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Kareem Kalokoh : Greek God

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Kareem Kalokoh

music

Posté par Mélodie Raymond - 20 mars 2018

Kareem Kalokoh : Greek God

Si on vous disait que la Grèce regorge de talents ? Kareem Kalokoh, révélation rap de 24 ans, sera bientôt propulsé à vitesse grand V sur la scène européenne. Membre du collectif ATH KIDS cofondé avec Valentin Rivera, on a rencontré l’artiste qui met en lumière la jeunesse urbaine d’Athènes avec son excellent premier album CONGO.

TEXTE, STYLE, PHOTOS SHOES UP Team

« Niggas ain’t ready for the Greek Gods » (« Les mecs ne sont pas prêts pour les dieux grecs. ») Tu as grandi en Grèce, c’est assez atypique pour nous de rencontrer un rappeur issu de ce pays. La scène est-elle prolifique ?
La scène hip-hop à Athènes commence à peine à se développer. C’est vrai que le hip hop est partout à travers le monde mais à Athènes les tendances arrivent souvent avec un peu de retard. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes écoutent du hip-hop et ça s’est bien démocratisé mais c’est encore un peu tôt.

Quand as-tu commencé ?
J’avais environ 15 ans, enfin ce que je faisais n’était pas vraiment sérieux. Mon premier vrai morceau est arrivé lorsque j’avais 21 ans.

Comment as-tu décidé de le faire sérieusement ?
Comme on en écoutait beaucoup, ça s’est fait très naturellement. On a commencé à faire de la musique avec mon coéquipier Valentin Rivera, il s’occupait de la vidéo, moi de la partie musicale donc on a combiné tout ça et puis on a fini par créer le collectif ATH Kids. Nous sommes maintenant 8 dans ce même collectif. On a commencé ça comme un hobbie et on avait un groupe avant ça qui s’appelait SODA. Un jour, avec Valentin, en regardant le film KIDS de Larry Clark, on s’est un peu identifié aux personnages et on s’est dit que nous pouvions être les KIDS d’Athènes. Finalement, c’est devenu plus sérieux.

    Kareem Kalokoh
Hoodie Rewind   Jacket Atelier Neutre

Est-ce que le peu de rap grec qu’il y avait était une source d’inspiration ?
Pas vraiment pour être honnête ! Maintenant il y a pas mal de rappeurs en Grèce, par exemple, vous devriez écouter Majin Cost, il est dans notre groupe. Complex Shadow est aussi très bon. Les deux rappent en anglais. Sinon si vous avez envie de découvrir des artistes qui rappent en grec, vous pouvez écouter SNIK ou Light, ils sont très célèbres.

Pourquoi ne rappes-tu pas en grec d’ailleurs ?
Quand j’ai commencé, j’ai essayé mais c’était vraiment trop bizarre, je ne pouvais pas. J’ai grandi en écoutant du rap américain et quand je rappais en grec, ça sonnait mal à l’oreille. D’ailleurs, mes amis m’ont dit de laisser tomber et que j’étais bien plus à l’aise en anglais. (rires) C’est ce que j’ai fait du coup !

Le premier EP du collectif était en 2015, il s’intitulait ATH2090’s. Quel était votre état d’esprit quand vous l’avez sorti ?
Mon premier but était de montrer une perspective différente d’Athènes car la plupart du temps, ce que l’on voit à Athènes est vraiment à l’opposé de ce que l’on fait. Nous voulions montrer le côté grunge et l’aspect très urbain que l’on peut vraiment y trouver.

 

Kareem Kalokoh
Sunglasses Vuarnet    Crewneck Stone Island

Peut-on considérer que la forte crise qui a touché la Grèce a eu un rôle déterminant dans le développement de la culture et de l’aspect créatif ?
Oui, je pense que cela a joué un grand rôle. Après la crise, les gens ont entrepris de faire les choses plus par eux mêmes. Ils voulaient être plus créatifs. Que ce soit dans la mode, la musique, la photographie, ça nous a donné une sorte d’étincelle. Je ne saurais l’expliquer mais c’est un fait.

