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L’odyssée de Lord Esperanza

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L’odyssée de Lord Esperanza

Posté par Mélodie Raymond - 24 mai 2019

Alors que Lord Esperanza, comprenez « Seigneur de l’espoir » , a tenté de s’imposer avec une posture d’écorché vif arrogant, l’artiste parisien s’en délaisse progressivement au profit d’une proposition plus sincère et authentique. À la tête de son propre label et auteur de six projets en solo, Théodore Desprez a appris, compris, et offre un semblant de paix intérieure sur son premier album, Drapeau Blanc. « À travers l’art, ma priorité est le partage » revendique-t-il aujourd’hui.

 « PLUS J’AVANCE ET PLUS JE LAISSE DE LIBERTÉ QUANT À MON IMAGE » 

« À travers la musique, j’ai envie de faire passer des messages » Pour mieux cerner le personnage complexe de Lord Esperanza, il est primordial de revenir sur ce qui l’a construit : une enfance instable, le désaveu de son père mais aussi la rencontre déterminante avec Majeur-Mineur. Un périple qui s’avère tant douloureux que florissant. « Je suis de plus en plus sincère et spontané. Mes morceaux plus provocateurs et individualistes reflétaient mon parcours, qui a été assez compliqué. » décrypte Théodore, qui continue « J’ai vécu mon enfance entre deux extrêmes : mon père était relativement riche et ma mère relativement pauvre. » Deux environnements en opposition qui se retrouvent autour de la culture, et notamment l’univers littéraire. Si son père, passé par l’ENS (École Normale Supérieure), ne croit ni en lui ni en sa vocation, sa mère, love coach et écrivaine, lui transmet cette dimension psychologique. Théo commence alors assez jeune à écrire des poèmes : une pratique qui l’amènera donc au rap. En s’accrochant à cette passion, il rencontre son « frère d’une autre mère » , le compositeur Majeur-Mineur, et signe à 18 ans avec la structure Modulor.

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Jacket: LACOSTE
Shirt: GUESS
Tee-shirt: Archives Archives
Pants: AAUCARRE
Sneakers: Lacoste Wildcard
Sunglasses: IZIPIZI
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Après un premier essai en 2015, Hors de Portée, et plusieurs aventures en groupe, dont Orchestra avec Jill Romy et Emma Jeanne, Pala$$ avec Nelick ou Lord & Lux avec Pollux, Esperanza s’affirme en 2017 avec deux sorties : d’une part le tourmenté Drapeau Noir, de l’autre, le kaléidoscopique Polaroïd. « En groupe la notion de spontanéité est encore plus forte. Ces expériences en commun m’ont apporté d’autres points de vue et d’autres manières d’aborder la musique (…) Grâce à tous ces EPs, j’ai pu rencontrer plein de gens, que ce soient des collaborations avec des compositeurs ou des featurings. » se réjouit-il avant de rappeler « Polaroïd est mon dernier projet sorti sous Modulor. J’ai ensuite lancé mon label, en collaboration avec Columbia, une major de Sony. » Une initiative qui porte le nom de Paramour et s’écrit en famille. Sa soeur en est la directrice et Lord accorde une importance toute particulière aux réunions familiales afin de faire les meilleurs choix, aussi bien humains qu’artistiques. Sans oublier Flavien, première personne à l’avoir enregistré, qui est aujourd’hui manager de deux talents signés.

