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MSGM, Undercover, Raf Simons : Eastpak dévoile ses collabs FW1819

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Posté par Mélodie Raymond - 13 juillet 2018

MSGM, Undercover, Raf Simons : Eastpak dévoile ses collabs FW1819

Pour Fall/Winter 18/19, la marque américaine experte en sacs et bagagerie Eastpak s’associe aux marques audacieuses et créatives dont la renommée n’est plus à prouver : MSGM, Undercover & Raf Simons.

Eastpak x MSGM

En 2014, Eastpak déjà unissait ses forces avec MSGM dans le cadre de son projet Eastpak Artist Studio dont les bénéfices étaient reversés à la recherche contre le sida. Sequins, perles et strass ornaient l’emblématique sac à dos Pak’r® de la marque. Pour la seconde fois, Eastpak a donc fait appel à Massimo Giorgetti, l’irréverent designer derrière la marque milanaise MSGM. En résulte une collection capsule graphique faisant honneur à la mobilité urbaine. Les sacs de cette collection capsule portent ainsi des détails emblématiques des deux marques: les volumes surdimensionnés, un branding osé et les couleurs signatures de MSGM, ainsi que les formes iconiques et la parfaite fonctionnalité d’Eastpak. Le sac à dos et le cabas se parent d’un motif floral psychédélique tandis qu’un petit sac à dos industriel et un porte clé se parent de jaune fluo et de noir. S’ajoute à la collection un bum bag en denim brut.
Disponible à partir du 16 juillet 2018.

Eastpak x Undercover

Une fois n’est pas coutume ! Jun Takahashi, fondateur d’UNDERCOVER a imaginé pour sa collection un mix entre les fonctionnalités d’Eastpak et le design japonais contemporain. Il revisite ainsi le sac à dos Padded Pak’r XL en quatre versions monochromatiques avec pour chacune une impression du film culte de Stanley Kubrick, 2001: L’Odyssée de l’espace. Le produit sera disponible dès le 28 juillet en Noir, Rouge, Vert et Marron.

Eastpak x Raf Simons

On ne change pas une équipe qui gagne ! Pour la septième fois, le designer Raf Simons uni ses forces à Eastpak. Le créateur présente ainsi une collaboration mêlant la haute couture à la culture urbaine, saupoudrée de références au trench emblématique des années 60. Cinq modèles intègrent donc la construction complexe et plissée du designer. Chaque sac de la collection s’accompagne d’une étiquette co-marquée et d’un sac à linge à cordon. La collection sera disponible le 1er août uniquement sur le site d’Eastpak.

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Mahalia : esthète RnB

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MAHALIA

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Posté par Mélodie Raymond - 11 juillet 2018

Mahalia : esthète RnB

Le girl empowerment des UK se porte bien. Preuve en est, Mahalia, jeune diva soul et RnB, révélée avec son puissant titre Sober. Une bonne humeur communicative, un style 90’s qui se veut à la fois streetwear et super féminin, nous avons rencontré l’artiste de Leicester de passage en France pour son deuxième concert Parisien. 

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MAHALIA
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C’est ton second show à Paris. Comment te sens-tu ?
Merveilleusement bien ! C’est trop bizarre car la première fois que je suis venu, je ne pensais pas que j’en ferais un autre en si peu de temps. Ce sera le deuxième en un mois et ce soir, c’est sold-out, quatre cent personnes, je suis trop impatiente.

Tu as écrit ta toute première chanson à 8 ans. De quoi parlait cette chanson ?
Oui (rires). Ce n’était pas vraiment une très bonne chanson ! Elle s’appelait « My Angel » et je ne sais plus de quoi ça parlait exactement. En réalité, c’est le genre de chanson dont tu ne dois jamais parler jusqu’au jour où on te le demande en interview. (rires) La seule chose, c’est que c’est à ce moment là que j’ai réalisé que je pouvais écrire une chanson et c’était un véritable sentiment de satisfaction. J’avais accompli quelque chose et je voulais continuer dans cette direction.