La Grèce est aussi touchée par un mouvement raciste assez flagrant. En 2013, le rappeur Pavlos Fyssas a même été tué par un membre du parti politique d’extrême droite, l’Aube Dorée. Comment vis-tu cette situation ?
Comment sais-tu ça ? Tu as fait des recherches approfondies ! C’est clair que ce qui s’est passé craint à mort. J’ai moi même fait face au racisme du primaire jusqu’au lycée mais je ne l’ai pas laissé m’atteindre. Si je reste focalisé là-dessus, je ne risque pas de faire grand chose. Le racisme existe partout mais j’essaye de ne pas lui donner trop d’importance.

Si on aborde un sujet un peu plus léger, il paraît que tu écoutes du rap français. Peux-tu nous dire qui ?
J’écoute Kaaris ! Je n’en écoute pas énormément mais il y en a quelques-uns que j’aime bien. Booba est bon aussi.

Pourrais-tu envisager de travailler avec des rappeurs français ?
Oui carrément. Je ne comprends pas ce qu’ils disent mais j’aime les mélodies et les flow sont fous.

 

Kareem Kalokoh
Raincoat Weekday   Crewneck Stone Island   Shoes Converse All Star

Peux-tu nous parler de ton premier album Congo ?
Je voulais représenter mes origines. À la base, je suis originaire de Sierra Leone mais Congo est un nom fort. J’avais envie d’utiliser un nom concis et fort et le premier qui m’est venu à l’esprit était Congo. C’est une sorte d’hommage et c’est puissant, tout comme les sons que l’on trouve dans l’album.

Comment ton album a t-il été reçu en Grèce ?
Bien et je commence à avoir un public. Depuis 2017, ça ne cesse de grimper. On arrive même à faire des dates de concert sold out maintenant. La culture n’arrête pas d’évoluer et la jeunesse est très ouverte d’esprit, c’est ce que j’aime.

Vous produisez-vous beaucoup sur scène ?
Pas énormément car on aime faire des scènes un peu exclusives et quand on les fait, on essaye de faire des grosses scènes et de les faire bien.

Qui écoutes-tu en ce moment ?
J’écoute un peu toute la nouvelle vague d’artistes hip-hop comme Lil Uzi Vert, Rich The Kid, Lil Yachty. J’écoute beaucoup de Kanye West à l’ancienne, tout ce que Drake fait aussi. Il est une grande source d’inspiration.

Certains te comparent à Cousin Stizz…
Ah oui Cousin Stizz, je l’écoute beaucoup ! Je ne sais pas si on peut vraiment me comparer à lui mais c’est flatteur.

Un feat de rêve ?
Kanye, sans hésiter.

Tu as dit « Kanye à l’ancienne », tu n’as pas aimé The life of Pablo ?
Oui, Kanye à l’ancienne. (rires) C’est tellement cliché. The life of Pablo était bon mais tu sais quoi ? Je n’ai pas envie de passer pour quelqu’un de trop fermé d’esprit mais je n’aime pas trop son nouveau public, tous fous des yeezy etc, tu vois ce que je veux dire ?

Complètement ! Quels sont tes projets à venir ?
Je pense que je vais sortir quelques singles et un nouveau clip le mois prochain. Je veux continuer à faire vivre Congo. Je bosse sur d’autres nouvelles choses, mais ce sera certainement plus pour la fin de l’année.

Kareem Kalokoh
Cap You Must Create   Jacket North Hill Paris   Pants Stone Island   Sneakers Nike Air Force 1

Tu as beaucoup de style et tu as l’air assez pointu concernant la mode.
Oui j’aime beaucoup la mode. Je ne porte pas d’affection particulière aux marques mais j’adore fouiller, et je cherche souvent des pièces originales mais je ne m’intéresse pas spécialement aux grands créateurs par exemple.

Est-ce que tu as une marque grecque à nous faire connaître ?
Oui il y en a une et je pense que c’est la meilleure. Elle s’appelle Forever Classic Apparel Co. Ils font vraiment de tout et tout est créé à Athènes. C’est une marque très prometteuse.

Et toi, ça t’intéresserait de fonder une marque ?
Peut-être pas tout de suite mais on a sorti une collaboration avec Pressure Paris. Il y a trois pièces, un hoodie, un sweat et un tee, inspirées des années 2000.

