Alors que Lord Esperanza, comprenez « Seigneur de l’espoir » , a tenté de s’imposer avec une posture d’écorché vif arrogant, l’artiste parisien s’en délaisse progressivement au profit d’une proposition plus sincère et authentique. À la tête de son propre label et auteur de six projets en solo, Théodore Desprez a appris, compris, et offre un semblant de paix intérieure sur son premier album, Drapeau Blanc. « À travers l’art, ma priorité est le partage » revendique-t-il aujourd’hui.

« PLUS J’AVANCE ET PLUS JE LAISSE DE LIBERTÉ QUANT À MON IMAGE »
« À travers la musique, j’ai envie de faire passer des messages » Pour mieux cerner le personnage complexe de Lord Esperanza, il est primordial de revenir sur ce qui l’a construit : une enfance instable, le désaveu de son père mais aussi la rencontre déterminante avec Majeur-Mineur. Un périple qui s’avère tant douloureux que florissant. « Je suis de plus en plus sincère et spontané. Mes morceaux plus provocateurs et individualistes reflétaient mon parcours, qui a été assez compliqué. » décrypte Théodore, qui continue « J’ai vécu mon enfance entre deux extrêmes : mon père était relativement riche et ma mère relativement pauvre. » Deux environnements en opposition qui se retrouvent autour de la culture, et notamment l’univers littéraire. Si son père, passé par l’ENS (École Normale Supérieure), ne croit ni en lui ni en sa vocation, sa mère, love coach et écrivaine, lui transmet cette dimension psychologique. Théo commence alors assez jeune à écrire des poèmes : une pratique qui l’amènera donc au rap. En s’accrochant à cette passion, il rencontre son « frère d’une autre mère » , le compositeur Majeur-Mineur, et signe à 18 ans avec la structure Modulor.

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Jacket: LACOSTE
Shirt: GUESS
Tee-shirt: Archives Archives
Pants: AAUCARRE
Sneakers: Lacoste Wildcard
Sunglasses: IZIPIZI
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Après un premier essai en 2015, Hors de Portée, et plusieurs aventures en groupe, dont Orchestra avec Jill Romy et Emma Jeanne, Pala$$ avec Nelick ou Lord & Lux avec Pollux, Esperanza s’affirme en 2017 avec deux sorties : d’une part le tourmenté Drapeau Noir, de l’autre, le kaléidoscopique Polaroïd. « En groupe la notion de spontanéité est encore plus forte. Ces expériences en commun m’ont apporté d’autres points de vue et d’autres manières d’aborder la musique (…) Grâce à tous ces EPs, j’ai pu rencontrer plein de gens, que ce soient des collaborations avec des compositeurs ou des featurings. » se réjouit-il avant de rappeler « Polaroïd est mon dernier projet sorti sous Modulor. J’ai ensuite lancé mon label, en collaboration avec Columbia, une major de Sony. » Une initiative qui porte le nom de Paramour et s’écrit en famille. Sa soeur en est la directrice et Lord accorde une importance toute particulière aux réunions familiales afin de faire les meilleurs choix, aussi bien humains qu’artistiques. Sans oublier Flavien, première personne à l’avoir enregistré, qui est aujourd’hui manager de deux talents signés.
















