avancés du monde, Nicolas Ghesquière chez Louis Vuitton créé l’événement en choisissant Lightning, l’héroïne du jeu vidéo Final Fantasy pour sa campagne intitulée Series 4. En octobre 2018, la Maison Kenzo fait appel à l’entreprise Traum.inc pour designer deux modèles qui arborent la Collection Memento No.3. De leur côté, Izhi, Margot et Shudu incarnent la « virtual army » chez Balmain et deviennent égéries d’une campagne en août dernier. Si Izhi et Margot ont été créées pour l’occasion, @shudugram compte quant à elle une communauté de 153 000 followers, qui a explosé le jour où Rihanna a décidé d’en faire une égérie Fenty Beauty. Celle qui se revendique comme la «First Digital Supermodel» a été créée de toute pièce par l’artiste-photographe Cameron-James Wilson et s’inscrit dans l’affolante effervescence des influenceurs virtuels. Ses homologues ne sont autres que @Lilmiquela (1,5 millions de followers), @Blawko22 (136 000 followers) ou encore @Bermudaisbae (124 000 followers), tous trois imaginés par la start-up californienne Brud, spécialisée dans la robotique et l’intelligence artificielle. Egalement adoubés par de nombreuses marques, les codes de la communication 2.0 semblent parfaitement maîtrisés.

Or, le mouvement divise les internautes. En cause : les détenteurs de ces comptes Instagram et leur manque de clarté sur la nature des modèles, laissant planer un doute sur leur identité fictive ou réelle. Certains commentaires iront jusqu’à les accuser de faire de l’ombre aux réels mannequins qui subissent de manière draconienne la course aux mensurations ou le manque de diversité. Lil Miquela, elle aussi, décroche plusieurs covers de magazine tels que Highsnobiety, 032C et se retrouve dans les pages de Vogue US. Ce mouvement affectera t-il vraiment la planète mode ? « Même si ces êtres ont quelque chose de cool, je préfèrerais toujours les personnes réelles » nous soutient Joe Urbais, créateur du label ME-DI-CAL. Comment la postérité vivra-t-elle toutes ces révolutions qui jalonnent la planète mode ? Clément Balavoine a sa théorie. « Dans dix ans notre identité sera presque à 100% digitale, et nos vêtements le seront aussi car il faudra bien habiller nos « virtual self ». Je pense qu’il y aura un mouvement encore plus grand que le streetwear qui verra le jour où chacun aura le pouvoir de créer ses propres vêtements avec des softwares de plus en plus simples à prendre en main ; un mouvement de milliers de créateurs qui, même individuellement, pourra créer une tendance en un instant. » conclut-il. Rendez-vous en 2028.

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Koba LaD, tout un symbole

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Koba LaD, tout un symbole

Posté par Osain Vichi - 9 janvier 2019

“La banlieue influence Paname. Paname influence le monde.” clame Médine dans le retentissant Grand Paris, en compagnie de Lartiste, Lino, Sofiane, Alivor, Seth Gueko, Ninho et Youssoupha. Si l’artiste havrais met le doigt sur une logique sociale et culturelle qui se confirme d’années en années, le succès soudain de Koba LaD en est une énième illustration. Longtemps faussement méprisée par les hautes sphères de la Capitale, notamment le luxe, l’influence des quartiers populaires en périphérie est aujourd’hui indéniable. 

“À aucun moment je n’ai pensé que ma musique dépasserait les frontières de mon département. Je viens d’un trou à rats. Personne ne nous observait, mais maintenant que les projecteurs sont braqués sur nous, on va faire le maximum pour que tout le bâtiment 7 en profite.” explique Koba LaD avec lucidité et détermination, qui n’avait pas vu venir une telle ascension et un tel engouement autour de sa musique : plus d’une dizaine de millions de vues sur YouTube, une signature chez le réputé label Def Jam et un album sorti le 28 septembre dernier déjà disque d’or. Habitant d’Évry, plus précisément de Bois Sauvage et désormais du Parc aux Lièvres, le rappeur de 18 ans poursuit la folle odyssée de la trap du 91. Tandis qu’il évoque les vétérans Juicy P, La Comera et LMC Click comme des incontournables, Koba est venu secouer le rap français fin 2017 avec sa série de freestyles #Ténébreux. Sur des productions assassines, l’essonnien délivre un flow élastique, entre nonchalance et envolées vocales, qui peut aussi bien monter dans les aigües (Train de vie) que retrouver des intonations bien plus caverneuses (Intro).

Une signature musicale inédite au sein de la scène hexagonale qui narre “un quotidien pas très passionnant et un peu casse-couilles des fois” et qui a pris une tout autre dimension cette année. “À mes débuts, je ne misais pas du tout sur la musique. Aujourd’hui le buzz est là, et tant mieux. Je ne peux plus faire semblant, il faut gérer maintenant, et continuer à envoyer” tient à rappeler le fier représentant du Bâtiment 7, immeuble du quartier du Parc aux lièvres et entité essentielle dans la vie et la musique de l’artiste. “J’suis toujours dans l’binks, tu sais (tu sais), Koba du 7, tu sais” rappe-t-il sur l’Intro de son album puis “J’me rappelle j’avais rien, j’traînais tous les jours dans l’bât 7” dans Train de vie. Un bâtiment, désormais symbolique, qui est à l’origine du nom du premier groupe de Koba, Seven Binks, mais aussi de son premier opus, VII. “Je n’arrêtais pas d’enregistrer des sons au studio, et parallèlement l’engouement montait. À un moment, on s’est posé avec l’équipe et on a décidé de regrouper les meilleurs pour proposer un album. Il me restait seulement deux-trois morceaux à réaliser.” raconte l’évryen.

