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Vladimir Cauchemar, le ghost rider du rap game

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Vladimir Cauchemar, le ghost rider du rap game

Posté par Erwan Helleux - 8 May 2019

Il est le nouveau Ghost Rider de la scène électro et le producteur en ligne de mire de vos rappeurs préférés. Un crâne de squelette affublé de grillz en guise de masque, un sérieux penchant pour les jersey NBA Mitchell & Ness et les belles sneakers : Vladimir Cauchemar, signé sur le label Ed Banger, décontenance. D’abord par son allure, mais aussi par sa musique teintée de second degré.

House conjuguée aux instruments classiques/antiques telle que la flûte, l’entêtant titre Aulos a fait danser la France tout l’été puis le monde entier lorsqu’il dévoile une nouvelle version avec le sulfureux américain 6ix9ine. Le mystérieux personnage agite le rap game. Dans ses pires cauchemars, il croise de temps à autre le plus célèbre clown de Tommy Lee Wallace : Ça. Aujourd’hui, il ambitionne de lui-même « devenir le cauchemar des gens » s’amuse t-il. Son crâne semi horrifique a été inventé par l’artiste tatoueur Esteban Schwartz puis confectionné par le Chef maquilleur et effets spéciaux cinéma Olivier Afonso (Grave, Taken, Frontières). « Mon ami Orelsan m’a présenté Olivier. Il m’a accueilli dans son atelier qui est certainement l’endroit le plus étrange dans lequel je me suis retrouvé. Des bras coupés, des têtes coupées, des bébés morts au sol d’un réalisme complètement fascinant. C’est un lieu qui m’a beaucoup inspiré. »

« C’est marrant car 6ix9ine aussi porte un masque. Son visage en est un ! »

Bien qu’il apprécie une esthétique assez dark comme celle du maître de l’électro Aphex Twin ou encore de Chris Cunningham, Vladimir Cauchemar étend aussi son univers vers la légèreté. En témoigne son nom d’artiste, lancé par ses condisciples Pedro Winter et D.V.N.O lors de leur première écoute du titre Aulos. « Pedro a dit que la flûte lui rappelait Vladimir Cosma et D.V.N.O a rétorqué : Vladimir Cauchemar plutôt! » D’un simple jeu de mots, il décide d’adopter le nom et de rendre hommage au célèbre compositeur français dont la musique a marqué Les aventures de Rabbi Jacob, Le Grand Blond avec une chaussure noire ou encore La Boum.

Jacket & Pants : ANDREA CREWS
Sweat: Tealer
Socks: Stance
Sneakers: adidas Tresc Run

Son clip Aulos qui ne compte pas moins de sept millions de vues sur YouTube est d’ailleurs le parfait exemple pour illustrer l’ironie planant autour de l’artiste. Réalisée par Alice Kunisue, la vidéo kitch à souhait dévoile un flutiste à lunettes, quasi chauve, tomber dans une spirale loufoque et psychédélique. Une absurdité assumée qu’il apprécie et qu’il retrouve justement dans de nombreux films d’épouvante. Quelques mois plus tard, Vladimir Cauchemar frappe de nouveau un grand coup à 24 millions de vues en revisitant son morceau sur lequel viendra poser son flow le rappeur américain 6ix9ine. Naîtra un clip tourné dans la capitale française dans lequel Tekashi arbore fièrement un ensemble du PSG et un collier à l’effigie du clown de SAW tandis que Vlad se pare de son tee Etudes « Vertige » et de sa jacket Nike tie and dye.

« Rester alerte sur les modes, c’est une façon de rester toujours en contact avec les mouvements musicaux. Tout est très lié »

Le rappeur et le producteur s’unissent dans une ride effrénée, saccadée, mêlant drifts en motos, voitures et fumigènes. « C’est marrant car 6ix9ine aussi porte un masque. Son visage en est un ! Sauf qu’il le porte tout le temps. Ce que je retiens de cette collaboration, c’est qu’il est un excellent rappeur car il est le seul à avoir réussi à plier aussi aisément l’instru ! C’est dommage qu’on parle toujours de ses frasques et non pas de son talent. » soutient le producteur. Son expertise musicale, Vladimir Cauchemar l’a construite très tôt. Musicien aguerri (piano, orgue, guitare ou encore batterie), ayant même joué dans des églises, il se dit avoir toujours eu la curiosité de décortiquer chaque courant musical.