Es-tu devenue musicienne suite à ça ?
Oui j’ai commencé à jouer de la guitare à 11ans. J’ai commencé en me formant toute seule et ça m’a permis de vraiment me mettre à écrire. Mes parents sont aussi dans la musique. Mon père joue de la guitare, écrit et chante et ma mère chante. Quand j’étais enfant, je passais mon temps à les observer, j’allais à leurs shows et le fait d’être autant autour d’eux, je pense que ça m’a donné envie de faire la même chose. Ils faisaient de la musique acoustique, très minimale, entre soul et jazzy, c’était génial.

Ton histoire n’est pas courante. Tu as dit à ta mère « je veux être chanteuse et rencontrer Ed Sheeran. » Et ça s’est passé ainsi. Peux-tu nous expliquer comment ?
Il y avait un programme à la télé qui s’appelait Must be the music, j’avais 12 ans et je voulais faire l’émission. Je voulais juste que les gens m’écoutent chanter. Et l’année où j’ai voulu la faire, ils ont arrêté l’émission. J’ai pleuré, j’étais dégoutée. Ma mère m’a demandé ce que je voulais vraiment et je lui ai répondu « Je veux rencontrer Ed Sheeran. » À cette époque, il était au début de sa carrière, il m’inspirait beaucoup. Je pense même qu’il est l’une des raisons pour laquelle j’ai commencé à jouer de la guitare. J’ai donc fait un voyage avec ma mère où nous l’avons suivi en festival, en concerts, pour s’éclater toutes les deux et essayer de le rencontrer. Je voulais vraiment lui sérer la main. J’ai fini par rencontrer la bonne personne qui me l’a présenté. Après notre rencontre, il a twitté mon soundcloud en disant que j’étais fantastique et en encourageant les gens à aller m’écouter. Puis j’ai signé dans un gros label.

 

MAHALIA

 

As-tu été très exposée ? Tu avais seulement 13 ans.
Je dirais que non. Mon label m’a laissé continuer mon parcours scolaire, passer mes examens etc. Ils ont été très bons avec moi. J’aimais étudier et j’ai aussi souhaité m’accrocher. Au moment d’aller à l’université quand j’avais 18 ans, j’ai pris la décision de me mettre à 100% dans la musique. Après pour être honnête, même sans être exposée, c’était quand même pas mal de pression car il fallait faire ses preuves.

Tu cites évidemment Ed Sheeran comme une inspiration mais ton style est très soul et RnB.
Oui je pense que je suis influencée par de nombreux genres de musique mais les principaux que j’ai écoutés sont Lauryn Hill, Erykah Badu, India Arie, Angie Stone, Amy Winehouse, le premier album d’Adele, D’angelo… Il y en a eu énormément, beaucoup de la vieille école RnB et des musiciens jazz aussi. Je suis aussi dans la funk music. Faire de la musique m’a toujours rendu heureuse. Je pense que j’ai toujours essayé de faire passer les mêmes émotions que tous ces artistes.

Et la personne que tu écoutes le plus aujourd’hui ?
Le rappeur américain Russ. Sa musique est incroyable. Je l’ai découvert avec Pull The Trigger et son album sorti l’année dernière est fou. Sinon j’adore Cardi B.

 

MAHALIA
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Diary of me, comme son nom l’indique est un album très personnel. Penses-tu que le prochain sera dans cet esprit ?
Non je pense qu’il le sera beaucoup moins. Diary of me, je l’ai vraiment pensé comme un journal qui était là pour dire : « enchantée, me voici », une manière de me présenter. Dans le prochain, évidemment je veux me dévoiler mais je veux également quelque chose de plus universel.