T’intéresses-tu aux sneakers ?
Bien évidemment. Je ne sais pas combien j’ai de paires mais je porte beaucoup les mêmes modèles. Genre la Air Force One basse et blanche, j’en achète une par mois. C’est vraiment mes sneakers. Je kifferais en faire une avec Nike, je me rappelle de moi gamin en train de dessiner des sneakers, c’est un truc que j’aimerais beaucoup faire.

 

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Une collaboration singulière GmbH x Helly Hansen

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Posté par Mélodie Raymond - 14 mars 2018

Une collaboration singulière GmbH x Helly Hansen

Le label berlinois en pleine expansion GmbH s’associe à la marque technique Helly Hansen. De cette union naissent deux pièces graphiques, d’une construction étonnante pour un style délicieusement rétro.

Les designers allemands et norvégiens basés à Berlin, Serhat Isik et Benjamin Alexander Huseby, continuent de faire évoluer leur marque haut de gamme GmbH. Née en 2016, la marque qui flirte entre luxe et urbain a notamment été nominée pour le très reconnu prix LVMH, dont le prix sera décerné cet été. Dévoilée au coeur de la ligne spring/summer 2018 : une série d’anoraks fonctionnels ont été réalisés en collaboration avec Helly Hansen. Les trois vestes sont proposées dans deux combinaisons de coleurs : le beige, le noir et blanc pour une, le bleu, le blanc et le gris pour l’autre. Avec une forme directement inspirés du streetwear 80’s (on pense notamment au col oversize et au empiècements color block), cette silhouette nostalgique se veut finalement, on ne peut plus moderne.

La collaboration sera bientôt disponible sur certains retailers comme Dover Street Market ou Ssense.

 

 

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Swing : prêt à vous envouter en solo

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music

Posté par Mélodie Raymond - 12 mars 2018

Swing : prêt à vous envouter en solo

Membre du groupe l’Or du Commun qui œuvre depuis maintenant six ans, le belge Swing dévoilait le 19 janvier son premier EP solo Marabout. Avec un flow groovy rafraîchissant, l’artiste s’affirme et confirme que la scène hip-hop belge a encore plus d’un MC dans son sac.

TEXTE, STYLE, PHOTOS SHOES UP Team     STYLE Opie Wood & Lola Clabots
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Overall Van Assche   Tee Polar Skate Co.   Socks Uniqlo   Sneakers HUF

Finalement on connaît pas mal l’histoire de l’Or du Commun mais peu celle des entités qui en font partie. Quel est ton parcours personnel ?
Je viens de Soignies, c’est une petite ville à environ 30 minutes de Bruxelles. C’est là que j’ai grandi, que j’ai été à l’école. J’allais souvent à Bruxelles car j’ai toute ma famille là-bas, mon père est bruxellois. Vers mes 17 ans, j’ai commencé à écrire des textes avec mon cousin Félix, Félé Flingue, ancien membre de l’Or du Commun et puis j’ai commencé des études à Bruxelles. J’ai rencontré des gens qui étaient dans le milieu aussi donc vers mes 18 ans, j’ai commencé à m’y remettre au lieu d’aller en cours. Je passais plutôt mes journées dans ce qu’on appelle des foyers culturels. C’était une salle mise à disposition des étudiants à l’université. Puis toujours avec mon cousin, on a rencontré les deux autres du groupe, Loxley et Primero, avec lesquels on a fondé l’Or du Commun en 2012. On a sorti L’Origine en 2013, puis L’Odyssée en 2015 et Zeppelin en 2017. Maintenant je sors Marabout, mon premier projet solo.

Juste par curiosité, tu faisais des études dans quel domaine ?
Alors j’ai entrepris des études de biologie juste dans le but de faire des études. J’aimais bien les sciences et j’avais une forte pression familiale, surtout du côté de ma mère. Pour elle, c’était inconcevable que je ne fasse pas d’études.Je n’étais pas très doué mais j’ai réussi à aller en seconde année mais de l’autre côté j’avais vraiment envie de faire de la musique. J’ai trouvé une passerelle entre les deux en faisant des études qui duraient trois ans en biomédical ce qui grosso modo revient à travailler dans des laboratoires. J’ai finalement été diplômé il y a un an et demi et je me suis empressé de ne pas utiliser ce diplôme et de me consacrer à la musique. (rires)

Et tes parents le vivent bien ?
Comme la transition s’est bien faite, c’est bien passé. Ils commencent à lâcher du lest car les choses avancent petit à petit et que je suis heureux. Même si je dis que je l’ai fait pour mes parents, je crois que je l’ai aussi fait pour moi car c’est toujours bénéfique de clôturer un cycle sur une victoire.