Sweat-shirt & Pants: Louis Vuitton
Socks: Stance
Sneakers: adidas Nite Jogger
Bag: Stone Island

Rien d’étonnant donc lorsqu’il soutient que Aulos est la réponse française à la flûte de Mask Off de Future et que ses inspirations vont jusqu’à la musique médiévale du compositeur Guillaume de Machaux (1300-1377). « J’aime aussi beaucoup la musique orientale et asiatique. D’ailleurs les instruments à vent s’accordent très bien avec tout ça, ce sont les premiers instruments à apparaître sur terre et on les retrouve chez toutes les civilisations. Ils sont intemporels et véhiculent une émotion. » explique t-il.

Ses fondations et son esthétique, le beatmaker les trouve dans le rap. Aussi bien celui de Memphis avec Three 6 Ma a et leurs outfits commando que celui de NTM et leurs pièces Com8 ou Bullrot. « C’est la musique qui m’a le plus forgé » confie l’artiste. Façonné et fasciné par la culture hip-hop, c’est tout naturellement qu’il embrasse le culte des sneakers et du streetwear. « Public Enemy avec leurs grosses chaînes bling bling, leurs tracksuits Jordan ou leurs vestes Starter, c’était la folie ! Tout comme l’étaient les rappeurs français en survêt Lacoste et TN. Maintenant, c’est devenu normal mais je reste alerte sur les modes. C’est aussi une façon de rester toujours en contact avec les mouvements musicaux. Tout est très lié.»

Jacket: Asos
Tee-Shirt: The Elder Statesman
(disponible sur matchesfashion.com)
Short: Asos
Socks: Stance
Shoes: Maison Margiela Fusion High Top
Iphone Case: Fendi
(disponible sur matchesfashion.com)

« Études fait partie des marques les plus exigeantes, pointues et innovantes. »

À l’occasion de la Fashion Week masculine AW19-20, il réalise d’ailleurs la musique du défilé de la marque Etudes fondée par ses amis Jérémie Egry et Aurélien Arbet. « Je trouve qu’elle fait partie des marques les plus exigeantes, pointues et innovantes qui fédère de plus en plus de monde. » Il cite également AVNIER en pleine évolution et apporte tout son soutien à « une marque émergente bordelaise qui vaut cent fois le détour : Rave Skateboards » Aujourd’hui, Vladimir Cauchemar vacille entre ces deux univers, que ce soit en bottes militaires Yeezy, adidas Yung 1 ou Nike Air Max 270 Bowfin aux pieds.

À l’instar de Myth Syzer ou d’Ikaz Boi, Vladimir Cauchemar envisage de sortir un projet où français et internationaux auraient leur place tant que cela reste dans ce qu’il aime appeler une « famille musicale ». Cette fameuse famille semble d’ailleurs se dessiner concrètement aux vues des nombreuses collaborations et apparitions de l’artiste dans le grandissant monde du rap. Tandis qu’Orelsan ne perd pas une occasion pour le citer, Lomepal a lui aussi fait appel à ses talents pour son album Jeannine sur les titres Trop beau, Plus de larmes, ou encore 1000 degrés. Sa pâte apparaît sur l’album XXV de Georgio et se dévoilera également sur le tant attendu album de Roméo Elvis, titré Chocolat.

Avec un chemin et une identité qui s’affûtent petit à petit, il y a fort à parier que Vladimir Cauchemar propulse sans peine sa tête de mort vers les hautes sphères.

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adidas retrouve UNDEFEATED pour une nouvelle collaboration running

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Posté par Erwan Helleux - 8 May 2019

adidas retrouve UNDEFEATED pour une nouvelle collaboration running

Si les deux marques n’en sont pas à leur première collaboration autour de la branche running d’adidas, c’est bien un univers toujours plus sportif et technique qui se dévoile aujourd’hui. Les deux marques ont réussi à trouver un compromis entre performance et style, sans renier leurs origines.

Cette nouvelle collection reprend les codes de l’esthétique militaire alliée à des codes techniques, le tout appliqué sur des pièces entièrement pensées pour le running et la performance. Les tons olive chers à la marque californienne habillent donc trois sneakers et les pièces textiles de cette nouvelle collaboration entre les deux marques.

Ainsi on retrouve une climacool à l’empeigne olive, relevée par des lacets orangés high-vis pour une touche de couleur et de technicité. Une volonté toujours plus tech qui s’illustre notamment sur la GSG9 avec un upper en synthétique à zip, contrasté par une bande sur l’avant du pied qui rejoint une sole pensée pour le tout terrain. Et si cette dernière sneakers peut paraître imposante pour du running, adidas a pensé à tout et propose également une adizero RC, toujours aussi élancée, pensée pour la course, mais profitant du même traitement de couleur que les deux autres modèles de cette collaboration.

