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BUDX Paris : la culture urbaine en long et en large

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Posté par Erwan Helleux - 7 mai 2019

BUDX Paris : la culture urbaine en long et en large

Le point commun entre Hamza, Laylow, Dinos ou encore Kiddy Smile ? Tous ont participé à la première édition du festival BUDX du 24 au 26 avril dernier. Après avoir fait le tour des métropoles mondiales, l’événement a posé ses valises dans la capitale pour trois jours de talks et des shows dédiés à la culture urbaine. Retour sur une première qui a marqué les esprits.

Riche en sorties musicales urbaines le mois d’avril aura été, pour l’heure, le point d’orgue de 2019 lorsqu’on parle de street culture et de son actualité, et ce n’est pas BUDX qui est venu ternir ce tableau. Véritable explorateur des cultures urbaines du monde, BUDX a en effet posé ses valises à Montreuil pour une série de talks et de masterclass inédites. Avec cet événement, BUDX a réussi son pari : mettre en lumière les créatifs de la street culture au sens large (musique, mode, danse,..), qu’ils soient émergents ou célèbres.

Aucun thème n’a été mis de côté. Les panels de discussions ont d’abord réuni des acteurs majeurs de la scène techno et rave de l’hexagone avec des intervenants comme Pedro Winter aka Busy P qui est revenu sur l’histoire du label mythique qu’est Ed Banger. Ou Encore Kiddy Smile, qui animait, lui, un talk sur le voguing. À la fois intimiste et ouvert à tous, les talks ont permis tout au long de l’événement de développer des idées intéressantes quant à l’avenir de la culture urbaine parisienne. Le lieu, décoré et aménagé pour l’occasion offrait également un regard sur des pièces d’art ou de mode, exposés durant trois jours.

Autre pan majeur de la culture urbaine, le hip-hop a également été mis à en avant. Dinos est revenu, le vendredi matin, sur l’élévation inexorable du hip-hop hexagonal. L’occasion pour l’artiste de louer une scène hip-hop au meilleur de sa forme et d’entrevoir le futur de ce qui est aujourd’hui la musique numéro 1 en France.

Le même jour, Fifou et Kim Chapiron, forts de leur dizaine d’années d’expérience dans la photographie et la création de cover d’albums de rap, sont revenus sur la connexion essentielle entre la musique et l’art visuel. De son côté, Laylow est intervenu en compagnie de Clara 3000 sur l’impact des sous cultures dans la mode.

Salif Lasource était également présent, notamment pour un show de danse mémorable, mais avant tout pour raconter son histoire : de la rue à la notoriété, et tout ça grâce à la culture urbaine. Un beau moment partagé avec le public présent, réceptif aux messages et aux réflexions. Autant de personnes qui ont pu profiter de BUDX Paris confortablement assis dans tous un tas de poufs, bière Budweiser à la main.

Mais ce n’est pas tout, après ces séances de talks, des ateliers avaient lieu sur les mêmes thématiques. Après plus de trois heures de réflexions et discussions, l’heure de la célébration est arrivée. Sur les coups de 20h30, le public a pu retrouver chaque soir des shows d’un panel d’artistes aussi varié que prestigieux. Si les scènes du mercredi et du jeudi faisaient la part belle aux DJs avec des sets enflammés de Sama, Kevin Saunderson ou encore Busy P.

C’est bien le vendredi que l’ambiance était la plus folle. Non content d’avoir réuni les acteurs de la scène rap francophone lors des masterclass, BUDX Paris les a aussi fait monter sur scène le temps d’une soirée. Laylow a donné le coup d’envoi d’une séries de shows que tous attendait, suivi par Dinos, puis d’un Hamza en feu avant de laisser Myth Syzer conclure un bal résolument street. Une programmation qui a fait mouche tant, on a pu voir les corps bouger dans l’enceinte de la Marbrerie.

Il faut aussi dire qu’ils étaient nombreux, les afficionados de la street culture made in France à avoir réserver leurs places pour profiter de ce premier BUDX Paris. Une première édition qui sonne comme une réussite prometteuse pour BUDX et son concept, qui espérons-le, reviendra en France très bientôt.

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Mr Porter “The Japan Edit” : 122 pièces au cœur du Japon

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Posté par Erwan Helleux - 6 mai 2019

Mr Porter “The Japan Edit” : 122 pièces au cœur du Japon

Le fameux retailer spécialisé dans la mode masculine présente, aujourd’hui, une collection réalisée avec les 15 designers les plus influents du Japon. Le résultat ? Une collection très complète et rafraichissante sur laquelle on a, c’est vrai, un peu flashé à la rédaction.