Est-ce que l’Or du Commun a souffert d’un manque de reconnaissance ou de notoriété ? Vous faites partie des groupes qui comptent pas mal d’années d’existence et vous avez enfin dépassé le million de vues sur YouTube avec le titre Appollo.
Nous gardons tous les trois à l’esprit qu’on a eu beaucoup de chance. On a très vite eu des retours très positifs sur ce qu’on faisait donc dès notre première petite vidéo freestyle, on a direct eu des opportunités. Avec le regard que j’ai maintenant, effectivement, je me dis que ce n’était pas d’énormes opportunités mais sur le moment, c’était quand même des choses qui nous ont poussés à continuer. On a eu des petits moments de flottement parce que nous avions tous nos vies, nos études etc donc nous n’avons pas été très prolifiques. Quand on a cerné qu’il y avait de l’attente, nous nous sommes vraiment lancés dedans. Et il faut se dire qu’en commençant le rap à Bruxelles, on partait du principe qu’on faisait ça comme un hobbie. On n’avait pas d’exemple à part Stromae qui est parti du rap mais ce n’est pas un exemple de réussite en tant que rappeur car son univers est finalement devenu autre. Nous, on partait avec des attentes minimes car on trouvait ça logique que ça n’explose pas car finalement, en Belgique, personne n’explose.

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Et aujourd’hui, ça explose. C’est d’ailleurs vous qui avez encouragé Roméo Elvis à devenir ce qu’il est aujourd’hui. Toi qui bosses énormément avec lui, qui es souvent son backeur et qui apparais dans ses clips, que penses-tu de son évolution ?
Disons qu’à Bruxelles, on avait une petite notoriété quand on a sorti notre premier projet et quand on l’a rencontré, on l’emmenait un peu partout avec nous. Il venait avec nous aux concerts, il faisait ses morceaux. Il faisait presque partie du groupe sauf que nous avions compris qu’il avait un truc propre à lui et c’est pour ça qu’il n’est jamais réellement entré dans le groupe en tant que membre. Ce n’est pas qu’on ne voulait pas, c’est que quelque part, on savait que c’était inutile et qu’il avait beaucoup mieux à faire seul. Et le fait que ça se passe exactement comme on le pensait, c’est hyper chouette, ça donne beaucoup d’espoir.

Le 19 janvier sortait ton premier EP solo Marabout. Avec l’expérience que tu t’es forgé en groupe, ressentais-tu le besoin de sortir un projet plus personnel, sans concession aucune ?
Il y a un peu de ça et j’avais envie d’apprendre de nouvelles choses. J’avais l’impression de stagner personnellement dans ma maîtrise du rap, de l’écriture. Le groupe, c’est une chose très positive pour commencer surtout mais faire un projet solo, c’est quelque chose de très différent au niveau des choix que tu prends, au niveau de la manière dont tu l’assumes et au niveau du travail du personnage. J’avais juste envie de faire de nouvelles choses et je pense que la proximité de Roméo a joué. Il écoutait mes maquettes et il m’a beaucoup poussé, il m’a donné beaucoup de confiance en moi.

On suppose que ça ne veut pas dire que c’est terminé avec l’Or du Commun.
Ah pas du tout !

Préparez-vous un album ?
Oui pour cette année. C’est encore un peu tôt pour en parler mais disons que l’on travaille toujours avec Vax1, le même beatmaker lyonnais qui a bossé sur Zeppelin.

