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Une collab’ NBA x Nike par Riccardo Tisci

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footwear

Posté par Mélodie Raymond - 12 octobre 2017

Une collab’ NBA x Nike par Riccardo Tisci

Dans son dernier travail avec NikeLab, Riccardo Tisci, l’ancien directeur de Givenchy, veut montrer que les vêtements de sport et de luxe vont de pair. La collection baptisée Victorious Minotaurs comprend une air Force 1 ainsi qu’une ligne de prêt-à-porter.

Le couturier italien qui se dit « avoir toujours été inspiré par le sport dans son style » mixe avec audace luxe, élégance et streetwear. C’est ainsi qu’est conçue cette collection de quatre pièces pour homme, trois pour femme, et une série d’accessoires. On retrouve notamment sa veste Nike Destroyer Jacket et une toute nouvelle chemise Oxford ou encore un tee-shirt floqué au nom de la collection. Cependant, la pièce phare est de toute évidence la Air Force 1. La sneaker se pare des couleurs de la NBA sur la semelle, le scratch ainsi que sur le swoosh.

Disponible dès aujourd’hui aux Etats Unis, la collection NikeLab x RT Victorious Minotaurs sortira le 20 octobre à Paris et le 21 octobre dans tous les NikeLab et sur nike.com/nikelab.

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Eminem tacle Donald Trump dans un freestyle a capella

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music

Posté par Mélodie Raymond - 11 octobre 2017

Eminem tacle Donald Trump dans un freestyle a capella

Hier soir, dans le cadre des Bet Hip Hop Awards, Eminem dévoilait un freestyle brut et percutant à l’encontre du président américain Donald Trump.

La planète rap tremble d’impatience à l’annonce d’un nouvel album d’Eminem dont la sortie est prévue pour le mois de novembre prochain. Et on suppose que Slim Shaddy aura beaucoup à dire aux vues de son incroyable freestyle diffusé pour les Bet Hip Hop Awards. Le MC pointe du doigt Donald Trump comme jamais et passe en revue les sujets les plus sensibles. Et si ce n’est pas tous les jours qu’Eminem offre une performance, ses apparitions n’en sont que plus délectables.

À travers 4 minutes, le rappeur s’est appliqué à détruire l’administration américaine avec des punchlines intelligentes et bien senties, avec un flow à la fois brut, sobre et ultra technique. Dans une tenue noire intégrale, casquette capuche, Marshall Mathers, la rage au ventre, n’a pas fait dans la retenue dans les thèmes abordés. Steve Banon, l’arme nucléaire, la catastrophe de Porto-Rico, les tikki torches emblèmes du Ku Klux Klan, la NFL, Charlottesville, l’immigration, le mur… Aucun sujet n’est épargné.

En 2004 déjà, Eminem s’attaquait à Georges Bush dans son titre Mosh et ne s’est jamais gêné pour afficher ses opinions politiques. Par ailleurs, l’artiste avait également dévoilé le titre Campaign Speech en octobre 2016 dans lequel il réagissait sur les sujets sensibles de l’actualité tels que la campagne de Trump ou encore sur la non condamnation de George Zimmerman, meurtrier du jeune black américain désarmé Trayvon Martin.

Ce nouveau freestyle qui fait déjà beaucoup de bruit du côté des médias américains laisse présager que le MC ne restera pas impartial sur son projet à venir. Et c’est tant mieux.

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You must create, your own style

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mode

Posté par Floriane Raux - 11 octobre 2017

You must create, your own style

Ode à la liberté de penser et de créer, la marque anglaise You Must Create s’est toujours jouée des diktats de l’industrie de la mode depuis plus de 20 ans. Fraser Moss, l’un des deux fondateurs, nous raconte comment la musique et son amour des belles matières et des belles coupes se sont combinées pour faire naître une marque unique.

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Le nom de la marque s’inspire de la phrase « You must create your own style » prononcée par le designer industriel Raymond Loewy. Cette citation vous a-t-elle parue comme une évidence ?
Cette phrase était une douce mélodie à mes oreilles dans les années 90, j’étais de plus en plus désabusé par la mode et par la manière dont les médias nous dictaient notre manière de nous habiller (et c’est d’ailleurs toujours le cas). J’ai eu le sentiment qu’il était temps que les gens pensent par eux-même, et cette phrase est devenue notre appel aux armes.

 

Quel a été votre parcours avant la fondation de la marque ?
Ma passion des vêtements est venue de la musique, mais grandir au Pays de Galle n’offre pas beaucoup d’opportunités, j’ai donc déménagé à Londres à la fin de mon adolescence. J’ai commencé par travailler pour Vivienne Westwood, chez qui j’ai appris tellement de choses qu’en 1991 j’étais prêt à lancer ma propre marque, Professor Head. Je me suis inspiré de la Génération X et des branleurs de cette époque que j’ai mélangé à la contre-culture des années 70.  Mais malheureusement nous vivions un peu trop intensément et nous avons fini par imploser. C’est comme ça que je suis devenu un créateur autodidacte prêt pour YMC.

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Votre originalité était-elle un atout dans les années 90 ? D’après vous, comment vous démarquez-vous dans le monde de la mode aujourd’hui ?
Nous étions originaux seulement dans la mesure où nous étions l’antithèse de tout ce qui se passait dans la mode à cette époque. Nous avons puisé notre inspiration dans les vêtements de travail, les uniformes, la jeunesse et y avons ajouté une touche britannique. C’est ce qui nous a rendu unique et nous a permis de nous démarquer.

 

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Il y a près de 20 ans, votre première collection était très épurée et se distinguait totalement de la mode des 90’s. Etiez-vous désintéressés par la tendance baggy ?
En 1995 le streetwear était dominé par la scène skate et hip-hop américaine, les plus grosses marques ne juraient que par les logos et les grands designers (Margiela, Dries etc) étaient très élitistes. Nous nous sentions emprisonnés et nous avons réagi en conséquence.

Vous revendiquez la musique comme une source d’inspiration, quels courants musicaux ?
N’importe qui ayant grandit dans l’Angleterre post 1962 aura été touché par la culture de la jeunesse qui est intrinsèquement lié à musique. Mon amour de la mode découle de cela. Comment ne pas être inspiré par David Bowie à Top Of the Pops lorsqu’on est gamin, puis assister à l’arrivée du Punk, c’était tellement enivrant. Ces scènes de la fin du 20ème siècle m’ont nourri et m’ont aidé à créer YMC. Je collectionne aussi les vinyles depuis mes 8 ans, donc vous pouvez imaginer l’ampleur de ma collection. À mon avis, il n’y a que 2 types de musique, la bonne et la mauvaise. Par conséquent, mes goûts sont très éclectiques : de la synthpop européenne du début des années 80 au funk éthiopien, rien n’est ignoré.

Cela vous intéresserait-il de faire une collaboration avec une marque de streetwear ?
En temps que marque nous aimons les collaborations, mais elles doivent se faire pour de bonnes raisons, pas juste dans un but publicitaire ou commercial. J’aime l’idée que chacune des parties amène sa contribution et qu’il y ait un respect mutuel. Nous serions absolument ouverts à l’idée de travailler avec une marque de streetwear, à condition qu’ils aient une dynamique similaire à la notre, mais ce ne serait pas juste de citer un nom.

Pensez-vous ouvrir un shop en Europe ?
Oui, nous en avons discuté. Nous aimons tous Paris et nous y avons beaucoup d’amis, ce sera donc une évolution naturelle dans le futur.