Fondé en 2011, Mr Porter est devenu en quelques années l’une des références mode tant par ses choix en termes de marque proposées, que ses propres pièces ou périodiques. Et si l’enseigne dispose déjà de deux marques (Kingsman et Mr. P.), elle tend à proposer des créations inédites avec la fine fleur de la mode mondiale. Si en 2017, Mr Porter rendait hommage à la Californie, puis en 2018, au style Français à travers des collections, déjà très réussies, c’est bien au Japon que rend hommage cette collaboration “Japan Edit”.

Pour rendre compte de l’esthétique du pays du soleil levant, Mr porter est allé à la rencontre de ceux qui font la mode raffinée et casual contemporaine de l’île. Ils sont 15 créateurs à avoir pu créer chacun leur capsule : Ambush, Auralee, Beams Plus, Blackmeans, Blue Blue Japan, Flagstuff, Hender Scheme, Human Made, Kapital, Mizuno, Needles, Neighborhood, Remi Relief, TakahiroMiyashita TheSoloist. et Wacko Maria x Fragment Design.

Chacun a ainsi pu faire parler sa créativité et son savoir-faire pour composer cette collection de 122 pièces. Très varié, ce “Japan Edit” propose autant des perfectos cloutés, que des pièces en jeans à imprimés ou non, des bijoux, de la maroquinerie ou même des sneakers performances à l’allure futuriste de chez Mizuno. Ainsi chacun peut y trouver son bonheur, de l’adepte des pièces casuals, aux finitions et coupes parfaites jusqu’à l’explorateur des styles qui n’hésitera pas à assembler les couleurs et jouer sur les divers motifs.

Face à cette collection, un sentiment prend tout de même le dessus. C’est peut-être parce que les beaux jours ne sont plus très loin, mais cette collaboration XXL sent bon l’été et son vestiaire. Entre la chemise tie & dye reprenant les couleurs du coucher de soleil hawaïen de chez Ambush, les créations en patchwork et jean très colorées imaginées par Kapital, la volonté est claire : l’été sera japonais ou il ne sera pas.

Les visuels illustrant cette nouvelle collaboration de Mr Porter sont imaginés par l’artiste londonien Tishk Barzanji. Ce shooting met en scène quatre tableaux japonais : la vie nocturne de Tokyo, son architecture classique, les bars traditionnels japonais et le salon de thé moderne. Bonne nouvelle, la collection composée de 15 capsules ” The Japan Edit” est d’ores et déjà disponibles sur le shop de Mr Porter. Les marques japonaises ne cessent donc jamais d’impressionner, comme Bape et sa collaboration avec UGG que nous vous avons présenté il y a quelques jours.

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The Next Door, le sanctuaire de la mode à Paris

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Posté par Erwan Helleux - 6 mai 2019

The Next Door, le sanctuaire de la mode à Paris

Partie d’Avignon et débarquée en janvier dans la Capitale, l’enseigne The Next Door s’installe au 10 rue Beaurepaire dans le dixième arrondissement. Nicolas Vars, le fondateur, s’est associé à Antoine Floch et Olivier Migda de l’équipe MAN/WOMAN pour proposer un shop inédit. Avec plus de soixante marques présentées dans un lieu de 800m2 et une sélection premium et pointue, il n’y a aucun doute que l’enseigne s’impose comme un nouveau sanctuaire de la mode.

Nicolas, racontez-nous votre parcours.

En 1999, j’ai ouvert la boutique Circle à Avignon qui est toujours en activité mais que j’ai revendue à mon manager qui a tenu la boutique pendant des années. C’était un shop entièrement dédié à la skate culture dont je suis issu. En 2006, j’ouvre une boutique femme qui s’appelle Circle lady qui est un peu le pendant féminin puis en 2008, j’ouvre e Next Door, toujours à Avignon.

Quelles étaient vos motivations pour ouvrir The Next Door ?

Je me retrouvais un peu moins dans cette esthétique skate plus kids même si je n’ai rien contre surtout que ce genre de silhouette est complètement dans l’air du temps grâce à la culture de Los Angeles mais j’avais envie d’aller vers des marques plus mûres et premium comme A.P.C.