Pour le moment, tu as sorti les titres Cercle et Corbeaux qui sont tous les deux assez sombres. Tu y évoques la vie comme un cercle vicieux puis la mort comme devenue insignifiante. Parle-nous de ces titres.
Ce qui se ressent beaucoup sur le projet, c’est que je voulais amener des notions un peu plus spirituelles dans ma musique. J’ai essayé d’aborder des thèmes, en posant des questions sans réellement amener de réponses. C’était l’enjeu : ouvrir une chose sans proposer de solutions. J’ai été très inspiré par des artistes comme Chance The Rapper, Saba, Isaiah Rashad. Dans leur personnage, il y a quelque chose de très simple, très spirituel et de très humain en fait. Je trouve que ça manque en ce moment dans le rap et donc c’est un peu ça que j’ai essayé de faire. J’ai essayé de traiter des thèmes comme la place dans la société mais il y a aussi un côté personnel, comme les doutes, mes parents, ma mère surtout ou encore une rupture

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Outfit Geym Paris   Footwear Converse One Star

Dans Corbeaux, tu évoques aussi la dangerosité des réseaux sociaux à travers ton clip.
Alors ce n’est pas moi qui l’évoque du coup, ce n’est pas ce que j’imaginais. C’est le réalisateur parisien Lenny Grosman qui m’a donné ces idées, j’étais sur le cul car je trouvais ça génial et je n’avais pas du tout pensé à ça.

Ton clip avait un côté Black Mirror, la série évènement dont la saison 4 sortie récemment a connu un fort succès.
C’est vrai, je ne l’ai pas encore beaucoup regardée, j’ai vu que quelques épisodes mais c’est vrai qu’on me l’a déjà fait remarquer.

Trouve t-on des feats sur ton EP ?
Il y en a un. Pour ce projet, je ne voulais pas faire de featuring évident. Beaucoup s’attendaient à un feat avec Roméo par exemple mais non, ça ne s’est pas fait car j’avais envie de faire mon truc. Du coup, j’ai collaboré avec une rappeuse du nord du pays, flamande et anglophone qui rappe en anglais. Elle s’appelle Blu Samu. Je souhaitais faire des choses inattendues plutôt que de faire un feat avec JJ & Caba ou Roméo même si peut-être que côté carrière, ça aurait été plus intéressant, je n’avais pas spécialement envie.

J’ai lu des commentaires qui comparent ton univers à celui de Kendrick Lamar. Est-il une source d’inspiration ?
Oui c’est clairement une grosse inspiration. Après j’ai l’impression que c’est presque plus lié à l’image qu’à la musique. J’aurais pu te le citer avant, c’est un exemple. D’ailleurs avec Roméo, on a souvent eu des débats où on mettait en opposition la mouvance Drake et la mouvance Kendrick. Je me place clairement dans la team Kendrick car je suis plus de l’école complexification des structures. Ça m’a quand même étonné que l’on fasse le lien car Kendrick, ça reste intouchable à tous les niveaux, je ne lui arrive même pas à la cheville mais écoute c’est flatteur !

Il y a autre chose qui nous a frappé en te regardant rapper, c’est ta gestuelle et ta manière d’occuper l’espace. Est-ce des choses que tu travailles ?
Non, ça a été très naturel. Ce n’était même pas réfléchi. La scène m’a certainement permis de découvrir un peu plus mon corps à ce niveau-là. Pour le clip de Cercle, on a tourné à Copenhague et c’est vrai qu’en allumant la caméra j’ai trouvé ça cool.

Un artiste qui t’aurait donné envie de faire ce métier ?
Il n’y en a pas vraiment car je suis plus rentré dans le milieu petit à petit. Mais je peux te citer quelqu’un qui m’a inspiré sur la durée car je me faisais la réflexion l’autre jour : le groupe Jamiroquai. Je l’ai écouté très jeune et je n’ai jamais arrêté de l’écouter. Encore aujourd’hui. Côté rap français, c’est Menelik et MC Solaar. Et j’aimais beaucoup les Sages Poètes de la rue.

Tu as l’air d’avoir un côté très mode. Est-ce un monde auquel tu t’intéresses de près ?
Et bien pas tant que ça ! Je n’ai aucune connaissance dans le milieu et je ne suis pas du tout attaché aux marques. Je commence à me prendre au jeu car il a fallu pour les clips. J’ai une pote qui s’appelle Lola Clabots qui est entrée dans l’équipe, qui s’y connaît bien et du coup, on s’amuse à trouver des fringues. Quand tu te lances dans un nouveau projet, c’est que tu peux tout construire. Et comme je sors un peu du cocon du groupe, c’est un peu comme si j’étais un nouveau né au niveau de l’image. Sinon je peux te dire que niveau mode, je n’ai pas peur de prendre des risques.

Marabout disponible sur Itunes
IG : @swing_simeon