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Night Lovell, dark prince

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Night Lovell, dark prince

Posté par Osain Vichi - 18 July 2019

Auteur d’une trap qui s’enfonce lentement dans les ténèbres, Night Lovell n’excelle jamais autant que dans la noirceur de ses rêves et cauchemars. Si les expérimentaux Concept Vague et Red Teenage Melody faisaient preuve d’une maîtrise remarquable, le troisième album GOODNIGHT LOVELL synthétise et parfait un imaginaire artistique aux visions angoissantes. 

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Jacket: Icosae
Sweat: Mitchell & Ness
Shirt: ONECULTURE
Pants: Diesel
Socks: Stance
Shoes: Dr. Martens Jadon Vintage
Durag: Prestige 55
Mask: Romain Thevenin

5 octobre 2014. En plein automne, le clip du nocturne Dark Light sort sur YouTube et affirme le succès intercontinental du morceau. Réalisée à l’iPhone sur un coup de tête, la vidéo atteint rapidement les 20 millions de vues et illustre à souhait la noirceur brute de l’artiste canadien. Alors âgé de 17 ans, embrassé par la nuit, l’enfant d’Ottawa se meut avec nonchalance devant l’objectif, tel un spectre, et nous fixe de son regard perçant et habité. S’ensuivent deux disques acérés, Concept Vague et Red Teenage Melody, où prédomine une puissante horrortrap, entre fantasmagorie et réel. Tandis que la voix rauque de Night Lovell, résonnant parfois comme si elle venait de l’au-delà, et ses métaphores sanglantes donnent des sueurs froides, les instrumentales écrasantes, partiellement composées par le rappeur, imposent une intensité sonore qui envoûte l’esprit. Une densité oppressante que partage notamment le rock abrasif de Led Zeppelin ou AC/DC, inspiration majeure chez Shermar Paul.

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« Mon côté démoniaque se présente lorsque je compose ma musique, tout se passe intérieurement. Je suis torturé mais dans la vie de tous les jours, je suis heureusement quelqu’un de normal » précise-t-il, comme si l’art lui permettait de donner libre cours à ce double maléfique et de se libérer des tourments qui le rongent jours et nuit. Notamment la mort, qui hante en silence les 18 tracks de GOODNIGHT LOVELL. « Je ne sais pas quel est vraiment mon rapport à la mort, c’est un concept très vague en réalité pour moi. J’en parle parce que c’est la seule chose que l’on ne peut pas éviter dans notre vie. C’est dur à entendre, mais on vit pour mourir. Je n’ai pas peur de cette finalité mais j’ai peur de ne plus jamais voir mes proches » indique le chanteur canadien, conscient de la fascinante complexité de sa musique mais quelque peu désarmé quand il faut l’expliciter. Malgré cet univers aussi riche que sinistre, beaucoup relève de l’instinct : « La première année (2017 ndlr) m’a fait un peu peur parce que je n’avais aucune inspiration, puis il y a eu un déclic, et j’ai pu enchaîner pour ce nouvel album. Je voulais une musique plus mature et un ensemble plus cohérent, notamment grâce à la production de Ginseng. Derrière le titre GOODNIGHT LOVELL, il fallait proposer un concept : tous les morceaux représentent une nuit où plusieurs rêves s’enchaînent jusqu’au dernier morceau THE SUN, dans lequel je me réveille. Ensuite, j’ai eu l’impression que tout s’est réalisé de manière subconsciente. Je ne rentre pas dans les détails de mes rêves mais il y a différentes ambiances. Je veux offrir un monde à mes fans. » 

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Torturé car prisonnier des limbes, Lovell n’a d’autre choix que de se laisser submerger par cette spirale de peurs, de doutes, de pulsions et de rage pour mieux l’affronter et tenter de s’en échapper. Ainsi se veut ce troisième opus. Long cauchemar qui nous prévient dès sa glaçante cover. « Le squelette, avec cette veste cloutée, me représente et est enfermé dans une cage, qui symbolise mes rêves. C’est le message que j’ai voulu faire passer » raconte Shermar. Comme pour rester du bon côté, ce dernier marque inexorablement sa peau de ce qui le rattache à son existence humaine : « Mon premier tatouage est le nom de ma mère. Je lui ai dit que ce serait le seul et je suis devenu accro (rires). Pendant une période, presque tous les mois j’en avais un nouveau. Quant au visage, je me suis levé un matin et j’ai décidé de le faire, ce fût une décision spontanée. Il me représente en tant que Gémeaux, avec cette bipolarité qui nous caractérise. »

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Jacket: ArchivesArchives
Sweat: Mitchell & Ness
Pants: Icosae
Socks: Biffin
Sneakers: MAISON MARGIELA Retro fit
Durag : Prestige 55
Sunglasses: GENTLE MONSTER (disponible chez Marc Le Bihan)