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Shirt: AMIRI
Tee-shirt: Urban Outfitters
Overalls: Dickies
Socks: Stance
Sneakers: Lacoste Wildcard
Overalls: Dickies
Sneakers: Lacoste Wildcard
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Si Polaroïd n’est pas un véritable album par « manque de maturité et de cohérence » , ce disque est un moment charnière puisqu’il permet « une première tournée et un premier merchandising. » Seize morceaux fondateurs qui enrichissent la musique du chanteur francilien et dessinent les nuancés Dans ta ville et Internet. Différents efforts qui l’ont aidé à savoir où il voulait vraiment aller. « Drapeau Noir est le fruit de mes premières désillusions en tant qu’adulte. Cet EP a été très thérapeutique car je voulais expier mes démons et pêchés. Avec le temps, je me suis assagi grâce, en partie, à mon épanouissement professionnel. Drapeau Blanc est un premier album un peu plus lumineux, où je suis en paix avec moi-même. » explique-t-il. Soutenu par Majeur-Mineur, qui le conforte à conscientiser son propos et lui offre une production musicale hybride, Esperanza essaie tant bien que mal de se libérer de son fantôme narcissique, incarné par le « Lord » , qui continue de le hanter. Admiratif du travail de Stromae, Orelsan, Lomepal ou James Blake, le rappeur se dit sur la voie de la simplification et de l’authenticité : « Je m’efforce de conserver cette création instinctive parce que c’est ce qui me réussit le mieux (…) On a peu de temps sur Terre et je réalise aussi que j’ai envie de faire passer des messages. » Plus mature, personnel et mélodique, Drapeau Blanc annonce une transition désormais assumée « J’en suis là grâce au rap mais j’aimerais aller plus loin. J’ai vraiment envie de faire de la chanson. » confie Théodore. De nouvelles ambitions qui diversifient son public : « Mes fans sont plus vieux que par le passé, et ça me conforte dans ma démarche parce que j’aime cette idée d’être intergénérationnel. Sans oublier les petits qui m’écoutent, qui achètent mes CDS, qui me suivent, et qui sont là depuis le début. »

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En parallèle de cette ouverture artistique, Théo parfait son identité visuelle « Je suis très exigeant, en moyenne il y a entre 15 et 20 versions (rires). Par contre paradoxalement, plus j’avance et plus je laisse de liberté quant à mon image. J’ai compris que vouloir tout contrôler et maitriser peut engendrer l’effet inverse. Il faut qu’il y ait une part de naturel. Et mon entourage m’aide à concrétiser ma vision et développer mon esthétique. Tout d’abord Célia Foussé alias imageseclectic, qui s’occupe de mon Instagram en mosaïque, mais aussi 3:14 ou Mims Video pour les visuels. » Une imagerie qui s’inspire du clip L$D d’A$AP Rocky, référence à Enter The Void de Gaspar Noé, de l’esthétique Hi-Vis de l’album Testing du même Rocky, de l’intensité de Rosalia qui « a repris les codes traditionnels espagnols pour les rendre hype » ou encore de l’audace du kickeur madrilène C. Tangana. Une imagerie qui défend également des prises de position politiques et écologiques puisque Esperanza tient compte de l’éco-responsabilité et l’éthique des marques qu’il souhaite mettre en avant. Que ce soit Valentoine, enseigne suisse qui produit ses vêtements au Portugal et pratique l’upcycling, Nadh, qui propose divers accessoires workwear, la maison Arthur Avellano (SHOES UP 059) ou Northill, dont les ateliers sont situés à Montmartre Paris, le rappeur les porte non sans raison. Tandis que le design épuré de AVNIER et l’élégance streetwear de Andrea Crews rythment ses derniers clips, l’incontournable Lacoste est évoqué. « C’est l’une des marques que je respecte vraiment car une partie de leur production n’a pas été délocalisée et il faut avouer que Lacoste m’évoque beaucoup de choses. Roland Garros évidemment et toutes les grandes figures sportives qui ont personnifié la marque mais aussi des souvenirs plus personnels. À chaque Noël, quand elle le pouvait, ma mère offrait des polos Lacoste à ma grand-mère par exemple. J’ai aussi un col roulé en cashemire que j’ai trouvé dans un vide-grenier au fin fond des Etats-Unis auquel je tiens beaucoup. » déclare avec nostalgie Théodore. De nombreuses anecdotes qui habitent la créativité de ce dernier et lui indiquent le chemin à prendre : donner un sens à son art afin de rendre hommage à ce riche héritage. En espérant que Lord Esperanza trouve enfin son royaume.