Quelle relation as-tu avec Jorja Smith ? Tu as fait toutes ses premières parties UK.
C’était une super tournée, on s’est beaucoup amusées. En plus tu ne sais jamais comment la scène va se dérouler et on juste fait tout ça très naturellement. Jorja a tellement décollée aujourd’hui, je pense que nombreux sont les gens aux UK, et particulièrement les femmes, sont très heureuses qu’elle avance si vite.

Peut-on s’attendre à un feat de vous deux ?
Je ne sais pas, peut-être ! J’adorerais, c’est toujours chouette de faire ce genre de choses. Je suis très focus sur mon propre travail pour le moment et quand j’aurais fait mes preuves, je pourrais le temps de me concentrer sur des collaborations.

Parlons un peu mode. Quand on jette un œil à ton style, on imagine à quel point tu aimes le streetwear. Portes-y tu un réel intérêt ?
J’adore ça. J’adore être en tracksuit, être en baggy, en salopette avec un petit top. C’est vraiment moi. Si je devais choisir entre des talons ou des sneakers, j’irai spontanément vers les sneakers. Le truc c’est que maintenant, avec Instagram, Twitter, tout est très porté sur l’image et me concernant, je n’aimerais pas que les gens ne puissent pas porter ce que je mets. Pour moi c’est super important de me dire, aujourd’hui je vais monter sur scène en survet’ car j’ai envie que les gens se rendent compte que c’est cool d’être en survet’, que tu peux être super stylée sans être trop apprêtée et te sentir belle et sexy quand même. Après je ne te cache pas que la musique, le plus important, que le look ne fait pas tout. Ça peut même être dangereux d’être trop porté sur l’image.

 

MAHALIA

 

Fais-tu tout de même un lien entre la mode et ta musique ?
Non. Enfin, peut-être que je le fais sans vraiment m’en rendre compte. La mode ne doit juste pas passer au premier plan mais d’un autre côté, quand tu viens à un de mes concerts, quand tu m’entends chanter et que tu me rencontres, tu te rends comptes que ma personnalité est super chill. C’est un peu comme ça que je suis dans ma manière de me saper aussi.

Qui a beaucoup de style selon toi ?
Tu sais quoi, j’aime vraiment vraiment vraiment beaucoup SZA. À chaque fois que je cherche des inspirations style, je check juste ce qu’elle porte. Elle est le parfait exemple d’une fille qui surfe entre la haute couture et la street. Elle peut mettre un survet’ avec des talons incroyables et je kiffe ça.

Les marques les plus cool selon toi ?
J’ai toujours été une énorme fan de Nike. J’adore Nicopanda. Et la semaine dernière, je me suis acheté un survet’ Burberry sublime. J’adore Burberry, je n’aurais jamais pensé mais c’est la pièce la plus incroyable que j’ai eu dans ma vie ! Il y a une petite marque au Royaume-Uni qui s’appelle Dollymix studios qui est très cool et j’ai aussi rencontré deux meufs belges qui ont une marque géniale. Ça s’appelle CFÉ Belgium.

Si tu devenais une égérie marque, quelle serait-elle ?
Si c’était du sportswear, Nike sans hésiter. Sinon je dirais Napapijri et je dirais même que c’est ma marque préférée. C’est une marque que les londoniens portent énormément d’ailleurs, elle est carrément devenue hipster.

Pour terminer, que portes-tu en sneakers ?
Je suis folle des baskets, j’en porte tout le temps. J’adore aller en boîte en sneakers et ne pas avoir mal aux pieds ! J’en porte vraiment en toute circonstances. Concernant les modèles, je dirais les Reebok Classic, les Disruptor de Fila, les Air Max 97 et les Air Force !

 

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IG : @mahalia
FB : @mahaliamusic

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Lean Chihiro : Thug & Kawaii

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LEAN CHIHIRO

music

Posté par Mélodie Raymond - 4 juillet 2018

Lean Chihiro : Thug & Kawaii

Quel est le lien entre les studios Ghibli, Sailor Moon, Asos et Young Thug? La rappeuse 3.0 Lean Chihiro. Dix-huit ans, cheveux roses, flow aérien et envoûtant : découvrez qui se casche derrière cette rappeuse au style éclatant.