Le blason de Sainte-Lucie, île d’origine maternelle, l’anniversaire de ses parents (nés le même jour), l’année de création (1855) d’Ottawa, anciennement Bytown, l’inscription « Né libre » sur les doigts… Night Lovell ne se tatoue pas pour se déshumaniser, au contraire. Inconsciemment ou non, ce fardeau créatif pèse sur son apparence, mi-homme, mi-vampire. « Peu importe mon évolution, mon look reflètera toujours la musique que je fais » affirme-t-il, casquette Boredom, marque d’Ottawa, sur la tête et Air Max 90 noires aux pieds, puis poursuit « Je porte des couleurs de plus en plus sombres en ce moment, et sinon ce sera des nuances qui représentent le sang ou le feu, comme l’orange ou le rouge. » L’énergie obscure de Palm Angels ou Comme des Garçons, la noirceur sublimée de Margiela, Rick Owens ou Mc Queen mais aussi l’ostentation de Gucci, Louis Vuitton ou encore des collaborations The North Face x Supreme animent la curiosité de Shermar Paul, en quête d’apaisement et d’esthétisme. Pour autant, Night Lovell sait qu’il n’échappera pas à son destin : être ce prince maudit qui hante nos rêves les plus lointains.

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Nike et Stone Island réinterprètent le golfeur d’aujourd’hui

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NIKE/STONE ISLAND

Posté par Guillaume Macé - 17 July 2019

Nike et Stone Island réinterprètent le golfeur d’aujourd’hui

L’ambition de Nike Golf était de mêler tendance et performance. Pour cela, la marque de l’Oregon a fait appel aux talents de Stone Island pour jouer sur les terrains glissants d’Irlande du Nord.

Pour les besoins de la dernière épreuve majeure de la saison 2019 de golf, Nike a pris la décision de créer deux pièces, une jacket et un crew neck, destinés aux golfeurs. Stone Island a rejoint le projet pour ainsi alléguer son expertise en matière d’innovation de tissu. Deux savoir-faire sportswear mondiaux pour une mini capsule réfléchie pour des sportifs.

Réputée pour ses dunes de sable ondulées et ses vues côtières, la links course irlandaise de cette année va réserver quelques surprises aux joueurs. Les participants se préparent à faire face à des températures fraîches et des pluies diluviennes, même si l’épreuve se déroule en juillet.


Pour se préparer au mieux, Nike Golf et Stone Island ont tenté de mettre tout en oeuvre pour faciliter le swing des golfeurs. C’est naturellement que le choix des pièces s’est porté vers des vêtements d’extérieurs, pour faire face aux changements climatiques inattendus. Les deux modèles proposés offrent un motif qui optimise l’amplitude du mouvement au moment du swing. Des poches utilitaires complètent le reste.

Les matériaux choisis correspondent au dynamisme d’un sportif. L’extérieur est en satin de coton. Le tout est collé sur une enveloppe respirante et résistante aux intempéries. “Les fibres adaptatives augmentent la respirabilité. Elles permettent de garder la chaleur, aidant à maintenir une température optimale tout au long du jeu.


Même si la performance et l’innovation sont au cœur du projet, la qualité n’a pas été lésinée. C’est sans surprise que Stone Island a réalisé un travail de finition hors-pair. Côté couleurs, le pack est distribué en deux couleurs pour la jacket, trois pour le crew neck. Un alliage parfait entre le sport de compétition et le lifestyle.

La collection fera ses débuts durant le tournoi. La jacket et le crew neck seront disponibles dès le 25 juillet.

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Billie Eilish devient la nouvelle égérie MCM A/W19-20

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MCM/BILLIE EILISH

Posté par Guillaume Macé - 17 July 2019

Billie Eilish devient la nouvelle égérie MCM A/W19-20

Le phénomène pop de l’année, Billie Eilish, se voit être la nouvelle muse de la marque lifestyle MCM. Un rôle de composition pour cette pop star engagée.

MCM annonce sa campagne mondiale pour A/W 2019-20 ainsi que son porte drapeau, Billie Eilish. À travers un message clair, “multitudes of personal expression“, le choix de la marque allemande s’est rapidement tourné vers l’étoile montante de la pop mondiale. La jeune femme de 17 ans s’est vue attribuer le statut de porte-parole de la nouvelle génération. C’est grâce à son honnêteté ou encore ses divers engagements, notament pour la cause LGBT.


Les photos promotionnelles, prises par Lea Colombo, capturent une artiste dans plusieurs mood et mouvements au sein d’un seul et même cliché. Mises en valeur par des fonds de couleurs fortes tels que le rouge, le jaune et le bleu, les pièces portées par Billie Eilish corrèlent avec l’esprit créatif et dynamique de la marque. Une réinterprétation signée MCM qui permet à Eilish ou encore Childish Major, rappeur et producteur, de refléter les mentalités de la génération Z.

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TOMORROW #MCMAW19

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La vision de MCM est le portrait de ses consommateurs : excentrique, irrévérencieux, enjoué, jeune, fluide et indifférent à une tribu, à une clique, ou encore à une esthétique.” La campagne A/W 2019-20 de MCM propose des vêtements genderless. “Timide ou confiant, masculin ou féminin, urbain ou emo, classique ou cool, old school ou next gen” : MCM dépasse les frontières de l’unisexe en allant encore plus loin. Le parti pris est la grande liberté d’interprétation des pièces proposées. La modularité des vêtements permet à l’artiste de transformer sa parka en un gilet technique grâce à quelques zips.


Cette belle initiative créative de la part de MCM sera diffusée dans le monde entier. La marque annoncera les dates de sorties courant juillet.