Quelques années plus tard, vous ouvrez aussi Acte II…

Tout à fait et on a créé le site entre temps en 2008. Acte II, nous l’avons ouvert dans un lieu exceptionnel qui est le tout premier théâtre historique d’Avignon avec 12m de hauteur sous plafond. Sa façade est classée et Molière y a joué deux fois. C’est un bâtiment chargé d’émotion. Après avoir fait plusieurs voyages entre Tokyo, Los-Angeles etc, je me suis dit que c’était super de pouvoir proposer cette belle adresse. La segmentation et le choix des marques s’est fait en montant en gamme : MARNI, COMME des GARÇONS, Undercover, Sacai, Junya Watanabe… Une sélection un peu plus créateur même si nous choisissions toujours des produits à l’ADN street. Aujourd’hui le nom Acte II va disparaître, nous regroupons tout sous l’enseigne The Next Door.

Qu’est-ce que ça signifie pour vous d’ouvrir à Paris ?

On va continuer à monter en gamme. The Next Door signifie ouvrir la porte d’à côté pour y découvrir toujours plus. C’est exactement ce qu’il se passe à Paris, nous concrétisons le lien entre le haut de gamme et la street culture. De plus, l’accueil des parisiens a été extraordinaire.

Est-ce que vous proposez des marques que vous n’aviez pas avant ?

Cela va arriver, on clôture les achats en ce moment. Il y a pas mal de surprises à venir. On essaye d’éviter de suivre ce que font les autres magasins, on marche à l’affectif. On ne s’interdit rien.

La clientèle que vous visez aujourd’hui, quelle est-elle ?

Des gens comme nous qui aiment la mode et les beaux produits mais qui n’ont pas envie de se déguiser. On veut de beaux produits identitaires.

Il y a aussi une dimension très lifestyle dans ce nouveau shop…

Je me suis associé avec Antoine et Olivier, les fondateurs du salon Man/Woman qui ont un gros point fort sur l’événement et la communication. On souhaite devenir, en toute humilité, une vitrine internationale. On aimerait que chaque événement ait une thématique, une activation particulière. On discute beaucoup avec les marques pour présenter les sorties de produits exclusifs de manière innovante et évidemment de lier tout ça à des soirées avec des DJ, des buffets etc. On est aussi en pour-parler pour ouvrir un véritable espace café. Le shop deviendrait au quotidien un lieu de rencontre où l’on pourrait boire un jus de fruit, écouter de la musique, lire un magazine…

On parle aussi d’un concept « phygital » dans votre shop. Pouvez-vous nous en dire plus ?

60% de notre business aujourd’hui passe par internet donc en arrivant avec de l’édito, du lookbook, j’espère que l’on pourra évoluer. Sachant que ce shop physique est une sorte de vitrine scénographiée et qu’il ne montre pas la totalité de nos stocks, ces écrans sont aussi un moyen de voir tout de ce que l’on propose. On peut demander à les voir, les essayer, partir avec ou se les faire livrer par coursier etc. Tous les produits seront consultables sur ces écrans tactiles.

Parlez-nous du collectif Bonsoir Paris qui a réalisé le design du shop.

Ce sont de vrais créatifs. Ils ont bossé pour Etudes, Nike, Saint-Laurent. Ce sont des artistes touche-à-tout. Il faut savoir que pour ouvrir ce shop, tout a été signé en septembre donc le projet a entièrement été réalisé en quatre mois. Nous sommes directement tombé sur les bonnes personnes qui ont complètement cerné ce que l’on souhaitait.

Dans l’esthétique du lieu, vous mêlez un esprit à la fois brut, léché et élégant. Comment les différents espaces ont-ils été pensés ?

Il y a 800m2. Deux sous-sols sont consacrés au studio photo, au site internet SAV, au stock. Le -1 est réservé à la partie sneakers street avec des distributions exclusives et aux gammes les plus premium comme NikeLab, Martin Rose, adidas Consortium. On a d’ailleurs une collaboration à venir avec adidas Consortium sur deux silhouettes en juillet. Elle se fera autour du théâtre an hommage à Avignon. Le rez-de-chaussée est consacré à la partie créateurs haut-de-gamme. Le +1 développera une partie accessoires, high-tech et eyewear. Le +2 sera le store-in-store. Mais par la suite, pourquoi pas changer selon les sorties, on ne veut pas cloisonner des espaces non plus.

Vous êtes les seuls en France à avoir présenté MAINS, la marque de Skepta. Comment cela s’est-il passé ?

Nous travaillons avec Alex Sossah qui a un très fort lien avec le monde de la mode et de la musique. Olivier mon associé avait travaillé avec lui pour le magazine WAD. Désormais Alex est sur Londres et a ouvert son agence qui s’appelle Metallicinc. Il va intervenir en tant que curateur culturel et bossera sur le merchandising d’artistes etc..

Quelle est la prochaine étape ?

Que la boutique soit pérenne, que ça plaise. On a plus de retombées que l’on espérait.