TEXTE, STYLE, PHOTOS SHOES UP Team     Mua & hairstylist : Santa Mari Juanna

 

LEAN CHIHIRO
Sunglasses Garett Leight   Crop Top American Apparel   Jacket Opening Ceremony   Pants Benibla   Socks Volcom   Sneakers Converse x SNS

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Lean Chihiro, j’ai 18 ans. J’ai grandi à Paris et ça va faire quatre ans que je fais de la musique. Je rappe en anglais et en japonais.

Que font tes parents dans la vie ?
Ma mère est artiste, elle fait des collages et mon père fait de la musique et de la boxe.

Quelles sont tes origines ?
Ma mère est guadeloupéenne, gabonaise et indienne et mon père est congolais et guinéen.

Te considères-tu comme une enfant d’internet ?
Oui je pense que c’est le cas. C’est une chose qui prend une grande place dans ma génération et c’est clairement grâce à internet que je suis là aujourd’hui. C’est un outil qu’on doit utiliser à bon escient et c’est ce que j’ai fait. Je me suis inscrite très tôt sur Instagram, j’ai passé beaucoup de temps sur Tumblr aussi. C’est en 2014, 2015 que je me suis mise à Soundcloud et que j’ai commencé à poster mes sons. Aujourd’hui c’est sur Instagram que je suis la plus active mais je ne pensais pas que ça prendrait un jour une part aussi importante dans ma vie.

Aujourd’hui, si tu as développé ta communauté, c’est aussi grâce à ton style et ton amour pour la mode ?
Carrément. Ma mère était mannequin donc je t’avoue qu’elle a toujours aimé m’habiller, choisir les bonnes pièces. Avec ma sœur, nous étions un peu ses poupées. On avait un style qui n’était pas forcément commun pour des enfants. On pouvait porter des petites jupes  de temps en temps mais on portait aussi des baggys avec des grosses baskets ou des Timberland. D’ailleurs, on me prenait assez souvent pour un garçon mais je kiffais comme ma mère m’habillait donc je l’ai laissé faire jusqu’à assez tard. J’avais pas à me plaindre, ça me permettait de dormir un peu plus tard le matin. (rires) Ensuite j’ai commencé à m’habiller moi-même mais je n’avais pas un style aussi développé. Au collège, on a du mal à s’assumer. Finalement, mon style s’est affirmé le jour où j’ai teints mes cheveux en rose. Ça va faire deux ans et c’est ce qui a vraiment marqué les gens. J’ai commencé à faire plus de choses, plus de photos etc.

 

LEAN CHIHIRO
Waistcoat Rouge Margaux

 

Comment qualifierais-tu ton style ?
Je dirais aléatoire. Ça dépend vraiment de quel pied je me lève ! En ce moment je suis dans ma période full rose mais je peux aussi avoir des moments tout en noir, hyper dark.

Cela t’a valu de participer à des campagnes de petites marques comme Kromozom, Boyhood, Benibla. On t’a aussi vu sur des plus grosses opérations pour Reebook, Nike x SneakerNstuff et maintenant ASOS. Comment tout cela a commencé ?
Je pose depuis que je suis petite. J’ai toujours aimé ça et encore une fois, ma mère a grandement contribué à ça car elle me prenait beaucoup en photo. Quand j’avais dix ans, j’ai fait une première campagne pour Okaïdi. La suite, c’est évidemment Instagram. J’ai commencé à recevoir des demandes de shoots non rémunérés pour des petites marques. À force d’en faire beaucoup, tu passes de petites marques à Nike du jour au lendemain. Je me suis déjà demandé si c’était vraiment ce que je voulais car ma passion, c’est vraiment la musique mais je me suis rendu compte que faire des shootings était aussi une bonne carte de visite.

