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Wrangler fait équipe avec Opening Ceremony

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Posté par Mélodie Raymond - 11 October 2019

Wrangler fait équipe avec Opening Ceremony

La marque de denim a fait appel à Opening Ceremony pour réinterpréter des archives Wrangler des années 90. Une collection retro baptisée “Value”.

Lancé pour l’automne-hiver 2019, cette collaboration nouée autour du design est un véritable mélange de pièces phares de Wrangler qui ont connu un succès dans les grandes surfaces des États-Unis dans les années 90, lorsque l’Amérique y achetait des pantalons cargo, des jeans larges et des tee-shirts graphiques. Les silhouettes oversize étaient alors la tendance du moment, les tissus étaient épais et durables, et les vestiaires masculins-féminins n’avaient pas de barrière. , la collection est d’ailleurs conçue dans des tailles permettant d’être portée par tout le monde, sans distinction de genre ou d’identité.

Value, le nom de la collection, provient des grandes surfaces où ces pièces étaient si populaires que les gens pouvaient ajouter un jean dans leur panier tout en faisant leurs courses, au milieu des produits alimentaires et des articles ménagers.


Value fait également référence aux valeurs de la marque Wrangler : une collection distribuée en quantité limitée et entièrement confectionnée en coton biologique. De quoi réinterpréter le sens sans cesse évolutif de la « valeur » (ou « Value ») et appuyer l’engagement continu de Wrangler en
faveur du développement durable. La collection se compose par ailleurs d’une chemise à carreaux, de différents tees, d’une jacket retro color-block et d’une série de pièces en denim : coupes amples, cargos, salopettes, pantalons et vestes amovibles munis de zips.

La collection est disponible exclusivement dans les boutiques Opening Ceremony ainsi qu’en ligne.

Découvrez aussi la collection Stone Island exclusivement disponible chez Mr Porter ici !

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Fila présente sa collection capsule “Newstalgia”

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Posté par Mélodie Raymond - 10 October 2019

Fila présente sa collection capsule “Newstalgia”

Lorsque la marque d’origine italienne Fila dévoile une collection premium jouant sur les codes retros, elle s’avère d’une modernité et d’une esthétique plus qu’efficace.

Dans un très beau lookbook, la marque Fila présente une série de pièces monogrammes particulièrement visuelles. Cette capsule comprend : des tracksuits, un t-shirt, un hoodie, une jacket en fausse fourrure, des accessoires, mais également des sneakers avec les modèles Ray Tracer qui viennent parfaire les silhouettes.


Ray Tracer se distingue par sa silhouette rétro sportive et ses différentes combinaisons de matières et de couleurs. La sneaker est disponible en cinq coloris : Black-White, Black-Everglade et White-Rhubarb pour les hommes et Black-Pink et Marshmallow-Sugar pour les femmes.

La collection est disponible dès maintenant dans la boutique en-ligne de FILA et chez différents retailers comme Caliroots.

Une folle envie de monogrammes ? Découvrez aussi le lookbook MCM pour la saison SS20 ici !

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Tom Sachs : “Mes films sont ce que les sneakers sont à la mode : une philosophie de vie”

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Posté par Mélodie Raymond - 9 October 2019

Tom Sachs : “Mes films sont ce que les sneakers sont à la mode : une philosophie de vie”

À l’occasion d’une projection parisienne du film How to learn how to surf, réalisé par Tom Sachs en collaboration avec Hurley, nous nous sommes entretenus avec l’artiste pluridisciplinaire new-yorkais.

On se rencontre aujourd’hui car vous avez réalisé le film How to Learn how to Surf. Parlez-nous des prémices.
L’idée est née lorsque Pat Towersey et moi-même étions en train de surfer. Nous parlions d’une éventuelle collaboration pour combiner nos savoir-faire. J’ai un studio d’art et c’est un brillant ambassadeur du surf. Nous en avons rediscuter la seconde fois où nous avons surfé et nous nous sommes dit « faisons un voyage où on pourrait rassembler nos idées ». Nous avons fait environ 10 trips. Le film raconte le plus gros voyage mais nous en avons fait bien plus.

Comment avez-vous décidé du lieu ?
On voulait vraiment faire le film How to Learn how to Surf  et on s’est demandé quel était le meilleur endroit. On s’est dit « pourquoi pas Waikiki ou même Biarritz » et puis on a finalement choisi stupidement le plus éloigné et le plus cher des endroits, et le plus compliqué d’accès ! (rires) Et je pense que cela a rendu le film bien meilleur, que ça valait le coup mais ça a complètement compliqué le processus ! 

