Ce n’est plus un secret, son album Commando cartonne, remporte haut la main un triple disque de platine et son titre Réseaux comptabilise180 millions de vues sur YouTube. Aujourd’hui, Niska dévoile le clip de Tuba Life avec le Duc du rap Booba. L’occasion de redécouvrir notre shooting et notre entretien avec le charo le plus adoubé des français.
Comment ressens-tu ton évolution de Zifukoro à Commando ?
Je me sens bien, je me sens confiant et assez épanoui. J’ai gagné en maturité, la direction artistique du projet a changé. J’ai vraiment voulu me lâcher sur cet album, j’ai fait tout ce dont j’avais envie, tout ce que j’aime sans trop réfléchir.
On a le sentiment qu’en élargissant ton horizon musical, en faisant des sons joyeux, dansants, avec des touches d’humour, tu as réussi à toucher un plus large public. Est-ce que finalement ton but était de faire de la musique accessible ?
Non justement à la base pas du tout. C’était pour les pures charos, les premières personnes qui m’ont vraiment écouté. C’était quelque chose de street mais au final, l’album a réussi à m’ouvrir des portes et c’est pas plus mal !
Pourquoi avoir appelé cet album Commando d’ailleurs ?
Je l’ai appelé Commando par rapport à l’état d’esprit dans lequel a été réalisé cet album. J’étais en guerre contre moi même à ce moment là, il fallait prendre les bonnes décisions, il y a beaucoup de choses qu’il fallait changer au niveau de l’équipe, et même au niveau de la stratégie, ça a duré un an. Et pour illustrer le thème, je trouvais que le mot
Commando m’allait bien.
SUNGLASSES: Moncler Eyewear
BEANIE: Dickies
HOODIE: Napapijri
OUTERWEAR: Napapijri
PANTS: Napapijri
FOOTWEAR: Nike Air Force 1 ‘17 Duckboot Ibex
Finalement aujourd’hui tu as 23ans, cela signifie que tu as commencé très jeune. Comment vit-on le succès et parfois la critique quand on est encore en pleine construction de soi ?
Au début c’est pas facile, il faut apprendre à accepter la critique et savoir se relever après des échecs. Quand j’étais plus jeune, c’était encore plus compliqué car je partais au quart de tour, j’étais beaucoup plus sensible. Mais en grandissant, on apprend de ses erreurs pour pouvoir mieux faire.
Tu as fait des études ainsi qu’une formation d’éducateur spécialisé pendant un an et demi. Pourquoi t’être dirigé dans cette branche à la base ?
Après avoir eu mon bac, je n’avais pas vraiment d’idées. J’ai perdu un an à la fac mais c’est une année qui m’a permis de réfléchir à ce que je voulais vraiment. Et finalement éducateur spécialisé me paraissait être un bon choix. Apprendre, aider, entendre les histoires des uns et des autres, tout le côté social, c’était super enrichissant.
Ta réaction après avoir vu Neymar s’ambiancer sur tes sons ?
J’étais choqué et bien évidemment flatté. À peine arrivé en France, Neymar s’éclate sur un de mes sons, moi qui suis un grand fan de foot, c’est clairement pas rien !
Peux-tu nous parler de ta relation avec Booba ? Il te soutient beaucoup.
Booba, on s’est rencontré sur le tournage d’un clip de mon premier album, on a échangé durant ce premier projet. On s’est revu de nombreuses fois, on a même fait une tournée ensemble aux Antilles. On est souvent en contact, je le respecte beaucoup et je l’ai tellement écouté quand j’étais jeune que je peux dire qu’il fait partie de mes inspirations.
Tes premières inspirations c’était quoi d’ailleurs ?
Énormément de rap français, Booba, Rohff, Sinik, Sefyu, tous les artistes avec lesquels j’ai grandi.
On t’a aperçu récemment sur ton Instagram avec Diplo de Major Lazer. Dis-nous en plus !
On s’est rencontré via les maisons de disque et on a travaillé un morceau. Diplo kiffait le titre Réseaux et était intéressé pour une collaboration. Sachant que son travail me parle beaucoup aussi, on s’est lancé mais je suis encore en train de bosser dessus.
Est-ce que c’est le featuring que tu attendais pour pouvoir accéder à une renommée internationale ? Tu as souvent évoqué en interview le fait de vouloir travailler avec des gens comme Dj Khaled ou David Guetta.
Ce n’est pas forcément ce que j’attendais mais évidemment que ça me fait plaisir que ça se fasse. C’est pas négligeable, Major Lazer aujourd’hui, c’est quelque chose de gros et c’est un challenge pour moi. Il faut trouver un juste milieu entre nos univers. Je suis pressé de voir le résultat !
Il y a dans ta musique beaucoup de sonorités africaines. C’est quelque chose qui t’inspire profondément ?
C’est quelque chose d’inné, c’est même pas vraiment calculé. J’ai grandi dans cette culture et je le retranscris malgré moi. Après bien sûr quand je cherche un côté plus dansant, je vais me tourner vers l’Afro Trap.
OUTERWEAR: Columbia
PANTS: NikeLab
FOOTWEAR: Nike Air Force 1
Qu’est-ce qu’on écoutait dans ta famille ?
Beaucoup de Ndombolo, de Rumba, Coupé-décalé, toutes ces musiques issues d’Afrique.
Ton père était musicien, que faisait-il ?
De la rumba, il a beaucoup voyagé avec son groupe et même si on est rarement entrés dans les détails, je suppose que si ça lui a permis de voyager autant, c’est qu’il a eu du succès !
À quand un concert en République du Congo ?
J’espère pouvoir faire ce concert dans le courant 2018. Je vais tout faire pour motiver l’équipe car c’est vrai que c’est quelque chose qui me tient à cœur. Et si le concert ne peut pas se faire cette année, je prendrai quand même l’initiative d’aller voir ce qu’il se passe sur place, je n’y suis jamais allé et la majorité de ma famille est là bas.
Tes derniers coups de cœur mode ?
La Uptempo de Nike, je l’ai en trois couleurs ! Sinon je suis très Air Force 1, Air Max et Huarache !
BEANIE: Dickies
JACKET: Carhartt
TEE: Nike
WATCH: Rolex
PANTS: Starcow (En vente chez Starcow Paris exclusivement) FOOTWEAR: FilippaK