Quel genre de sneakers portes-tu et quelle importance leur donnes-tu ?
J’ai toujours adoré ça. Comme mon père était un sportif, il nous a toujours acheté des paires de baskets. C’est une passion qui ne s’est jamais essoufflée. Tu peux avoir autant de fringues que tu veux, si tu as seulement deux ou trois paires de chaussures, s’habiller perd tout son intérêt. Quand j’étais gamine, je manquais de moyen pour m’acheter des paires. Il m’arrivait même de pleurer de ne pas avoir pu m’acheter une paire de Nike pendant une année entière et aujourd’hui je me retrouve sponsorisé par Nike. C’est un truc de dingue.

Dernier coup de cœur ?
Je porte beaucoup de Air Max et j’aime les chaussures avec des semelles imposantes. Mon dernier coup de cœur, je dirais les Vans x Lazy Oaf. Ça me ressemble tellement que j’aurais pu designer cette paire !

Une icône en termes de style et pourquoi ?
Left Eye des TLC. Elle m’a beaucoup inspiré. Aaliyah aussi. Même si elles ne font plus partie de ce monde, ce sont vraiment des icônes pour moi. Encore aujourd’hui, elles ont de l’influence sur la mode. J’attends d’avoir des bonnes pièces pour faire des outfits comme ça genre bandana, bandeau, baggy, boxer, grosses chaussures. Dans l’idée, c’est simple mais quand tu le vois porter sur ces meufs, ça fait rêver.

 

LEAN CHIHIRO
Pants Cheap Monday   Socks Volcom   Sneakers Ellesse Plativo

 

À quel moment la musique arrive dans ta vie ?
Comme mon père fait du rap, j’ai beaucoup baigné dedans. Ma mère avait une bonne culture musicale aussi : que ce soit soul, rap, rock. De mon côté, j’ai eu très jeune une lubie pour le japon et par conséquent, j’ai écouté énormément de musique japonaise. Un jour, je me suis dit que je devais me lancer et faire ma propre musique, j’aimais chanter, rapper, écrire. Je n’imaginais pas non plus en arriver là.

Pourquoi ce choix de chanter/rapper majoritairement en anglais ?
Je ne visais pas particulièrement la France, j’ai toujours souhaité toucher un maximum de personne dans le monde. Enfant, j’avais des amis aux 4 coins du globe, des correspondantes donc j’ai rapidement bien parlé anglais.

Tu as parfois des lyrics en japonais. Est-ce que tu le parles couramment ?
Non pas couramment car c’est une langue très difficile. Surtout quand tu n’y es jamais allé mais je le parle un peu, et je le comprends plutôt bien. J’ai toujours kiffé la musique japonaise et les mangas. J’avais envie de comprendre. J’ai donc tout simplement appris sur internet vers mes 8 ans à écrire les deux alphabets basiques. J’ai par la suite pris des cours et j’ai continué à apprendre au lycée.

Percer dans la musique ou la mode là-bas, ce serait la consécration ?
Complètement. Niveau mode, les japonais sont super pointus et super développés mais j’ai le sentiment que ça reste beaucoup à l’intérieur du pays et que ça ne dépasse que peu les frontières. Ça commence un peu mais je suis persuadée qu’il y a plein de tendances à exploiter et à exporter.

 

LEAN CHIHIRO

 

Quelles sont les meilleures tendances japonaises qui n’ont que peu été adoptées en France ?
Je pense que certaines ne seront jamais adoptées. Elles ont été essayées par des gens qui suivent leur culture mais c’est souvent incompris. Par exemple, le look de lolita, même si certaines meufs se proclament « sweet lolita » en France, c’est pas vraiment la même chose, c’est souvent cliché. J’ai rarement vu une française sapée comme ça en me disant que c’était vraiment réussi. Je trouve que tout ce qui tourne autour de la culture japonaise est super cliché. Comme les restaurants japonais en France, 85% sont des restaurants de sushis alors les japonais n’en mangent pas tant que ça.