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Photo: Clément Chouleur @el_choubi

Quelle philosophie ressort de ce court-métrage et qu’espérez-vous que le public apprenne ?
On me pose souvent des questions sur mon public, pour qui fais-je vraiment de l’art ? En fait, je crois que je ne me préoccupe pas vraiment de ce qu’il en retient. Je suis plus intéressée par ce qui me concerne et ma team. Un prof d’anglais m’a dit un jour « tu devrais écrire comme si tu écrivais à toi-même il y a deux mois en arrière » Tu ne connais pas le sujet, tu ne le survoles pas, tu ne vas pas non plus en profondeur mais tu le regardes juste sous un autre angle. C’est très important. Richard, un homme de confiance qui a dit ça. Je pense dans un sens que nous avions besoin de ce film et au passage, quand je dis « moi » ou « nous », je parle de moi, de mon studio, de ma team ce qui vous inclut vous et tous vos lecteurs car nous travaillons dans un même univers. Je voulais surtout apprendre à moi-même comment apprécier cette expérience et pointer du doigt à quel point le surf peut-être compliqué ou frustrant. Et quand je parle « d’apprécier », je veux dire par là que ce qui est facile à faire s’apprécie souvent plus que les épreuves difficiles. Finalement c’est une manière de tourner la chose en heureuse découverte.

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Photo: Cecilia Thibier @ceciliaphotographie

Comment avez-vous collaboré avec la marque Hurley ? Elle a notamment conçue une collection spécialement pour ce film.
Nous sommes une équipe de sportifs professionnelle avec des surfeurs non professionnels et le co-capitaine (ndlr : Pat Towersey) fait évidemment grimper le niveau de cette équipe puisque c’est son domaine. Hurley tout comme Nike font leurs produits performants avec des spécificités ahurissantes pour les meilleurs athlètes au monde. Nous sommes des athlètes donc ils nous ont fait les meilleurs produits. Par exemple les Phantom shorts Hurley sont excellents, super stretch et parfaits pour une planche. De plus, cette collaboration nous a permis de nous connecter tous ensemble et de former une équipe de dingue. 

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Photo: Cecilia Thibier @ceciliaphotographie

À propos de collaborations, vous avez pris une place importante dans le monde de la mode streetwear mais vous êtes tiraillés par la société de consommation. Les gens sont prêts à tout pour mettre la main sur votre travail que l’on parle d’une sneaker, d’un accessoire ou d’un vêtement. Comment vous sentez-vous face à cela ? 
Et bien disons que je suis vraiment flatté et étonné dans un sens que les gens s’intéressent autant à ce que nous faisons mais c’est important de se rappeler que tout ce que nous faisons, c’est uniquement et spécialement conçu pour notre équipe. Et comme je le disais précédemment, mon équipe vous inclut également. De plus, les films comme How to learn how to surf et j’encourage les gens à regarder Ten bullets, COLOR ou encore Love Letter to Plywood  car ils sont un peu comme l’équivalent des sneakers face à la mode, dans le sens où ils représentent une philosophie de vie. De plus, il ne vous en coutera rien de regarder ces films.

Vous expliquez souvent à quel point c’est important de persister dans tout ce que l’on entreprend mais vous semblez aussi toujours garder beaucoup de second degré. D’où viennent ces valeurs ?
Le focus numéro 1 du studio est la sculpture. Je fais des sculptures, et en sculpture, pour citer Marcel Duchamp, tout ne se joue pas à l’instant. C’est le fruit d’une longue maturation, et c’est sa citation, mais j’ajouterais… beaucoup d’heures de travail après. Alors pour faire une sculpture, cela part d’une idée simple mais cela coûte aussi beaucoup d’argent et de temps, de doigts sanglants etc… Surfer c’est la même chose, oui je veux rider la vague de telle ou telle façon, mais il faut des décennies pour vraiment comprendre comment faire et maîtriser la technique. Je pense donc que ça vient vraiment de la sculpture pour moi parce que vous savez, Pat il se réveille à 5h du matin, peu importe où il est parce qu’il a l’habitude de cirer sa planche, et moi de sculpter avec mes mains et créer des objets fastidieux. C’est pour ça qu’on se comprend dans notre façon de travailler.