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adidas Home of Classics : 50 ans d’histoire, 10 nuances de blanc

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Home of classics adidas

Posté par Mélodie Raymond - 22 mai 2019

adidas Home of Classics : 50 ans d’histoire, 10 nuances de blanc

Fan de la sneaker blanche ? Bonne nouvelle. La marque aux trois bandes célèbre ses dix modèles les plus emblématiques.

HOME OF CLASSICS ADIDAS

Superstar, Torsion, Nizza, Continental 80, Trainer, Stan Smith ou encore Rivalry : ces noms sonnent doux à votre oreille et vous évoque tout un tas de souvenir. La raison ? Toutes ont marquées des générations ou une période de notre vie. Ces modèles proviennent évidemment des archives adidas. Quant aux modèles Supercourt, SC Premiere et Supercourt RX, elles font parties des nouvelles silhouettes contemporaines de la marque. Pour célébrer comme il se doit ces paires conçues pour les terrains de sport, adidas dévoile des modèles fabriqués à partir d’un cuir blanc de qualité supérieure. En effet, pensés pour vieillir dans le temps avec audace et caractère, l’intemporalité et le savoir-faire découlent de ces sneakers devenues lifestyles. “Quand tu regardes les sneakers de quelqu’un, tu sais si c’est un rider. J’aime fumer une paire et la laisser vivre. On a été appelé avec les danseurs de La marche bleue. Avec tous nos styles de danse, on l’use tous d’une manière différente. Pour ma part, j’utilise beaucoup les pointes par exemple” nous confie le danseurs, réalisateur et designer Léo Walk dans notre nouveau numéro, SHOES UP 062.


Personnellement, j’ai choisi la Superstar, le modèle B-Boy par excellence” ajoute t-il. Il est effectivement clair que chaque modèle détient une histoire forte, adopté par différentes cultures, communautés, et véhicule une signification qui va bien au-delà du sport. “De la scène à la rue, les créateurs du monde entier ont été séduits par ces silhouettes épurées, qu’ils se sont appropriés comme une toile vierge afin que celles-ci reflètent leurs expériences.” précise le communiqué de presse de la marque. À l’occasion de la collection qui sortira le 1er juin, adidas organise en plein Paris trois jours gratuits d’ateliers culturels, de showcases, de dj sets et d’expositions créatives du 24 au 26mai. L’événement aura lieu au 102 rue des Poissonniers dans le 18ème arrondissement. Pour avoir la totalité du programme et vous inscrire, c’est par ici !

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Undefeated x adidas : une ultraboost 1.0 célébrant le 4 juillet

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Undefeated x adidas Ultraboost "Stars and Stripes"

Posté par Erwan Helleux - 22 mai 2019

Undefeated x adidas : une ultraboost 1.0 célébrant le 4 juillet

Undefeated et adidas s’associent sur une Ultraboost 1.0 parée des couleurs du Star and Stripes. Un hommage au jour de l’indépendance américaine, célébré le 4 juillet.

Les deux marques n’en sont pas à leur première collaboration, mais cette fois-ci c’est bien le modèle OG, la Ultraboost 1.0, qui se voit relooker. La silhouette phare d’adidas revient donc dans un coloris inédit développé par l’enseigne californienne Undefeated. L’Ultraboost a fortement évolué depuis sa création en 2013 pour devenir la version sportive et technique incarnée par l’Ultraboost 2019. Pourtant, c’est bien la première version qui reçoit ce nouveau coloris patriotique.

La paire d’un blanc immaculé, se dévoile donc dans une itération reprenant les couleurs du drapeau des États-Unis. L’empeigne en Primeknit s’habille du logo Undefeated. Sur le pied gauche, ces cinq bandes sont bleu, tandis que sur le pied droit, ce branding est rouge. Le drapeau américain est aussi présent sur le heel tag, une façon de compléter ce look chauvin à souhait. Cette Ultraboost 1.0 “Stars and Stripes”, issue de la collaboration entre adidas et Undefeated, sera disponible le 24 mai. Attention cependant, ce modèle exclusif sera seulement vendu sur le site et en boutiques Undefeated.