Qui peux-tu nous suggérer d‘écouter comme artiste nippon ?
Il y a Kyary Pamyu Pamyu. Elle avait un titre qui l’avait fait grave percer qui s’appelait Ponponpon. J’adore son univers, ses tenues, ses graphismes. Pour moi c’est trop un goal d’avoir une identité aussi forte même si je reconnais que c’est très fantaisiste. J’écoute aussi des groupes plus soft, des girls band comme Morning Musume.

J’imagine que le voyage de Chihiro est ton animé préféré ?
Oui enfin en tout cas, c’est celui qui m’a le plus marqué et qui a marqué beaucoup de gens. Il est hyper traumatisant comme film la première fois que tu le vois, et selon ce que tu as vécu tu peux vraiment l’interpréter différemment. Et plus tu le regardes en grandissant, plus tu le perçois d’une manière différente. Tous les studios Ghibli sont fous mais celui là, à la fin tu te demandes ce qu’il vient de se passer pendant 2h30.

Quels sont tes liens avec Tommy Genesis ?
C’est une très bonne amie. Quand j’ai commencé à vouloir me mettre sérieusement dans la musique, j’ai découvert Tommy dans un clip de Father, elle n’était pas encore très connue. Je l’ai DM en lui disant que je rappais, que j’avais 16 ans et que j’aurais bien aimé lui demander des conseils car je la trouvais en dehors des codes. Elle ne m’a pas répondu et un jour elle a aimé un de mes tweets. Je lui ai demandé de répondre sur Instagram et elle l’a fait. Elle a grave kiffé ce que je faisais et elle m’a proposé qu’on se rencontre à Paris. Depuis on se voit à chaque fois qu’elle vient sur Paris, elle est aussi bienveillante qu’une grande sœur. Elle m’encourage beaucoup.

 

LEAN CHIHIRO
Crop Top Volcom   Jacket Courrèges   Pants Pinko   Socks Volcom   Sneakers Vans x Lazy Oaf

 

Qu’en est-il de Princess Nokia ?
C’est ma manager qui l’avait rencontré dans un festival et elles s’étaient super bien entendu. Elle lui a donc fait écouté ma musique et elle avait grave envie qu’on se rencontre. Un jour, elle a fait une story en train d’écouter Summer Hunter. Il s’est écoulé par mal de temps avant que notre rencontre se concrétise mais du coup, on a passé un moment ensemble lors de son dernier passage à Paris à la fondation Louis Vuitton. Elle m’a dit qu’elle était fan de ma musique et qu’elle aimerait bien qu’on collabore donc j’espère que ça va se faire !

Quels sont les artistes que tu écoutes le plus en ce moment ?
J’écoute beaucoup Goona, il me fait un peu penser à Young Thug. J’écoute Trippie Red aussi. Je trouve que sa musique est profonde.

Récemment, tu as dévoilé le clip de HardWork, premier extrait de l’EP de Jazir. Parle-nous du clip qui est clairement à ton image.
Jazir est la première personne avec qui je travaille qui s’est totalement adapté à mon univers. LISWAYA, le réalisateur du clip m’a bluffé aussi. Ils se sont vraiment inspirés du monde des mangas japonais et toutes les idées que j’avais, LISWAYA les avaient eu de lui-même. Sinon, le tournage du clip a été très difficile, il faisait super froid. Si il y avait eu des Behind the scenes, les gens auraient vu à quel point on était en train de mourir et de trembler. (rires)

Ton premier EP Reborn est sorti sur Soundcloud. Quels sont tes projets à venir ?
Je vais sortir mon EP au mois de mai, il est prêt depuis longtemps mais on attendait le bon moment pour le sortir. Pas de feats sur cet EP mais il y en a pas mal qui vont arriver !

 

IG : @leanchihiro