“Le 91 est propice à la trap parce qu’il y a plus de rage qu’ailleurs”

“Tu dois gérer ton succès avec ton équipe, ne pas faire n’importe quoi et rester humble. Il n’y a pas de magie.” continue le rappeur quand on en vient à son parcours et son identité artistique. Épaulé de ses deux managers, Dopijack et Deuspi, qu’il “fréquentait avant la musique” et qu’il n’est “pas prêt de lâcher”, Koba LaD a également réussi à s’imposer grâce à une écriture sincère, descriptive, presque naturaliste. Un réalisme qui se retranscrit lors de ses différents et nombreux clips : le plus souvent au pied du fameux Bâtiment 7 ou dans les rues d’Évry. Un réalisme sur lequel s’appuie la série américaine The Wire, autre incontournable chez Koba, “Matrixé par The Wire, j’ai eu envie d’bicrave” chante-t-il sur Train de vie. Un réalisme qui nourrit la trap acerbe issue des cités d’Essonne et qui en fait sa singularité. “Le 91 est propice à la trap parce qu’il y a plus de rage qu’ailleurs.” observe le rappeur.

Des normes sociales qui s’exportent à une vitesse vertigineuse, du vocabulaire employée aux tenues vestimentaires. Hors des frontières de l’Île de France mais également à l’étranger, comme le prouve l’avènement de Niska ou le séisme PNL. De nombreux codes véhiculés par ces figures qui envahissent les rues et arrivent aux portes des défilés de Louis Vuitton, Versace, Gucci et bien d’autres. Si le tournant a déjà été pris outre-Atlantique à l’aube des années 2000, avec une belle histoire d’amour entre la culture hip hop et le luxe, il a fallu attendre quelques années en France pour que ces grandes maisons commencent à considérer les mouvances street. Koba s’avère donc être un nouvel ambassadeur de cette prise de pouvoir, lui qui plaide allégeance aux tracksuits achetés à Foot Korner, mais n’hésite pas à essayer des tenues plus travaillées et color-block lors de notre shooting.

“Je ne me rends pas compte de l’emprise que la banlieue a sur la mode”

Que ce soit une veste polychrome Ralph Lauren, un ensemble camo Louis Vuitton, la nouvelle paire d’Asics GEL-Quantum Infinity ou une montre à chaque poignet, le rappeur se prête au jeu. “J’aime la musique qui vient des states, mais les looks des artistes américains ne m’intéressent pas. Trop d’extravagance pour moi, je suis plutôt dans la sobriété.” précise-t-il, comme pour garder à tout moment un pied dans la réalité. Une philosophie qui n’est pas à oublier quand on tente de décrypter le phénomène Koba LaD, et plus globalement la démocratisation, voire la domination, du rap et de la culture urbaine banlieusarde sur la scène française. Une transformation sociétale dont les principaux intéressés n’ont pas forcément conscience, Koba le premier. “Honnêtement, je n’observe pas ce qui se fait autour de moi. Je suis focalisé sur ma musique et le quotidien de mon quartier. Pour le moment, je ne me rends pas compte de l’emprise que la banlieue a sur la mode.” En pleine réussite, l’essonnien préfère s’inspirer de son vécu et regarder droit devant lui.

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adidas Ultra Boost 19 Dark pixel est disponible chez SNS

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Posté par Mélodie Raymond - 4 janvier 2019

adidas Ultra Boost 19 Dark pixel est disponible chez SNS

En décembre dernier, SHOES UP et adidas vous dévoilaient, adidas Ultra Boost 19, l’emblème du nouveau running. Après avoir levé le voile sur cette nouvelle itération ultra performante, la marque aux trois bandes attaque l’année en présentant un nouveau coloris : la dark pixel disponible aujourd’hui chez Sneakersnstuff.

À chaque sortie sa spécificité ! Le premier coloris Laser Red présenté en édition très limitée en décembre mettait en avant l’une des pièces les plus iconiques de la chaussure : l’insert au talon en 3D, marqué par un rouge éclatant. Ce coloris Dark Pixel quant à lui, met en valeur l’empiècement Primeknit 360 qui englobe parfaitement le pied. Cette itération de la silhouette est inspirée de l’iconique adidas Ultra Boost «Triple Black» mais est rehaussée par un knit texturé et des détails multicolores. Côté semelle, la chaussure est toujours dotée de 20% de boost supplémentaire ainsi que de l’élément Torsion spring. Cette nouvelle version ravira les coureurs urbains comme les sneakerheads.

Disponible dès aujourd’hui dans plusieurs distributeurs internationaux tels que SneakersnstuffKITHNice Kicks, Barney’s and Extra Butter, vous pouvez aussi vous rendre dès 11h au Sneakersnstuff parisien !