En plus de ces trois paires de sneakers, UNDEFEATED et adidas proposent aussi des pièces d’apparel accordées, allant du simple sac de sport aux tenues sportives techniques. Avis aux amateurs de course à pied, la collaboration adidas running x UNDEFEATED vous permettra aussi bien de vous fondre dans le décor lors de votre running en forêt, qu’être bien vu lors de vos sessions night run en ville. L’ensemble de la collection sera disponible dès le 11 mai chez différents retailers et évidemment sur adidas.com et le site undefeated.

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BUDX Paris : la culture urbaine en long et en large

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Posté par Erwan Helleux - 7 May 2019

BUDX Paris : la culture urbaine en long et en large

Le point commun entre Hamza, Laylow, Dinos ou encore Kiddy Smile ? Tous ont participé à la première édition du festival BUDX du 24 au 26 avril dernier. Après avoir fait le tour des métropoles mondiales, l’événement a posé ses valises dans la capitale pour trois jours de talks et des shows dédiés à la culture urbaine. Retour sur une première qui a marqué les esprits.

Riche en sorties musicales urbaines le mois d’avril aura été, pour l’heure, le point d’orgue de 2019 lorsqu’on parle de street culture et de son actualité, et ce n’est pas BUDX qui est venu ternir ce tableau. Véritable explorateur des cultures urbaines du monde, BUDX a en effet posé ses valises à Montreuil pour une série de talks et de masterclass inédites. Avec cet événement, BUDX a réussi son pari : mettre en lumière les créatifs de la street culture au sens large (musique, mode, danse,..), qu’ils soient émergents ou célèbres.

Aucun thème n’a été mis de côté. Les panels de discussions ont d’abord réuni des acteurs majeurs de la scène techno et rave de l’hexagone avec des intervenants comme Pedro Winter aka Busy P qui est revenu sur l’histoire du label mythique qu’est Ed Banger. Ou Encore Kiddy Smile, qui animait, lui, un talk sur le voguing. À la fois intimiste et ouvert à tous, les talks ont permis tout au long de l’événement de développer des idées intéressantes quant à l’avenir de la culture urbaine parisienne. Le lieu, décoré et aménagé pour l’occasion offrait également un regard sur des pièces d’art ou de mode, exposés durant trois jours.

Autre pan majeur de la culture urbaine, le hip-hop a également été mis à en avant. Dinos est revenu, le vendredi matin, sur l’élévation inexorable du hip-hop hexagonal. L’occasion pour l’artiste de louer une scène hip-hop au meilleur de sa forme et d’entrevoir le futur de ce qui est aujourd’hui la musique numéro 1 en France.

Le même jour, Fifou et Kim Chapiron, forts de leur dizaine d’années d’expérience dans la photographie et la création de cover d’albums de rap, sont revenus sur la connexion essentielle entre la musique et l’art visuel. De son côté, Laylow est intervenu en compagnie de Clara 3000 sur l’impact des sous cultures dans la mode.

Salif Lasource était également présent, notamment pour un show de danse mémorable, mais avant tout pour raconter son histoire : de la rue à la notoriété, et tout ça grâce à la culture urbaine. Un beau moment partagé avec le public présent, réceptif aux messages et aux réflexions. Autant de personnes qui ont pu profiter de BUDX Paris confortablement assis dans tous un tas de poufs, bière Budweiser à la main.

Mais ce n’est pas tout, après ces séances de talks, des ateliers avaient lieu sur les mêmes thématiques. Après plus de trois heures de réflexions et discussions, l’heure de la célébration est arrivée. Sur les coups de 20h30, le public a pu retrouver chaque soir des shows d’un panel d’artistes aussi varié que prestigieux. Si les scènes du mercredi et du jeudi faisaient la part belle aux DJs avec des sets enflammés de Sama, Kevin Saunderson ou encore Busy P.

C’est bien le vendredi que l’ambiance était la plus folle. Non content d’avoir réuni les acteurs de la scène rap francophone lors des masterclass, BUDX Paris les a aussi fait monter sur scène le temps d’une soirée. Laylow a donné le coup d’envoi d’une séries de shows que tous attendait, suivi par Dinos, puis d’un Hamza en feu avant de laisser Myth Syzer conclure un bal résolument street. Une programmation qui a fait mouche tant, on a pu voir les corps bouger dans l’enceinte de la Marbrerie.

Il faut aussi dire qu’ils étaient nombreux, les afficionados de la street culture made in France à avoir réserver leurs places pour profiter de ce premier BUDX Paris. Une première édition qui sonne comme une réussite prometteuse pour BUDX et son concept, qui espérons-le, reviendra en France très bientôt.